"L'affaire Siné", une passion bien française...

Publié le par caphi

De jour en jour dans les journaux, presque d'heure en heure sur les blogs, « l'affaire Siné » prend de l'ampleur. Les partisans de Siné et ceux de Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo, se répondent à coup de lettres ouvertes, pétitions, diatribes, engageant chacun sinon à se rallier, du moins à se positionner sur le prétendu antisémitisme du caricaturiste de Charlie. Difficile devant l'emballement médiatique d'y voir clair. D'autant que le différend entre Siné, 79 ans, et Philippe Val, 55 ans, s'il explose aujourd'hui, ne date pas d'hier. Cette chronologie tente de résumer les prises de positions des deux camps.

11 juin
Dans un post-scriptum à son article publié dans Télérama et consacré à Denis Robert et à ses nouveaux démêlés avec l'institution financière luxembourgeoise Clearstream, notre consœur Weronika Zarachowicz rappelle qu'« ironie de l’affaire : Clearstream a pour (excellent) avocat Richard Malka, qui défend aussi Charlie Hebdo. La liberté de la presse, ça va un temps… il faut bien vivre. »

25 juin
Dans son éditorial de Charlie Hebdo, Philippe Val prend la défense de son avocat, Richard Malka et résume les années d'enquête de Denis Robert à de la diffamation. Juste avant de diffamer à son tour Weronika Zarachowicz en assimilant son article aux Protocoles des sages de Sion, faux document antisémite notoire, rédigé au XIXe pour accréditer la thèse d'un complot juif mondial.

Blessée, notre consœur adresse un droit de réponse à Philippe Val, qu'il refusera de publier : « Vous établissez un lien entre mon travail et les Protocoles des Sages de Sion, impliquant que je suis donc adepte du grand complot antisémite. C'est abject. Diffamatoire. Et d'autant plus rance de la part de quelqu'un qui donne des leçons de déontologie et affiche sans cesse sa prétention à défendre les grands principes. »

C'est Richard Malka en personne, l'avocat schizophrène, qui lui répond dans une lettre à la rhétorique pour le moins tordue dans laquelle éclate le conflit d'intérêts lié à sa double casquette d'avocat de Charlie et de Clearstream. « Et, au-delà de ma personne, vous rendez vous compte que Clearstream, loin d’être une abstraction fantasmagorique, constitue une société dans laquelle 1.500 personnes travaillent et qui, toutes, ont également été blessées d’être assimilées à des commanditaires de tueurs russes, rôle que vous attribuez aux tribunaux français. Cette comparaison ne vous paraît-elle pas relever quelque peu des excès que vous dénoncez ? »
Dans son blog sur bakchich.info, Sébastien Fontenelle, est l'un des rares à faire cas de la polémique : lire Philippe Val fait sa vilénie mercredique.

2 juillet
Dans sa chronique hebdomadaire de Charlie Hebdo, si judicieusement intitulée « Siné sème sa zone », Siné s'abstient de donner son point de vue (contradictoire) sur « l'édito-lynchage » de son rédacteur en chef et choisit de remplacer sa prose par un bandeau « Autocensure ». Juste en dessous de ce qui sera perçu comme une ultime provocation, Siné ironise sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty :
« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

8 juillet
Le journaliste Claude Askolovitch, commente l'article sur RTL dans l'émission On refait le monde, dont il est l'un des chroniqueurs : « C'est une affaire qui a mon avis va faire beaucoup de bruit. C'est un article antisémite dans un journal qui ne l'est pas qui s'appelle Charlie hebdo. »

17 juillet
La machine médiatique est lancée, comme le résume cet article de Rue89. Val saute sur l'occasion pour engager une procédure de licenciement à l'encontre de son collaborateur qui refuse de s'excuser et dénonce le procès en sorcellerie dont il s'estime victime.

18 juillet
Guy Bedos, ami proche de Denis Robert (tout se tient), se fend d'une lettre ouverte au directeur de la publication de Charlie Hebdo dans laquelle il n'hésite pas à comparer les méthodes de managment de Philippe Val à celle de Nicolas Sarkozy : Philippe Val, Tu es à Charlie Hebdo ce que Sarkozy est à la France. Lettre dans laquelle Bedos estime que le prétendu antisémitisme de Siné n'est qu'un prétexte avancé Val pour se débarraser une fois pour toutes de celui dont il n'a jamais partagé les prises de positions contradictoires sur le conflit israélo-palestinien. Siné s'en prenant presque toutes les semaines à la politique israélienne. Val ayant la facheuse tendance à confondre Palestinien et terroriste.

Un peu plus tard dans la journée, c'est au tour de Gisèle Halimi, qui a participé à la création de Charlie, d'apporter son soutien au dessinateur et de dénoncer le « prétexte » : « Siné n'est pas ce qu'il est convenu d'appeler un ami. Sa misogynie volontairement primaire nous a tenus éloignés l'un de l'autre, malgré quelques causes communes essentielles (anticolonialisme, antiracisme etc.). La direction de Charlie Hebdo vient de le licencier brutalement. Motif allégué : propos antisémites. A la lecture attentive de ses quelques lignes, je suis en mesure d’affirmer – en spécialiste du droit de la presse – qu’il ne s’agit que d’un prétexte ; un procès pour antisémitisme n’aurait guère de chances d’aboutir. »

Sur le Net, une pétition de « soutien inconditionnel » à Siné circule, réunissant les dessinateurs – Willem, Pétillon, Pichon, Philippe Geluck, Desclozeaux –, des écrivains tels Gilles Perrault, François Maspero et Raphaël Confiant, des philosophes comme Michel Onfray et Daniel Bensaïd, les humoristes Guy Bedos et Christophe Alévêque, l'écrivain et cinéaste Fernando Arrabal, le réalisateur Pierre Carles, des enseignants, des journalistes – Denis Robert, Denis Sieffert... –, la comédienne Marina Vlady, le porte-parole de la LCR Alain Krivine, l'entarteur Noël Godin...

22 juillet
Les amis de Philippe Val ne sont pas en reste. La Licra et SOS Racisme soutiennent le directeur de Charlie Hebdo. Ainsi que Bernard-Henri Lévy, qui prend la défense de son ami dans une tribune du Monde : « Bouffer du curé, du rabbin, de l'imam – jamais du « Juif » ou de l'« Arabe ». »
A suivre...

Jérémie Couston

PS : Jérémie Couston et Weronika Zarachowicz et Thierry Leclère ont signé la pétition de soutien à Siné.

source : Le fil idées - Télérama.fr, 22 juillet 2008 à 19h35


revue de presse et de blogs
Siné viré, Charlie Hebdo en deuil, Philippe Val dans la tourmente


Derrière les récents "dérapages", la crise que traverse le journal satirique met en lumière les contradictions de son directeur.

'C'est dur d'être payé par des cons', caricature de Siné par Ga.

par Augustin Scalbert | Rue89 | 17/07/2008 | 10H37

Charlie Hebdo est "en deuil", selon l'expression du dessinateur Charb. Le départ de Siné, dessinateur de presse depuis la IVe République, a sonné le bourdon dans la rédaction. Dans le numéro du 2 juillet, celui que Pierre Desproges avait traité -dans ce qui pouvait passer en 1982 pour une quittance d'indépendance- de "seul gauchiste d'extrême droite en France", a écrit une brève que l'on peut qualifier, au minimum, de très ambiguë:

"Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le parquet (encore lui!) a même demandé sa relaxe! Il faut dire que le plaignant est arabe! Ce n'est pas tout: il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit!"

 

La brève de Siné parue dans Charlie le 2 juillet.

 

A Charlie, personne n'a tiqué avant ou après publication: Siné est connu pour son athéisme ultra-militant, particulièrement à l'encontre des trois religions du Livre. En juin non plus, nul n'avait moufté quand il avait écrit ceci:

"J’avoue que, de plus en plus, les musulmans m’insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j’ai envie de leur botter violemment le cul!"

Michel Polac: "Il n'y a plus de presse libertaire"

C'est le journaliste du Nouvel Observateur Claude Askolovitch qui a le premier qualifié le texte sur Jean Sarkozy d'"antisémite", le 8 juillet sur RTL, en évoquant "un article antisémite dans un journal qui ne l'est pas". "Sous-entendu, pour faire du chemin dans la vie, vaut mieux être juif", commentait Askolovitch.

La direction de Charlie Hebdo demande alors à Siné de s'excuser. Après quelques tractations, il finit par accepter de signer ce texte. Mais renonce quand il apprend qu'il sera publié à côté de celui-ci, où la rédaction réprouve "unanimement" sa chronique. La rédaction de Charlie n'était effectivement pas unanime. Michel Polac, par exemple, se dit "furieux qu'on puisse taxer Siné d'antisémitisme. Et je suis bien placé pour parler d'antisémitisme" (Polac est juif, ndlr):

"Siné a écrit dix fois des choses énormes, c'est un énergumène. Dire qu'il n'a pas sa place à Charlie, c'est dire qu'il n'y a plus de presse libertaire."

Bilan: Siné, 79 ans, prend la porte, comme l'a confirméPhilippe Val à l'AFP. Le directeur de la publication se justifie, dans les colonnes du numéro de ce mercredi, en assumant n'avoir pas lu l'article incriminé, en rappelant que la conversion de Jean Sarkozy au judaïsme est "une fausse rumeur", et en expliquant que "le lien" entre cette conversion et la réussite sociale n'était "ni acceptable ni défendable devant un tribunal".

La famille de Jean Sarkozy n'envisage pas de procès, selon un collaborateur

Le patron de Charlie Hebdo, ainsi que d'autres journalistes contactés par Rue89, redoutent de voir le nom de leur journal accolé au terme "antisémite". Philippe Val l'assure:

"La famille Sarkozy va porter plainte contre nous. Ce n'est pas qu'ils l'envisagent: ils vont le faire."

Val tient cette certitude de Claude Askolovitch. Ce dernier explique pourtant n'avoir pas dit à Val que les Sarkozy "vont" porter plainte, mais "qu'ils envisagent de le faire", selon ce que lui auraient dit "des proches" de la famille régnante.

Mais quand on se rapproche un peu plus de Jean Sarkozy, le son de cloche est légèrement différent: "La famille n'a jamais menacé Charlie Hebdo de procès, et ne l'envisage plus depuis que le journal s'est séparé de Siné. Ni Jean Sarkozy ni sa fiancée n'ont eu de contact avec Charlie Hebdo", martèle un collaborateur du jeune héritier.

En clair, si l'on en croit le principal intéressé, l'argument du procès ne tient pas pour renvoyer Siné. C'est un prétexte, ou un signe que Val a mal interprété les informations qu'il a reçues. Reste le dérapage. Siné, qui explique que sa première épouse et leur fille "sont juives", assume seulement d'avoir dépeint Jean Sarkozy en "opportuniste":

"Il est prêt à tout pour épouser une femme riche, et il se trouve qu'elle est juive."

Val reprend les thèses de son avocat, qui défend aussi Clearstream

Dérapage antisémite ou pas, une telle polémique détonne à propos de Charlie, l'héritier de Hara-Kiri, l'hebdo des caricatures du prophète Mohammed, défendu à l'époque par Nicolas Sarkozy. Le journal, aussi, qui laissait Siné s'autocensurer -juste au-dessus de sa désormais fameuse chronique sur Jean Sarkozy- à propos du journaliste Denis Robert.

La semaine précédente, le 25 juin, Philippe Val a signé l'édito qui a déclenché la crise actuelle. Sous le titre "L'avocat de Clearstream se nourrit aux OGM", Val y publiait une fiction humoristique tournant en dérision les enquêtes de Denis Robert sur la chambre de compensation luxembourgeoise. Le journaliste, qui venait de renoncer à se défendre publiquement dans cette affaire(ce que ne mentionnait pas Val), y était dépeint comme paranoïaque. Avec des arguments -Robert "a perdu ses procès"; les erreurs de son enquête en font une enquête erronée- très proches de ceux de Clearstream, dont l'avocat, Me Richard Malka, est aussi celui de Charlie Hebdo. Arguments partiaux, comme le démontre sur Agoravoxle Grolandais Francis Kuntz.

L'édito se concluait sur une attaque de la journaliste de Télérama Weronika Zarachowicz, coupable d'avoir écrit un articleoù elle rendait hommage au travail de Robert, sans préciser qu'elle avait cosigné avec lui un entretien avec Noam Chomsky, que Val fustigeait aussi, en passant. Il associait l'article de Zarachowicz, qui se terminait par un rappel des deux clientèles de Me Malka, aux Protocoles des Sages de Sion, un faux document antisémite du XIXe siècle utilisé depuis par l'extrême droite. Philippe Val se justifie:

"Je voulais juste dire que c'est la même mécanique, quand les gens croient ce qui est faux car ils ont envie de le croire."

Une journaliste de Télérama a "blessé" les salariés de Clearstream

La journaliste de Télérama n'a pas du tout apprécié:

"Ce grand défenseur de la liberté d'expression ne supporte pas qu'on questionne le fait que l'avocat de Charlie soit aussi celui de Clearstream, et ça le conduit à des associations nauséabondes."

Elle lui a envoyé un droit de réponse. Val a refusé de le publier, car il était "imbécile et pas du tout dans les clous de la loi". Le journaliste, qui précise dans le même édito que les deux jobs de l'avocat n'entachent pas l'indépendance du journal, a laissé Me Malka répondre à Zarachowicz. On voit dans sa lettre que la frontière n'est pas si hermétique:

"Au-delà de ma personne, vous rendez-vous compte que Clearstream, loin d'être une abstraction fantasmagorique, constitue une société dans laquelle 1500 personnes travaillent et qui, toutes, ont également été blessées d'être assimilées à des commanditaires de tueurs russes, rôle que vous attribuez aux tribunaux français."

L'éditorial de Val a suscité une fronde en interne, avec menace de démission de plusieurs journalistes, finalement non suivie d'effet. Siné était en pointe de la contestation.

Aujourd'hui, certains journalistes sont amers, comme Michel Polac:

"Ce journal est mal parti en ce moment. Il y a un problème Philippe Val, en tous cas avec l'affaire Clearstream et l'affaire Siné."

D'autres ne font "pas de commentaire." Le rédacteur en chef adjoint Charb admet que l'attaque contre Denis Robert était "disproportionnée":

"Mais ce qui me sidère, c'est toutes les haines que Val concentre contre lui."

Addendum le 17/07/2008 à 15h10:dans un communiqué envoyé jeudi par son avocat à l'AFP, Siné annonce sa décision "de déférer au tribunal correctionnel de Paris du chef de diffamation le journaliste Claude Askolovitch et tous ceux qui, en le traitant injustement d''antisémite' et d''ordure', ont provoqué son licenciement par Charlie Hebdo et ruiné l’engagement de toute une vie en faveur de la tolérance, de la liberté d’expression et de l’égalité entre les usagers de la planète Terre".

Rectifié le 17/07/2008 à 17h19après un appel du collaborateur de Jean Sarkozy, qui précise n'être pas son "porte-parole" comme nous l'avions écrit, et ajoute, vérification faite, que la famille a bel et bien envisagé de porter plainte contre Charlie Hebdo, avant de renoncer après le départ de Siné. Il confirme donc ce qu'expliquait Philippe Val dans Libération ce jeudi matin.

Addendum le 17/7 à 15h10:Dans les commentaires et par mail, les dessinateurs se lâchent contre la décision de Philippe Val. Petit florilège.

 

D'autres ont ressorti de vieilles couvertures de Charlie Hebdo première version, dont la parution s'est arrêté en 1981. Autre temps, autres moeurs... autre sens de l'humour.

source : Rue89


Quant à la crainte des procès politiques là encore ils devaient se poser moins de questions...

   

 
source : Rue89

Bedos: "Val est à Charlie ce que Sarkozy est à la France"

Par Guy Bedos | Humoriste | 18/07/2008 | 13H04

L'humoriste Guy Bedos, qui soutient de longue date le journaliste Denis Robert dans la bataille de prétoires l'opposant à Clearstream, a fait parvenir à Rue89 cette lettre ouverte à Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo, dans laquelle il réagit au renvoi du dessinateur Siné.

"Philippe Val,

Tu es à Charlie Hebdo ce que Sarkozy est à la France.

A la différence près que lui a été élu; toi, dans des conditions qui m’échappent et dont je me tape, tu as fait un coup d’Etat. Me revient une phrase que j’avais écrite à propos de certains politiques, de droite ou de gauche, et qui, au regard de ton attitude, te concerne aujourd’hui: "Ce n’est pas en crachant dans les miroirs qu’on guérit de l’eczéma. Ça les démange et ils se grattent sur la peau des autres."

 
A lire aussi

Après t’être acharné -c’était une urgence!- sur Denis Robert, dont manifestement tu ne connais ni les livres ni les films, voilà que tu t’en prends à Bob Siné, que, brutalement, tu vires pour antisémitisme. Il y a longtemps que les lecteurs attentifs de "Charlie" savent ce qui vous oppose à propos du conflit israélo-palestinien. Prétexte, donc.

Antisémite, Siné? As-tu lu David Grossman et Amos Oz, écrivains israéliens qui, sans relâche, luttent, en Israël, contre l’actuel pouvoir israélien? Antisémites eux aussi?

Moi, qui ai dit sur la scène de l’Olympia "je ne confondrai jamais Ariel Sharon et Bibi Netanyahu avec Anne Franck et Primo Levi", suis-je pour autant un néonazi qui s’ignore?

Je pourrais te mépriser, je te plains."

source : Rue89



Par Bigseb
15H03    18/07/2008

Charlie est mort, heureusement pour nous le Canard bouge encore...

Par Spirou

15H06    18/07/2008

Val est passé du côté des néo-cons après le 11/09. Son torchon a relayé allégrement les thèses de Bush et des extremmistes de la MB. Il est en croisade, avec Caroline Fourest et les autres prétendus journaleux. Et dans cette croisade, il y a les bons et les méchants. Les bons sont les gentils occidentaux et Israël, qui incarnent la démocratie, la liberté et balblabla. Les méchants, c'est les autres, c'est à dire ceux qui ne pensent pas comme VAL et Fourest et qui refusent de hurler avec les loups quand il s'agit du phénomène religieux ou du conflit israélo-palestinien.

Tout le monde a remarqué son penchant pro-Bush et pro-israélien. Cela transpire dans son journal et dans ses interventions TV. Lui et Fourest sont entrés en croisade et quiconque s'aventurerait à les contredire sera châtié. Bedos à raison, VAL n'appréciait pas les dessins qui dénonçaient l'attitude d'Israël.

Voilà comment in musèle la presse et comment on aboutit épurer les médias de tous ceux qui parlent en mal d'Israël : accusation d'antisémitisme.

C'est arrivé au journaliste de RFI et à bien d'autres.

Par boeuf mode

15H23    18/07/2008

Il était un petit canard qui avait bien bien rigolé au milieu d'une presse terne et frileuse. Inventif, irrévérencieux, iconoclaste, le journal bête et méchant regorgeait de talent. Fondé en 1960 par le professeur Choron et François Cavanna, on pouvait y lire avec délectation de bien belle signatures tes que Topor, Reiser, Delfeil de Ton, Cabu, Gébé ou encore Wolinski. Des couvertures aussi impertinentes qu'hilarantes bravaient la censure avec brio. Sous de Gaulle, des interdictions de parution frappaient régulièrement le mensuel mais à chaque fois, le baveux bavard renaissait de ses cendres encore tièdes et continuait son œuvre salvatrice. Il s'appelait Harakiri.

Suite à la mort du grand Charles, une manchette jugée déplacée engendrait une nouvelle interdiction et obligeait le désormais hebdomadaire à changer de nom pour continuer à exister. Ainsi naissait Charlie Hebdo. Il allait nous faire rire jusqu'en 81. Suite à des problèmes financiers et à son refus de bénéficier de revenus publicitaires, le journal s'arrêtait. En 92, Pas mal d'anciennes signatures historiques plus un certain Philippe Val reprenaient le journal. En 2004, après le décès de Gébé, Val, déjà rédacteur en chef, devenait en outre directeur de la publication. Doté des pleins pouvoirs, il allait sensiblement transformé Charlie Hebdo. L'attitude autoritaire et les prises de position de l'ancien gauchiste devenu réactionnaire provoquaient démissions et licenciements au sein de la rédaction. Friand de plateaux télé et de stations de radios, il inondait désormais nos ondes de sa pensée un brin néo-libérale et un tantinet islamophobe.

Le vieux Siné, anar patenté et anticlérical notoire, faisait figure de dinosaure au sein de la nouvelle équipe. De nombreux conflits l'opposaient déjà à l'ambitieux Philou. Sa dernière saillie allait provoquer sa perte. Le 2 juillet, il écrivait : “Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! ” On peut trouver ça déplacé, pas drôle, acide… Mais est-ce qu'au sein d'un journal satirique, la rédaction d'un tel paragraphe doit aboutir au licenciement de son auteur pour antisémitisme ?

Le mois dernier, le même Siné avait lancé dans la même tribune: ” j’avoue que, de plus en plus, les musulmans m’insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j’ai envie de leur botter violemment le cul ! J’ai toujours détesté les grenouilles de bénitier catholiques vêtues de noir, je ne vois donc pas pourquoi je supporterai mieux ces patates à la silhouette affligeante et véritables épouvantails contre la séduction !” On peut trouver ça déplacé, pas drôle, acide… Mais personne à l'époque, surtout pas Val n'avait trouvé à redire. Pourtant, dans le même esprit, les propos du dessinateur auraient pu être aisément qualifiés d'anti-islamiques. Y'avait-t-il deux poids deux mesures chez Val ? Qu'était donc devenu l'apôtre de la liberté d'expression de l'affaire des caricatures de Mahomet ? Les religions n'étaient-elles pas toutes traitées à la même enseigne sous le crâne dégarni du fossoyeur de Charlie ? Etait-ce la crainte du procès envisagé par la famille de Jean Sarkozy qui avait provoqué cette décision ubuesque ? En mémoire du formidable brûlot qu'avait été ce fleuron de la presse libertaire, on avait juste envie de dire : Val, de grâce, quittez vite ce journal, vous lui ôtez son âme…
http://ruminances.unblog.fr/

Par Ours breton

15H59    18/07/2008

j'ajoute mon " Merci Monsieur Bedos" à celui des autres
je voudrais dire à : Cavanna,Oncle Bernard,Luz,Polac,Catherine,Riss,Charb et tous les autres muets de Charlie Hebdo .... Quelle déception !!!!!!
Mais qu'avez vous fait de ce Journal ?
Ce n'est plus un journal pour ..... des lecteurs C'est devenu LE Journal de Philippe VAL et si les lecteurs ne s'y retrouvent plus , qu'importe !!!!!!

Il y avait en France 2 journaux qui vivaient sans Pub : Charlie et Le Canard
il n'y en a plus qu'un : Le Canard....
Ce sont les "annonceurs" (Darty,Sarkozy..) qui font maintenant la loi comme dans un Figaro,France-soir,le Nouvel Obs ou Libération.......

Message personnel à Siné : Restez le même on a besoin de gens comme vous et il faut être "inculte" pour vous taxer d'antisémitisme

Par Ga

16H04    18/07/2008
16H22    18/07/2008

Au-delà de l'idéologie et de tout anti-anti-(...)antisémitisme, ça m'a surtout l'air d'une bonne vieille querelle de personnes et d'égos...

Bedos répond, le grolandais Kuntz commente l'affaire sur Agoravox, on publiera bientôt les mots sur le frigo?

J'aimerais que le licenciement de la caissière de chez Leclerc suscite autant de solidarités...

Siné a bien raison dans cette affaire mais j'ai vu sa (magnifique) maison dans "L'avocat de la terreur", alors je ne m'inquiète pas trop...

Par Yaumegui_from_Paris

16H30    18/07/2008

Pour que la caissière licenciée abusivement puisse un jour espérée être défendue correctement, il s'agirait déjà que les "hautes sphères" se comportent correctement entre eux. Sinon, une caissière sous-payée qui vole un peu de viande pour en donner à ses gosses se fera toujours virer pour faute grave sans vergogne.
Puis, je ne crois pas que les gens s'inquiètent de la perte de revenus de Siné, mais de la manipulation de Val pour faire une voix discordante.
Enfin, la défense de la liberté d'expression c'est souvent une bagarre entre égos.

Par newf

19H31    18/07/2008

Peut-être serait-il temps de se calmer là non? A lire les posts on a basculé dans le grand n'importe quoi: on compare Val à Sarko, Siné serait subitement devenu un penseur incontournable, bientôt vous allez dire que Charlie devient un journal de droite! Faudrait peut-être pas pousser mémé. La vérité est que tout çà n'est qu'une affaire d'égo entre 2 journalistes et que Siné, qui d'habitude conchie les médias est en train de s'en servir pour régler ses comptes. On pense ce qu'on veut de Val mais il a au moins le mérite de tenir son journal et çà doit pas être simple tous les jours de manager une équipe d'anars par définition ingérables. Quant à Bedos, il fait comme d'habitude, il mélange tout et notamment l'antisémitisme et l'antisionisme et il est persuadé être un grand penseur parce qu'il a la faculté de gueuler plus fort que tout le monde. La vérité est qu'il est une boursouflure autosuffisante qui s'érige en donneur de leçons alors qu'il est le symbole même de la gauche caviar. Justement lui est plutôt nouvel obs que Charlie. Et comme il a un sens de la répartie hors du commun, je pense qu'il m'infligerait un de ses célèbres "je t'emmerde" qui a le mérite d'élever le débat.

Par Toby E

19H22    18/07/2008

Cette affaire nous apprend entre autres :
- que Cavanna et Cabu sont bien morts, contrairement à une légende tenace. En effet, tous ceux qui les ont connus savent qu'ils se seraient immédiatement et publiquement solidarisés avec Siné;
- que, quand on lui demande poliment, Askolowitch est en mesure de dire à Val où il doit faire;
- que Val fait où on lui dit de faire.

Par Yaumegui_from_Paris

20H06    18/07/2008

Polac est intervenu en disant que Cavanna quand il parlait de Charlie Hebdo avait des tremolos dans la voix.

source : Rue89 

De quoi Siné est-il le nom ?
par Bernard-Henri Lévy (philosophe) dans l'édition du Monde du 22.07.08.
 
Marie
21.07.08 | 18h45
"on ne rit plus aujourd'hui, ni tout à fait des mêmes choses, ni tout à fait de la même manière, qu'au temps des années 1930 ou 1950". Mr BHL, mais on ne rit plus aujourd'hui! L'affaire des caricatures de Mahomet a été un bol d'air tout comme les lignes de Sine. En culpabilisant le lecteur qui a ri, vous insinuez qu'il ne sait pas excercer son esprit de discernement entre ces lignes satiriques et un phamphlet haineux contre le juif. Pour un philosophe, c'est une grave erreur d'appréciation!"
 
JRG
21.07.08 | 14h40
(...) Siné n'est pas soupçonnable d'antisémitisme. Il y a effectivement une "affaire Val": son obéissance au pouvoir et à ses princes est devenue totale. Sa marque de fabrique est devenue apologie du libéralisme. C'est fort ennuyeux pour un hebdo qui se prétend satirique et qui devrait être un contre-pouvoir. Heureusement, il nous reste le Canard.
 
Olivier AF.
21.07.08 | 17h18
J'ai de la peine de constater que la culture et l'intelligence de M. Lévy se mettent au service de la paranoia plus que du labeur contre l'antisémitisme et toutes les intolérances. Il avoue ne pas beaucoup s'intéresser "à la misère au coin de la rue". C'est pourtant là que naissent l'antisémitisme et ses cousins mafieux. Ce n'est pas un tort d'aller en Bosnie ou en Afghanistan. A force, ça ne devient que du tourisme.
 
CJ
21.07.08 | 18h38
Comme ce type qui insultait Siné dans le Point (il me semble?), une telle distorsion de ce qui est écrit mériterait une poursuite en diffamation. Cette habitude récurrente de hurler à l'antisémitisme pour n'imorte quoi est par ailleurs suspecte et totalement contre productive. Pour quoi M. Lévy ? Pour qu'on s'interdise toute pensée critique? Par politique du pire ?
 
PierreG68
21.07.08 | 17h25
Ce n'est pas sérieux. BHL n'a pas lu le texte de Siné et invente des histoires de tchador à dormir debout. Dommage que le dernier responsable intelligent, lucide et rationnel du judaïsme ici soit un vieux Monsieur de 88 ans, Théo Klein. Quant à Sarkozy père ou fils ça devient plus qu'énervant de traiter leurs critiques d'anti-sarkozystes primaires. Il y a de quoi les critiquer non ? Ces gens sont en train de liquider l'Etat, de servir leurs copains, de liquider le Droit et on devrait se taire ?
 
Philippe L.
21.07.08 | 18h16
Désolé, mais l'analyse de texte est fausse vu qu'elle ne s'appuie pas sur sa lecture. Un peu de rigueur intellectuelle eût été la bien venue. Il est compréhensible que d'aucun s'inquiète dans ce monde-ci de la montée des intolérances, du retour des fanatismes. En Europe, en France même, la crise aidant, on peut à juste titre s'inquiéter de la "bouc-émissarisation" croissante qui préfigure le retour de la Bête. Oui, 100 fois oui. Mais pas sous les traits de Siné : BHL, vous êtes ridicule.
 
hrundi
21.07.08 | 16h07
De qui Val est-il le con ? De BHL ou de Siné ? En tout cas cette "affaire" montre à nouveau l'impérieuse nécessité pour la gauche de se libérer du carcan de l'imposture permanente qu'incarnent (un peu à la façon d'un ongle) BHL et Val depuis tant d'années. Et ils bouvardent et ils pécuchent, en mauvais journalistes, en mauvais philosophes, en mauvais écrivains ; mais en bons rentiers.

Bertrand C.
21.07.08 | 18h19
BHL nous sert des mots, des mots, des mots ... Une diarrhée de mots pour une affaire mal interprétée et à peine étudiée par quelqu'un dont la profession est justement de douter pour mieux étudier ! BHL n'est qu'un éternel étudiant de philo qui n'aurait jamais su devenir indépendant dans sa pensée ... Bref, du BHL pour une affaire si minable et si petitement intéressante. Si l'on sait quoi faire de l'antisémitisme, que peut-on faire de BHL ? ... Le jeter en pature à Siné, pardi !
 
Christian L.
21.07.08 | 18h32
BHL et d’appliquer à sa propre pensée le principe de distinction entre les critiques sur les hommes et celles sur les dogmes et celui sur le respect des mots.
 
fabien s.
21.07.08 | 18h40
A regarder par les temps qui court, ça détendra l'atmosphère : http://www.dailymotion.com/video/xpyct_desproges-on-me-dit-que-des-juifs . Quel comique aujourd'hui pourrait tenir ces propos ?


La chronique de Siné non publiée
dans Charlie Hebdo cette semaine

NOUVELOBS.COM | 23.07.2008 | 12:45
Siné, dont la chronique hebdomadaire n'a pas été publiée, mercredi 23 juillet, par Charlie Hebdo avec lequel il est en conflit après un texte accusé d'antisémitisme, a fait parvenir à nouvelobs.com le texte non paru. Le dessinateur, qui affirme n'avoir pas été formellement licencié de Charlie après l'affaire concernant sa chronique sur une supposée conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, a tenu à envoyer son texte "comme chaque semaine" à l'hebdomadaire. Il affirme que Philippe Val lui a demandé sa démission mais qu'il a refusé et compte donc poursuivre sa collaboration au journal.
Nous publions ci-dessous la version retranscrite de la chronique,
pour accéder à la chronique dans sa version originale, cliquez ici.

"
Je ne partirai que par la force des baïonnettes !

"Il a préféré s’exclure de nos colonnes et je le regrette." C’est dans ces termes que Philippe Val terminait son éditorial dans le dernier Charlie. Mes avocats sont formels : cela ne signifie aucunement que je sois viré. Il laisse seulement croire que j’ai démissionné, ce qui est absolument faux. Je continuerai donc, jusqu’à la réception d’une lettre officielle de licenciement à envoyer régulièrement ma rubrique ! Je vais, aujourd’hui, vous dire mon intime conviction : Philippe Val ayant tous les pouvoirs à Charlie et régnant en maître absolu sans jamais tenir aucun compte de l’avis de ses collaborateurs, m’en voulait à mort d ‘être le seul résistant depuis la mort de Gébé et d’écrire, dans ce qu’il appelait, avec un certain culot, "SON" journal, des propos souvent diamétralement opposés aux siens. Il caressait, depuis longtemps, l’envie de m’évincer mais craignait de violentes réactions. (A juste titre, car on assiste, depuis une semaine, à un véritable tsunami de protestations indignées). Il n’osait m’attaquer de front, mais m’asticotait souvent, me demandant lui-même ou par sectateurs interposés, de changer un mot ou de corriger une phrase qui le choquait. L’excuse invoquée, à tous les coups, était la crainte d’un procès. Certains de mes propos pouvaient, d’après lui, être mal interprétés et passer pour homophobes, antiféministes mais, le plus souvent, antisémites. Je luttais pied à pied mais abandonnais toujours et finissais par trouver une formule moins percutante mais qui le satisfaisait. (Je ricane doucement quand il prétend ne pas avoir lu mon texte car, quand il ne les épluchait pas lui-même, il envoyait au charbon Gérard Biard, Oncle Bernard ou carrément Richard Malka, son avocat (qui est aussi celui de Clearstream !) Ma dernière "zone" où je prenais la défense de Denis Robert l’a mis dans tous ses états. Fou de rage, il a confié le soin à l’un de ses copains, n’osant le faire lui-même, un dénommé Askolovitch du Nouvel Obs, de me régler mon compte. Je vous fais grâce des épisodes sordides et la plupart du temps, douloureux, au cours desquels Charb, que j’appelais jusque là affectueusement mon "neveu", s’est conduit d’une façon invraisemblable qui défie toutes les lois de l’amitié ! Je ne l’ai pas encore digéré, j’en ai gros sur la patate ! Au final, je poursuis en correctionnelle l’imprudent journaliste qui s’est permis de me traiter d’"antisémite" sur les ondes de RTL à une heure de grande écoute et de répéter les propos de son pote Val me qualifiant, en plus d’antisémite, d’« ordure » ! Ils vont apprendre qu’on ne diffame pas impunément ! Quant à mon supposé antisémitisme, je n’ai jamais été antisémite, je ne suis pas antisémite, je ne serai jamais antisémite. Je condamne radicalement ceux qui le sont mais je n’ai guère d’estime non plus pour tous ceux, juifs ou non, qui jettent inconsidérément ce mot abject à la gueules de leurs adversaires pour les déconsidérer sachant que cette accusation est l’insulte suprême depuis la Shoah. Cela devient proprement insupportable ! En ce qui me concerne, j’éprouve autant d’antipathie pour tous ceux qui, encore une fois, juifs ou non, qui défendent le régime israélien que pour ceux qui défendaient l’apartheid en Afrique du Sud. Depuis 60 ans, j’ai toujours lutté contre toute forme de racisme et si j’avais eu l’âge de cacher des Juifs pendant l’Occupation, je l’aurais fait sans hésiter, comme je l’ai fait pour les Algériens pendant la guerre d’Algérie. Je suis du côté de tous les opprimés ! Si Val me cherche des poux dans la tête, peut-être est-ce pour remercier le président de la République de lui avoir manifesté son soutien au cours du procès des caricatures de Mahomet ? Je sais qu’il me prépare un coup fourré… Il est en train de trier fébrilement tout le courrier ne gardant, pour les publier, que les lettres hostiles beaucoup moins nombreuses. Le pire est qu’il va publier aussi des lettres d’antisémites notoires, genre Dieudonné et consorts, me félicitant… D’avance je dénonce cette entourloupe qui ne convaincra, je l’espère, que les convaincus. Les autres ne seront pas dupes de ce stratagème déloyal. Je suis très déçu de l’attitude de la plupart des collaborateurs du journal qui n’ont pas su saisir la balle au bond quand leur « patron » a menacé de démissionner s’ils ne me désavouaient pas tous, tant pis mais LA LUTTE CONTINUE !"


Pour que survive le mauvais esprit
LIRE l'excellent article de Luc Le Vaillant dans Libération du mardi 29 juillet 2008]

Siné lance un nouvel hebdomadaire qu’il annonce pour le 10 septembre, sur un site web mercredi matin. 16 pages en couleurs pour 2 euros, précise la version papier du Monde (article non signé), pour ce Siné Hebdo qui aura une “rédaction composée de journalistes de presse écrite et de radio, de chroniqueurs (justice, police, social, gastronomie, livres…), de dessinateurs, d’humoristes et d’experts (droit, sciences, médias…).” Tandis que Le Monde.fr (article non signé) parle de 50 collaborateurs “mais aucun de ses anciens collaborateurs” (cela veut-il dire qu’aucun transfuge de Charlie Hebdo ne le suit dans cette aventure ?). Rendez-vous devant votre kiosque dans un peu plus de 10 jours pour voir s’il y a des agents double qui achètent les deux. (source : Le Phare)

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