[chronique] On a lâché le babouin à France-Inter

Publié le par caphi

Ce mercredi 3 mai au matin, mon ami Brian Baker était l'un des invités de Stéphane Bern à son émission "Le fou du roi" sur la radio publique France-Inter à l'occasion de la parution toute récente de son livre dont je vous ferai une critique prochainement : "Joséphine Baker, le regard d'un fils" [Patrick Robin éditeur].

L'émission avait bien commencé avec le premier invité, Jacques Chancel, le boulimique homme de radio et de télévision qui a traversé les péripéties de deux siècles "odieux" visuels qui présentait son livre "Le prince et le festin des fous" [XO éditeur] un roman d'aventure qui nous entraîne dans le royaume de Rama.

L'écoute des "radioscopies" accompagnait mes devoirs de jeune adolescent auvergnat. Aujourd'hui je suis devenu... une dame parisienne et j'ai eu l'occasion d'avoir un échange avec lui à l'issue d'un émission d'une bonne tenue où il expliquait que "le monde dans lequel on vit ne lui convient pas".

L'animateur de la mythique émission de qualité (comme on n'en fait plus) "Le grand échiquier" a évoqué aussi sa rencontre avec cette "femme d'une épopée" qu'était l'artiste philanthrope Joséphine Baker. Entre autre celle au cours d'une "récréation", à Saïgon sous les feux de la guerre lorqu'elle visita les camps et les hopitaux, "changeant 5 fois de robes dans la journée". Cette attitude pouvait paraître frivole mais c'était pas respect pour les soldats qu'elle rencontrait.

Avant que l'animateur passe la parole à notre ami Brian, Chancel fustigea les nouvelles émissions trop formatées qui, à cause du système de promotion, ne permettent "plus assez de passage à des personnes de talent".

Du talent, Brian en a lui, assurément ! D'abord, il a pu s'exprimer avec clarté et raconter quelques anecdotes écrite avec verve dans son livre "plein de sincérité" comme l'a souligné Joëlle Goron, l'une des collaboratrices de Stéphane Bern.

Il a ému le studio 106 plein à craquer d'auditeurs de province en narrant sa rencontre, dans les années 60, avec Fidel Castro : "Avec mes frères, sur les genoux [du commandante], on n'arrêtait pas de lui tirer sur sa barbe pour vérifier si elle était vraie..."

Brian raconta aussi une anecdote aux Châteaux des Milandes où les enfants de la "tribu arc-en-ciel" était l'objet d'attraction de la part de la presse. Alors, devant ce cirque médiatique qui amenait un public très nombreux attiré par la notoriété de l'artiste, les facéties des enfants innocents jouaient comme des animaux en cage à qui on donnait des bonbons à travers les grilles de la propriété. D'où le titre d'un chapitre du livre de Brian Baker : "lâcher de babouins en Périgord".

"Vous racontez votre histoire avec énormément d'humour et de tendresse" a déclaré Stéphane Bern. Et pour répondre à une question sur le devenir de la tribu, Brian donna des nouvelles de ses frères et soeurs qui n'ont pas embrassé la carrière artistique comme le souhaitait "maman Joséphine" : "Mais vous, vous écrivez. Vous avez donc mal tourné..." lui dit ironiquement l'animateur.

Parmi les livres sortis à l'occasion du centenaire de Joséphine Baker, celui-ci "nous touche de près" a conclu Stéphane Bern.

Après avoir lu quelques pages du livre, on peut dire que notre cher Brian n'a en effet pas fait de ronds dans l'eau...

caphi

Bibliographie
> "Joséphine Baker, le regard d'un fils" par Brian Baker [Patrick Robin éditeur].
> "Le prince et le festin des fous" par Jacques Chancel [XO éditeur]

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