[la chronique de caphi] Des tuyaux et des contenus

Publié le par caphi

Cette semaine fut riche en contacts et en émotions. De tous genres.
 
D'abord, lundi 9 février - et jour de "pleine lune" -, le théâtre Marigny recevait les invités de la 3eme Nuit des Médias, un raout très happy-few organisé par l'Association des Médias et du 7ème Art.
 
En guise d'entrée, un débat sur "les Nouveaux Médias et les Nouvelles Créations" réunissant entre autres Pascal Rogard (D.G. de la S.A.C.D. - Société des Auteurs Compositeurs d'Art Dramatique), Hervé Chabalier, le directeur et fondateur de l'agence Capa ou Xavier Couture d'Orange.
 
Dans cette "nouvelle ère de production" où "tuyaux et écritures nouvelles produiront [une avancée d'Internet]" (Rodolphe Delmer, DG Canal +), "il faut pas seulement des créateurs mais des visionnaires !" a clamé Vincent Solignac, scénariste et comédien, co-Président de l'Union de la Guilde des Scénaristes alors que Martin Rogard, le jeune Directeur France de Dailymotion vantait aussi les mérites d'Internet, "espace de diversité" et Hervé Chabalier d'assurer que "le marché a changé de camp".
 
"Tout le monde savait que ça allait cogner"  a conclu Frédéric Lefebvre, le porte parole de l'UMP (photo ci-contre)  venu "vendre" ici sa nouvelle loi sur l'audiovisuel votée cette semaine à l'Assemblée Nationale ; il a tenté de convaincre ses auditeurs en précisant que "la [vrai] question, c'est le contenu".
 
Du "contenu", il y en a eu au cocktail "saveurs de France" qui suivit.
Dans les allées du théâtre nouvellement géré par Pierre Lescure, l'ancien patron de Canal +, je croisa Patrick Poivre d'Arvor à la mine renfrognée d'un pénitent inconsolable, non loin de la sexy Lio toute heureuse d'être de la party réunissant de nombreux "créateurs" et "communicants" venus ici autant pour s'échanger leurs cartes que goûter aux délices du buffet.
 
La soirée s'est terminée par les belles vocalises de Mickaël (le crooner se produit au "metteur-en-scène", un cabaret "transgenre" de Nantes !).
Avant de s'enfuir en Vélib' dans la nuit, caphi , pour brûler les calories ingurgitées, en a profité pour faire quelques pas de danse sollicitée par Nathalie, une jeune fille au béret très de "Che" nous (photo ci-contre).
 
Outre une pièce de théâtre joyeusement déjantée - "Les A-normaux" de Jacky Katu - en présentation à La Maison des Métallos (11e), des films et des expositions remarquables dont je ferais la critique bientôt sur mon blog les Paris de caphi, je fis de belles rencontres dont une, je l'espère, changera peut-être ma vie. Vous en saurez plus peut-être un jour prochain.
 
Pour clore la semaine des sorties mondaines, ce jeudi 12 au soir, après la projection du téléfilm "Le monsieur de la publicité" (bientôt sur le petit écran) sur l'itinéraire de Marcel Bleustein-Blanchet, le fondateur du groupe Publicis, je retrouva à nouveau des "communicants" ou autres "médiateurs" au cocktail du bar du Publicis Drugstore.
 
Après avoir tendue l'oreille à l'interview qu'il donna à NRJ TV, je pus m'entrenir avec le successeur du grand "Lion Marcel", le quinquagénaire fringuant Maurice Levy qui déclara qu'il "faut casser les codes", je lui fis part de mon approbation et, très brièvement, de mon expérience avec des "gens de la publicité" "discriminateurs". "Il faudrait aussi parmi ceux qui font des campagnes des personnes qui sortent autant de SUP de Com' que des étudiants venant des Hautes Etudes en Sciences Sociales" lui suggéra-je.
 
Je ne sais pas si je serais écoutée par le "saint des saints" de la pub (il vient de décrocher le contrat honorable du groupe Carrefour) mais les maux furent dits.
 
Lui rappelant notre rencontre à France Inter il y a 2 ans, Jacques Chancel, sourire en coin, m'a demandé ma carte tandis que le journaliste et éditorialiste Yvan Levaï (abonné déjà depuis un certain temps à ma Webdromadaire) tout ouï par mon témoignage de journaliste et surtout "transsexuelle" ("ce n'est pas mon métier !"), me suggéra d'initier de prochaines "Assises du transsexualisme". Pourquoi pas.
 
Avant de reprendre un verre d'eau, je croise une dame d'un certain âge qui m'interpelle tout de go sur mon "problème d'identité sexuelle" et me lance : "Dommage !". "Brigitte" semble connaître bien du monde : "Je sais ici qui est le pervers, le pédophile...". Très vite, elle me demande de la tutoyer. Après l'avoir convaincue de ma démarche sincère, je lui remis ma carte de visite qu'elle me réclama, je m'éclipsa dans la nuit froide et humide des Champs-Elysées.
 
Même si ces rencontres enrichissantes restent encore superficielles, je ne doute pas qu'il y aura encore un long chemin à faire pour que toutes les différences soient représentées équitablement dans les médias... qu'ils soient "tuyaux" ou encore très "contenus".
 
 

Publié dans [reportages]

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