[ciné] "Never Forever" de Gina Kim

Publié le par caphi

Jung-woo Ha et Vera Farmiga (Surreal Films).
Même si on peux préférer partager " Le Coeur des Hommes - 2", le film de Marc Esposito qui, malgré un bon jeux d'acteurs, ne se prive pas d'asséner des lieux communs sur les rapports hommes-femmes, même si on ne boudera pas son plaisir certain avec "Le deuxième souffle", le thriller français d'Alain Corneau qui vous en met plein les mirettes (photo léchée et personnages bien interprétés. Ah ! La Bellucci, qu'est-ce qu'elle nous éblouit !), même si on peux trouver de l'intérêt dans l'écriture cinématographique originale  de Gus Van Sant dans son "Paranoïd Park" quelquefois répétitif et énervant, ne ratez pas surtout "Never Forever" le mélodrame américain de Gina Kim !
 
"Presque comme dans un mélo de Douglas Sirk" [Pierre Murat, Télérama], la réalisatrice d'origine coréenne nous amène dans une histoire d'amour hors-du-commun traitée avec beaucoup de tact et d'intelligence.
 
caphi
 
L'histoire
Sophie semble mener une vie idéale avec Andrew, son mari, originaire de Corée et riche hommes d'affaires. Un problème majeur fait pourtant obstacle à leur bonheur : l'impossibilité d'avoir un enfant. Pour sauver son mariage, Sophie prend seule la décision d'avoir un enfant d'un autre. Dans le but de tomber enceinte, elle se lance alors dans une aventure secrète avec Jihah, un immigré clandestin coréen. Mais, même si on le désire, une relation sexuelle ne peut se limiter aux termes d'un contrat...[Telerama]
 
critiques choisies

"Prix du Jury à Deauville, ce joli film qui tarde à démarrer distille une lente mais incontestable séduction. Grâce, d'abord, à la beauté des trois interprètes, mais aussi à l'habileté de la réalisatrice, une Coréenne professeur de cinéma à Harvard qui, à travers cette histoire d'amour subversive, parle aussi, sans lourdeur (le film est d'ailleurs assez mutique) de fracture sociale et de racisme. La fin, ouverte, est une trouvaille de génie." [ANNIE COPPERMANN, Les Echos] "Mais là où Never Forever atteint son but, c'est dans la façon où s'affirme in fine un ordre social d'acier qui tente de reprendre ses droits. Sans prendre le risque de dévoiler la conclusion du récit, il faut constater qu'à la contradiction sexuelle (homme-femme) et raciale (Américain-Asiatique) viennent s'ajouter les contradictions de classes, déterminant ultime, qui mènent le récit à une conclusion que vient à peine dissiper un épilogue indéchiffrable. De petit dispositif féministe, Never Forever se transforme en cri de révolte politique, en charge antibourgeoise." [Jean-François Rauger, Le Monde] (...) "La caméra à l'épaule, les gros plans audacieux, des acteurs bien sentis pris dans une lumière pure qui évolue au fil des saisons rendent avec justesse la beauté et la complexité des rapports hommes-femmes, de leurs histoires d'amour, mais aussi de celles de l'exil et de l'immigration; l'impact est démultiplié. Peu de mots dans ce condensé de sentiments au féminin, mais plutôt une forte capacité suggestive alliée à une sobriété rare." [Ella Marder, rue89.com] "Gena Kim parvient à dessiner une oeuvre exigeante, trouble et, par éclats, envoûtante." [Guillaume Loison, Chronicart.com]

Never Forever - de Gina Kim - avec Vera Farminga, Ha Jungwoo, David Mc Innis - Corée du sud/Etats-Unis - 1h41 - bande annonce.

Publié dans [cinéma]

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