[reportage] La Marche Blanche pour INGRID BETANCOURT à Paris

Publié le par caphi


Place de l'Opéra à Paris le dimanche 6 avril 2008 - photo
caphi

Une foule immense. Composée de citoyens de tous horizons calmes et résolus, la Marche Blanche pour Ingrid Betancourt a rassemblé à Paris plus de 30 000 personnes qui, de la place de l'Opéra à l'Assemblée Nationale ont manifesté leur soutien afin que la sénatrice franco-colombienne, emprisonnée depuis 2002 par la guérilla colombienne des FARC et très malade, soit enfin libérée. Des "marches blanches" avaient été organisées ce dimanche d'avril dans plusieurs villes de France.

Parmi les manifestants parisiens qui se sont rassemblés en début d'après-midi sur la place de l'Opéra avant de gagner les abords de l'Assemblée nationale, figuraient de nombreuses personnalités, dont le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner, l'épouse du président de la République Carla Bruni-Sarkozy, Rachida Dati, la ministre de la Justice, Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, le maire de Paris, Bertrand Delanoë et l'un des fils du chef de l'Etat, Jean Sarkozy.

Face à l'Opéra de Paris, avant que la Marche puisse démarrer, le public écouta les différentes personnalités s'exprimer dont la soeur d'Ingrid Bétancourt.


30 000 personnes sont venus pour soutenir les efforts en faveur de la libération d'Ingrid Bétancourt, ce dimanche 6 mars 2008, place de l'Opéra (Paris 2e) - photo caphi

Sur l'une des nombreuses banderoles représentants les portraits des personnes enlevées en Colombie : "Justine, 14 ans disparue en 2005".
 
"Nous allons marcher de manière triomphale pour la libération d'Ingrid" a demandé sa soeur, le fils d'Ingrid accroché à son bras, face à des photographes et cameramen tentant d'approcher les nombreux intervenants dont la Présidente d'Argentine Madame Kirchner.


La Présidente d'Argentine Mme Kirchner (à gauche) présente à la Marche Blanche pour Ingrid Bétancourt en compagnie d'Astrid Bétancourt la soeur de l'otage des FARC, place de l'Opéra (Paris) - photo caphi
 
Durée 01:12
Accompagné de sa femme la journaliste Christine Okrent, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères a assuré que la France "n'arrêterait jamais" ses efforts.

"Ce que vous faites, c'est historique !" a lancé Lorenzo l'autre fils d'Ingrid à l'issue de la Marche devant les grilles de l'Assemblée Nationale.
 
"Quand le peuple de Paris descend dans la rue, il fait trembler le monde. Puisse t-il faire trembler l'Amérique Latine !" a déclaré l'écrivain Marek Halter.

"Il n'y a rien de plus important que la liberté. C'est NOTRE liberté à tous qui est [ici] en jeu" a rappelé
Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité.

 "Ni Putas, ni soumisas : Libertad ! " a proclamé Sihem la Présidente de Ni Putes, ni soumises.

"Le monde a les yeux rivés sur Uribe". a déclaré l'ex-mari d'Ingrid. Le Président de la Colombie refuse en effet encore de démilitariser la zone où est détenue Ingrid et les autres otages de la guérilla afin qu'un cordon humanitaire puissent se faire et de négocier avec les FARC de manière confiante.
 
"Il faut que l'histoire se termine bien" a t-il conclu

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L'ex-mari d'Ingrid interviewé en présence de Carla Bruni-Sarkozy, épouse du Chef de l'Etat Français et de Rama Yade, Sécrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme pendant la MARCHE BLANCHE (filmé par caphi) durée 27 secondes


Carla Bruni-Sarkozi et Rama Yade tentent de se frayer un chemin sur les marches de l'Opéra - photo caphi


Carla Bruni-Sarkozi en compagnie de Fabrice Delloye, l'ex-mari d'Ingrid Bétancourt, sur l'avenue de l'Opéra.- photo caphi

MARCHE BLANCHE pour Ingrid Bétancourt, près de la Pyramide du Louvre,(1er) - photo caphi




Rama Yade, place de l'Opéra - photo caphi



Bertrand Delanoë, le maire de Paris, place de l'Opéra - photo caphi

Pour aller plus loin : VOIR LES VIDEOS sur le Dailymotion d'agirpouringrid


Pourquoi Ingrid Bétencourt n’est toujours pas libérée, des éléments de réponse sur Médiapart qui titre : « Affaire Betancourt : six ans de non-dits, de manipulations et d’échecs. Depuis qu’Ingrid Betancourt a été capturée par les FARC en Colombie en février 2002, la France n’a pas ménagé ses efforts pour la faire libérer explique Médiapart. Quitte à occulter les raisons initiales de ce dévouement et à verser, les années passant, dans une diplomatie que beaucoup jugent aujourd’hui néfaste. Une gestion du dossier trop médiatique, une méconnaissance de la réalité de la démocratie colombienne et un excès de publicité qui ont assuré selon un haut fonctionnaire proche du dossier la survie d’Ingrid mais aussi sa détention à perpétuité (23 avril 2008)

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