[coup de coeur] "Into the Wild" de Sean Penn

Publié le par caphi

Into-the-wild-de-Sean-Penn.jpgAfin de "s'émanciper de ce monde d'abstration et de fausses sécurités", un jeune étudiant doué pour "poursuivre" des études brillantes décide pourtant de quitter famille et petite amie et retrouver "la condition la plus ancienne de l'homme". 

De ses aventures les plus rocambolesques et initiatrices, "pris au piège de la nature", il découvrira (un peu tard) que "le bonheur n'est réel que partagé". 

Depuis "More" de Barbet Schroeder (1969), jamais un film n'avait donné autant d'émotions et de réflexion saines sur la liberté et ses contraintes. Le film de la nouvelle génération post-Bush... Magnifique ! 
caphi


Critiques choisies
 "A partir d'un fait divers qui fit brièvement la Une des journaux et inspira à l'écrivain John Krakauer le livre "Into the Wild, Voyage au bout de la solitude", Sean Penn a écrit et réalisé un film lyrique et bouleversant. Ce film d'une beauté à couper le souffle, retrace les semaines où, pour s'approcher du "coeur sauvage de la vie", selon l'expression de James Joyce, Chris McCandless alias Alexander Supertramp, a tourné le dos à la civilisation pour s'enfoncer dans la nature." [AFP] "Into the Wild n'est pas une tragédie mais une ode à cette tradition américaine de la route qui va de Lewis et Clark à Jack Kerouac. Alternant la narration des quatre mois que McCandless a passés en Alaska et des croquis de sa vie sur la route, le réalisateur prend un plaisir extatique à filmer les paysages américains, avec pour acolyte le chef opérateur français Eric Gauthier, qui a fait ses preuves de routard sur le tournage des Carnets de voyage, de Walter Salles." [Le Monde.fr : derrière la caméra, Sean Penn s'enivre de nature] "En fait, Into the wild navigue entre les deux Jack : Kerouac et London. Au premier, la dimension post soixante-huitarde que vient surligner une bande son idoine (de Canned Heat Going up the country à Roger Miller, King of the road) et un discours “social” sur la matière urbaine (les sdf ne sont pas des beatniks) permet à Sean Penn de montrer l’Amérique qu’il refuse, que son héros quitte, sans le moindre regret." [La Marseillaise - LE GOÛT SAUVAGE DE L’AMÉRIQUE] "S’il parle des rapports entre l’homme et la nature, Sean Penn parle surtout des rapports entre l’homme et la famille et à travers elle avec la société. On sait le cinéaste libertaire et hostile à la politique intérieure comme internationale de son pays. Il bénéficie avec son sujet d’une formidable tribune et n’a jamais tant prôné ses idées. Il ne tombe pas de plus dans la tentation de la belle image, comme aurait pu faire un Ang Lee. Ses images, ses plans, en scope analogique, transpirent d’une beauté brute, comme vue par les yeux et non l’esthétisme." [France 2] "La palette de couleurs et le magnifique travail du chef opérateur français Eric Gautier (Coeurs , Gabrielle , Carnets de voyage) achève de relier le film au meilleur cinéma américain des années 1970." [Le Vif/L'Express] "On en a vu des road-movies, mais aucun qui ait cette belle application à l’essentiel, cette intense limpidité. L’impérieuse beauté du film de Sean Penn vient de là." [Lefigaro.fr/madame].

Sean Penn présidera le jury du prochain Festival de Cannes, en mai prochain.

"Into the Wild" de Sean Penn (Etats-Unis, 2H27) avec Emile Hirsch, Marcia Gayharden, William Hurt.

Publié dans [cinéma]

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