[reportage] Des rats et des hommes

Publié le par caphi

"Mr Lecoq ? Quel est votre signe chinois ? Coq, peut-être ?" demandais-je au maire du VIe ardt qui, ce lundi 11 février vers 18 h, place St-Sulpice, au pied de la fontaine des quatre Évêques restaurée et bientôt en fonction, ouvrait les festivités du NOUVEL AN CHINOIS en compagnie de l’association des Compatriotes de Zhejiang en France.

Après s'être enquis auprès d'un membre de la délégation composée de "ministres conseillers" chinois, il me déclara : "Je suis du signe du Cheval".
Bien Mr le Maire...Les festivités peuvent commencer, avec bien entendu la traditionnelle danse du dragon. Les tambours firent trembler un pauvre caniche qui tirait sur sa laisse. "C'est la musique, il a peur ! " m'explique son maître chinois.
Les pétards firent rire aux éclats les quelques enfants présents. Puis le maire annonça : "C'est l'année du rat de terre ! ".
"Vaut mieux ça qu'un raz le bol !'" me sussurre une habitante du VIe habituée des cérémonies "lecoquiennes".

Ensuite, ce beau monde s'engoufra dans la mairie pour le cocktail auquel certains journalistes "personna non grata" ne semblaient pas admis...

Autre temps, autre moeurs...

Je m'en fus donc et, de quelques coups de pédales de Vélib', je me rendis au Musée d'Orsay pour le vernissage de l'expo du photographe Léon Gimbel : "Les audaces d'un photographe" présentée jusqu'au 27 avril au Musée d'Orsay.
De la Belle Epoque, immortalisée par ce grand photographe trop méconnu, est présentée 130 photographies - plaques de projection et autochromes - provenant de la collection du Musée et de la Société Française de Photographie.
Témoin des chaos et changements du siècle passé, de la Grande Guerre aux premières aventures en aéronefs, des glaciers du Mont-Blanc en passant par la visite des têtes couronnées dans la capitale française, ce reporter préférait choisir des points de vues plutôt (bien) élevés.

Ce fut comme un petit préambule avant de me rendre à l'avant-première du dernier film de Cédric Klapisch, "Paris" (sortie le 20 février, lire ma rubrique cinéma) et en présence du maire de Paris et des nombreuses acteurs/trices du film dont la lumineuse Juliette Binoche et le comédien principal Romain Duris.

La projection fut suivie d'un cocktail honorable au Pavillon Gabriel sur le bas des Champs-Elysées où se retrouvèrent les happy fews des soirées parisiennes.
Là, je fis quelques retrouvailles dont un ancien camarade d'école (originaire de Thiers dans le Puy-de-Dôme comme moi), le comédien Zinedine Soualem (toujours excellent dans ses rôles sensibles ou décalés), discuté avec certain(e)s comédien(ne)s et avec le réalisateur ravi de l'accueil fait à son film.
Je revis aussi certains agents artistiques (depuis plus de 20 ans, j'ai "participé(e)" à plusieurs films) mais je préféra m'éclipser très vite pour retrouver... mon chat.
Chacun cherche...

caphi

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