Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 23:59



Centre du Sommeil, Hôpital de la Pitié-Salpétrière (Paris 13), mars 2009 - photo caphi
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"Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies." Molière, Extrait de Le malade imaginaire

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sommaire

[le point]
sur la GRIPPE "A" (au 17 décembre 2009)

[comprendre] Qu'est-ce que le virus de la grippe porcine ? - L'ABC de la grippe

[recherche] Le changement climatique accroît l'émergence de maladies animales



[le pointsur la GRIPPE A (au 17 décembre 2009)

VERBATIM

"Nous ne voulons pas que les gens cèdent à la panique de manière excessive", a expliqué Keiji Fukuda (O.M.S.), arguant que "passer en phase six (signifiait) que la propagation (du virus) continue... mais ne signifie pas que la gravité de la maladie a augmenté"
(11.06.2009)


[actu] Une protéine naturelle pourrait constituer un rempart contre le H1N1

WASHINGTON (AFP) - 17.12.2009 17:22 - Une souche de protéines naturelles chez l'homme s'est révélée efficace pour repousser la grippe H1N1 et d'autres virus, ouvrant la voie à des traitements plus efficaces contre ces maladies, ont annoncé jeudi des chercheurs américains.

voir_le_zoom : Le virus de la grippe H1N1

Le virus de la grippe H1N1

Les chercheurs du Howard Hughes Medical Institute (HHMI) ont découvert, en étudiant des cellules humaines, que les protéines en question jouaient un rôle antiviral puissant en bloquant la reproduction des virus.

Leurs travaux, publiés jeudi dans l'édition en ligne du journal Cell, "pourraient conduire à mettre au point des traitements antiviraux plus efficaces, dont des traitements prophylactiques qui pourraient ralentir la transmission de la grippe", selon les auteurs de l'étude.

Selon eux, augmenter dans l'organisme la production de ces protéines peut permettre de totalement bloquer la reproduction du virus.

Alors qu'ils s'intéressaient au H1N1, les scientifiques ont également eu la surprise de découvrir que les protéines bloquaient aussi d'autres virus comme la dengue ou le virus du Nil occidental.

"Cette étude illustre l'interaction importante entre la réponse immunitaire innée des cellules et la reproduction des virus", a expliqué Robert Lamb, un virologue à l'Université Northwestern de l'Illinois (nord), qui n'a pas pris part à l'étude.

Selon les chercheurs, d'autres travaux sont toutefois nécessaires pour voir si ces protéines peuvent servir de base à des thérapies antivirales à l'avenir et s'assurer qu'augmenter leur production n'est pas néfaste à long terme.

Selon les dernières estimations des autorités sanitaires fédérales, la grippe H1N1 a fait environ 10.000 morts, dont 1.100 enfants, et contaminé près de 50 millions de personnes aux Etats-Unis depuis son apparition.

[polémique] Un vaccin "expérimental" aux
graves effets secondaires ?
En juillet 2009, dans le quotidien conservateur anglais The Times (au Royaume-Uni* 100.000 nouveaux malades de la grippe A en une semaine avaient déjà été décelés), le spécialiste des vaccins Richard Halvorsen redoute que le vaccin contre le virus de la grippe porcine n'ait pas suffisamment été testé : "Pour tester l'efficacité d'un vaccin, il doit être administré à dix mille personnes et ses effets doivent être suivis afin que l'on puisse découvrir les effets secondaires inhabituels mais à prendre au sérieux. Cela n'est apparemment pas le cas pour le vaccin contre la grippe porcine que l'on veut faire passer avec une rapidité inédite. Les petits tests de sécurité sont probablement faits sur des individus sains, et non sur ceux qui ont des problèmes de santé, c'est-à-dire ceux qui ont le plus besoin de ce vaccin mais qui sont probablement les plus sensibles aux effets secondaires. C'est un pari risqué que d'administrer à une grande partie de la population britannique un vaccin 'expérimental' contre la grippe porcine. Il pourrait sauver des vies mais aussi provoquer de graves effets secondaires et des cas mortels. La menace actuelle causée par le virus ne justifie pas ce pari." (22.07.2009) » article intégral (lien externe, anglais) - source : www.eurotopics.net/fr

* Le Royaume-Uni est l'un des pays au monde les plus touchés par la grippe porcine.

Vaccination H1N1 : méfiance des infirmières

vendeur_journaux.jpg Alors que nous sommes à l'aube d'une vaccination obligatoire voici  un  lien  qui n'est autre que celui du site du Syndicat National du Personnel Infirmier. (source : Mediapart, 18 Septembre 2009)

A lire attentivement,  car les médias n'en  feront pas état, afin de ne pas nuire aux lobbies des laboratoires

www.syndicat-infirmier.com/Vaccination-H1N1-mefiance-des.html



Grippe H1N1: des vaccins sous haute surveillance

PARIS - Les vaccins contre la grippe H1N1, qui vont arriver progressivement sur le marché, seront des produits nouveaux pouvant provoquer des effets secondaires inattendus qui devront faire l'objet d'une surveillance, selon les autorités de santé. (AFP, 4 septembre 2009)

Elles estiment toutefois que les avantages d'une vaccination l'emportent sur les risques éventuels.

On ne peut "connaître exactement leurs effets secondaires", note le réseau d'experts Infovac, créé à destination des pédiatres.

Infovac remarque que des vaccins similaires développés contre la grippe aviaire, "avec les mêmes adjuvants", provoquent "plus souvent des relations inflammatoires aiguës que les vaccins traditionnels contre la grippe saisonnière".

Pour ce réseau, "il n'est pas encore possible d'exclure un risque rare (1 à 10 par million) d'effets indésirables inhabituels ou graves".

Si toute la population de France métropolitaine se faisait vacciner, comme le souhaite le ministère de la santé, cela signifierait 60 à 600 cas d'effets indésirables lourds.

Pour Margaret Chan, directrice générale de l'OMS, les essais cliniques en cours devraient donner des indications sur les effets secondaires possibles de ces vaccins. Mais "du fait du nombre limité de personnes testées, des effets secondaires extrêmement rares n'apparaissent pas toujours dans les essais, dit-elle.

Elle rappelle à cet égard que le syndrome de Guillain-Barré, maladie neurologique qui peut être grave, "survient à la fréquence d'un cas pour un million de personnes vaccinées". "Nous risquons donc d'en voir", dit-elle.

L'OMS a recommandé une surveillance sanitaire après inoculation du vaccin.

Un syndicat infirmier français dit craindre "un vaccin développé trop rapidement", avec un adjuvant "susceptible de déclencher des maladies auto-immunes". "Le remède risque d'être pire que le mal", affirme le syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI). Il réclame que les patients signent un document de consentement comme pour les médicaments expérimentaux.

Plus de la moitié du personnel de santé de Hong Kong, selon une étude, se dit très réticent à se faire vacciner. De même des infirmières britanniques, dont 30% auraient refusé le vaccin, selon un sondage publié par une revue professionnelle.

Certains médecins rappellent le précédent américain de 1976, où par crainte d'une épidémie de grippe porcine, une vaccination de masse avait été lancée puis arrêtée après la survenue de syndromes de Guillain-Barré. Pour Vincent Enouf, responsable adjoint du Centre national de la grippe à l'Institut Pasteur, rien n'a permis d'établir, en 1976, que les cas de Guillain-Barré étaient "liés à la vaccination".

La biologiste Michèle Rivasi estime aussi que les "risques" de la vaccination semblent "avoir été ignorés" alors que "l'expérimentation a été très limitée". Elle pointe particulièrement les adjuvants grâce auxquels on booste l'immunité.

Le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations, estime le risque de maladies auto-immunes provoqué par ces adjuvants "théorique et nullement démontré", mais juge "légitime" de le prendre en compte.

Pour le Dr Enouf, il serait effectivement "plus pertinent d'utiliser des vaccins sans adjuvants" pour les femmes enceintes notamment.

"Le contrôle de la qualité pour la production des vaccins antigrippaux s'est substantiellement amélioré depuis les années 1970", dit l'OMS, qui rappelle cependant sur son site qu'"une surveillance étroite" suite à l'administration du vaccin seront "indispensables".

L'agence française du médicament (Afssaps) a ainsi prévu de mettre en ligne sur son site une fiche de déclaration des éventuels effets secondaires.
L'Organisation internationale de la santé animale (OIE) a rappelé jeudi qu'un éventuel rôle des porcs dans l'infection "n'a pas été démontré", tout en renouvelant ses recommandations face à la pandémie de grippe A/H1N1.

Questions sur les effets indésirables du vaccin contre la grippe A

source : Sante AZ , 14/11/2009
 - Questions sur les effets indésirables du vaccin contre la grippe A
Le ministère de la Santé a annoncé, le 12 novembre, la survenue d’un cas de syndrome Guillain-Barré, observé chez une jeune femme vaccinée contre la grippe H1N1.

Il s’agit d’une « forme modérée et uniquement sensitive » rassure le ministère. Son origine est encore inconnue, et aucune relation de causalité avec le vaccin n’a été établie.

Le syndrome de Guillain-Barré touche chaque année en France environ 1 700 personnes. Il se déclenche généralement à la suite d’un épisode infectieux, bactérien ou viral dont la grippe. Dans des cas exceptionnels (1 cas sur 1 million), il peut faire suite à une vaccination.

Le syndrome de Guillain-Barré est dû à un trouble du système immunitaire qui atteint les nerfs périphériques. Il provoque des troubles neurologiques, dont souvent une paralysie progressive qui débute par les membres inférieurs, puis remonte vers le haut du corps.

Il existe des formes plus ou moins sévères de ce syndrome. Les symptômes sont généralement réversibles, avec très souvent une récupération complète. Cependant, un faible pourcentage de personnes atteintes du syndrome de Guillain-Barré décèdent. La vigilance reste donc de rigueur !

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin s’est engagée à la transparence en ce qui concerne les effets secondaires de ces vaccins.

Source : Ministère de la Santé, Afssaps.

A lire aussi le dossier :
Grippe A : se faire vacciner ou pas ?

Nouvelle grippe et grippe saisonnière : différences et similitudes

Le nouveau virus grippal A(H1N1) tel qu'on le connaît aujourd'hui présente des similitudes avec la classique grippe saisonnière (symptômes...), mais a aussi ses spécificités, comme sa grande vitesse de propagation. (AFP, 18.09.2009)

Deux vaccins anti-grippaux vont donc cohabiter cette année, le vaccin pandémique et le vaccin saisonnier. Ce dernier sera disponible en pharmacie dès le 25 septembre. Le nouveau virus grippal A(H1N1) tel qu'on le connaît aujourd'hui présente des similitudes avec la classique grippe saisonnière (symptômes...), mais a aussi ses spécificités, comme sa grande vitesse de propagation.

Q : Pourquoi parle-t-on de nouvelle grippe ?

R : Chaque année il y a une épidémie et les virus grippaux évoluent constamment (d'où un vaccin dont la composition est adaptée tous les ans), cependant beaucoup de gens possèdent une certaine immunité.

Mais la souche 2009 du virus A(H1N1) à l'origine de la pandémie actuelle, est nouvelle. La plupart des gens n'ont par conséquent aucune immunité à son encontre.

Q : Le nouveau virus va-t-il supplanter les virus saisonniers ?

R : Il est déjà majoritaire parmi les virus grippaux qui circulent, en France, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS). Le virus pandémique qui s'installe évince ses concurrents. Mais les autorités sanitaires restent prudentes et invitent à continuer à se faire vacciner contre les virus saisonniers.

"Le seul virus qui est en train de se tailler la part du lion, c'est le H1N1/2009", souligne le professeur Antoine Flahault, Directeur de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP).

Q : La nouvelle grippe est-elle plus grave ?

R : Chaque épidémie de grippe provoque hospitalisations et décès, principalement chez les personnes âgées, celles souffrant de maladies chroniques (bronchite chronique, asthme, insuffisances pulmonaires et cardiaques, diabète...) ou les jeunes enfants.

"Le poids de la grippe saisonnière en terme de mortalité est d'environ un patient infecté pour mille, parce que l'on ne compte pas chaque décès", souligne le professeur Bruno Lina. On comptera par exemple 2.000 décès pour une grippe frappant 2 millions de personnes.

La mortalité de la nouvelle grippe semble proche de celle de la grippe saisonnière, mais comme les experts prévoient qu'une proportion très importante de la population sera touchée - le chiffre de 20 millions de personnes a été avancé pour la France - le bilan total de morts pourrait être plus élevé.

Q : Qui sont les plus menacés ?

R : La grippe est d'abord une maladie du sujet jeune et de l'enfant.

Pour le H1N1/2009 "a priori les sujets avec des facteurs de risque sont les plus susceptibles de faire des formes sévères" selon les épidémiologistes. Les femmes enceintes sont également considérées à risque.

Les personnes âgées relativement épargnées par la nouvelle grippe, risquent d'avoir si elles tombent malades "le même risque de complications qu'avec les autres virus", selon des épidémiologistes

La nouveauté c'est que le nouveau virus cause "plus souvent des formes sévères chez le sujet jeune en bonne santé que ne le font les virus saisonniers". Pour beaucoup il s'agit de pneumonies virales, tel le syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA), liées au virus lui-même.

Le virus pandémique pénètre plus profondément dans les poumons que les virus saisonniers.

La mortalité due au SDRA, sorte d'auto-noyade, "rarissime" lors de la grippe saisonnière (un décès par million de malades), serait cent fois plus fréquente dans le cas de la grippe pandémique A/H1N1, selon le Pr Flahault.

Mais rassure-t-il, 90% à 99% des malades "n'ont presque rien".

Q - Le vaccin contre la grippe saisonnière protège-t-il contre le nouveau virus H1N1 ?

R- Non, selon les experts. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la fabrication d'un vaccin spécifique a été lancée. Le vaccin saisonnier protège certes contre trois virus, dont un A(H1N1) mais pas contre le virus pandémique.

Deux vaccins anti-grippaux vont donc cohabiter cette année, le vaccin pandémique et le vaccin saisonnier. Ce dernier sera disponible en pharmacie dès le 25 septembre.

Grippe A/H1N1: toujours aucune preuve d'un rôle des porcs dans l'infection

PARIS (AFP) - 16.07.2009 - "Le virus pandémique H1N1/2009 continue de se répandre parmi les hommes dans le monde, causant actuellement des symptômes légers dans la majorité des cas. Cependant, il n'y a aucune preuve, pour le moment, que des animaux jouent un rôle" dans sa propagation, déclare l'OIE dans un communiqué.

L'OIE précise qu'elle est en train d'élargir à tous les virus grippaux affectant les animaux l'activité de ses laboratoires de référence jusque là spécialisés dans la détection de la grippe aviaire.

Elle continue de recommander aux services vétérinaires de "surveiller les populations animales à la recherche de signes cliniques d'une maladie respiratoire", et de rapporter les cas de maladie constatés "s'il y en a".

Il n'y a pas de raison d'imposer des restrictions à l'importation de porcs, ajoute l'OIE, qui souligne que "tuer des porcs ne contribuera pas à se protéger" de risques sanitaires que présente le virus A/H1N1.

Si malgré tout, des pays décident de tuer des cochons, l'OIE leur enjoint de le faire en respectant les règles qu'elle a fixées pour préserver le bien-être animal.

"Le porc et les produits porcins, manipulés en respectant les bonnes pratiques d'hygiène recommandées par l'OMS, la FAO (agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture) et l'OIE, ne sont pas une source d'infection", rappelle l'OIE.



Rappel d'infos

Extraits dépèche AFP / GENÈVE , 11.06.2009 : L'OMS prépare activement le terrain au passage à l'alerte maximum de son échelle qui annoncera la première pandémie de grippe atypique du siècle.
Après avoir expliqué que le monde se rapprochait de la pandémie, le Dr Keiji Fukuda a reconnu que "nous en (étions) vraiment très, très près".
L
'organisation attendait pour cela des preuves que le virus A(H1N1), apparu fin mars au Mexique puis aux Etats-Unis, se propagait bien localement dans une région autre que le continent américain, critère géographique retenu par l'OMS pour déclencher la phase 6.
Cette question de la sévérité du virus a donné bien du fil à retordre à l'organisation. Son système d'alerte pandémique, pensé sur les grippes les plus meurtrières du siècle dernier et dans la perspective d'une large transmission d'un virus tel que celui de la grippe aviaire (d'une mortalité de 60% environ), s'est ainsi avéré inadapté pour un virus certes d'un genre nouveau mais encore peu virulent. Si le virus mute et venait à se combiner avec une souche plus virulente comme le craint l'OMS, l'organisation pourrait être amenée à réévaluer sa position.

Grippe A : «le virus va se transformer»

Le virus A(H1N1) continue de gagner du terrain: tous les continents sont désormais affectés par la grippe porcine qui a contaminé des milliers de personnes, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) voit le monde plus proche que jamais d'une pandémie. Entretien avec Alain Fisch, président de l'Institut des Etudes Epidémiologiques et Prophylactiques (IDEEP).

source : Libération.fr / Yahoo! Actualités, 5 juin 2009

Grippe A : «le virus va se transformer» 

En quoi consiste le niveau 6 d'alerte de l'OMS ?

Ce niveau d'alerte maximal signifie qu'il existe un foyer de transmission, non lié à des voyageurs contaminés, dans une région du globe différente du continent américain où sont apparus les premiers cas. C'est aujourd'hui le cas au Japon, mais aussi en Grande-Bretagne, en Espagne ou même en France. Des mesures de protection contre la pandémie ont été prises au Japon, notamment la fermeture de certaines entreprises. Malheureusement les Japonais ont d'autres lieux de rassemblement, comme au Karaoké, qui ont pu participer à la diffusion du virus.

La virulence du virus va-t-elle évoluer dans les mois à venir?

Oui, et c'est lié au contexte climatique. L'hémisphère nord est en ce moment dans la période chaude de l'année, qui n'est pas propice aux épidémies respiratoires. Les fenêtres sont ouvertes, beaucoup d'activités se font en plein air etc., des conditions qui ne sont pas favorables à la circulation du virus. En hiver, les activités sont confinées: les rassemblements se font dans des contextes clos, cela favorise la transmission. C'est donc cet hiver que la pandémie devrait être importante dans l'hémisphère nord. De plus, en raison de l'hétérogénéité des populations touchées, le virus va se transformer, et les formes les plus virulentes vont prendre le dessus.

Quel est le processus de contamination?

Dans le cas de toutes les grippes, on parle de contamination duale: elle peut être directe, par un contact entre deux personnes, ou indirecte via un objet-lien comme une rampe d’escalier ou un bouton d’ascenseur. La grippe A suit le circuit classique des grippes qu’on connaît tous les ans: elles se développent en hiver et se diffusent par le voyage dans les autres parties du globe. Les périodes sont donc différentes entre les hémisphères nord et sud.

Un représentant de l’institut Pasteur préconise aujourd’hui de vacciner tout le monde. Qu’en pensez-vous?

Il faut déjà avoir le vaccin. Puis la vaccination devrait probablement devenir systématique. Il faudra alors déterminer si oui ou non la vaccination sera obligatoire, ou uniquement fortement conseillée. Car il existe notamment des anti-vaccinaux, dont des médecins, qui refusent l’utilisation des vaccins en raison de leurs effets secondaires. Plus important encore, on n’a pas l’expérience récente de la gestion d’une pandémie virale aiguë.

Quel est le processus de contamination?

Dans le cas de toutes les grippes, on parle de contamination duale: elle peut être directe, par un contact entre deux personnes, ou indirecte via un objet-lien comme une rampe... lire la suite de l'article sur Libération.fr

> La grippe A/H1N1 va se propager dans l'hémisphère sud, selon les CDC

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    Qu'est-ce que le virus de la grippe porcine ?  Il s'agit d'une maladie respiratoire des élevages de porcs, un virus grippal de type A. La particularité d'un virus de ce type est qu'il évolue sans cesse et qu'il peut être sujet à "des changements radicaux des protéines antigéniques du virus, avec le remplacement d’une protéine par une autre, donnant naissance à un nouveau virus, totalement différent de celui qui circulait jusque-là", peut-on lire sur le site Internet de l'Institut Pasteur.  (source  : LEMONDE.FR avec AFP, 27.04.09)

    Virus de la grippe A (sur Wikipédia)

    L'ABC de la grippe

    Voici un glossaire des principaux termes employés pour parler des grippes, y compris de l'actuelle pandémie de grippe d'origine porcine A(H1N1).

    ANTIVIRAUX : Médicaments anti-virus. Tamiflu (laboratoire Roche, molécule active : oseltamivir) et Relenza (Glaxo, zanamivir) sont des inhibiteurs de la neuraminidase (protéine) des virus grippaux. Pris précocement, ils diminuent la durée et l?intensité des symptômes. La France dispose d'un stock de 33 millions de traitements antiviraux.
    CONTAGIOSITE : Aptitude d?un virus à être transmis d?homme à homme.

    GRIPPE SAISONNIERE : Grippe courante, survenant essentiellement durant l'hiver de chacun des hémisphères. Les épidémies saisonnières sont dues à des sous-types de la grippe qui ont déjà circulé dans la population.

    GRIPPE PORCINE : à l'origine de l'actuelle pandémie, il s?agit d?une grippe causée par un nouveau virus A(H1N1) qui n?avait jamais circulé auparavant chez l?homme. Il s'agit d'un virus hybride résultant d'un réassortiment de virus porcin, aviaire et humain.

    GRIPPE AVIAIRE : est provoquée par des virus grippaux A (H5, H7, H9) d'origine aviaire touchant les oiseaux domestiques ou sauvages. La souche H5N1 a tué plus de 250 personnes depuis 2003, principalement en Asie du sud-est, le plus souvent en contact étroit avec des volailles.

    GROUPE A : responsable des pandémies. La grippe humaine est due à trois groupes de virus : A, B, C. Les virus A et B sont à l?origine des épidémies saisonnières mais seul le virus A est responsable de pandémies. Le virus C occasionne des cas sporadiques.

    H et N : deux protéines (antigènes) de la surface de l'enveloppe virale définissant les différents types de virus, l'hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). Par exemple
    H1N1 ou H5N1.

    MASQUES : Il existe de puissants masques de protection respiratoire (type FFP2) pour les soignants et autres professionnels exposés. D'autres types de masques, dits anti-projections ou chirurgicaux, portés par les malades, visent à protéger leur entourage. La France a acquis un milliard de masques anti-projections et 723 millions de masques de protection.

    MUTATION : Les virus grippaux se caractérisent par leurs fréquentes mutations. Cette évolution génétique se fait :
    - soit par glissement lors des épidémies saisonnières,
    - soit par cassure, dans le seul cas des virus de type A. Un virus grippal d?une espèce (oiseau par exemple) peut échanger du matériel génétique avec des virus d?une autre espèce : c?est ce qu?on appelle le "réassortiment". Un nouveau virus hybride est produit: on parle alors de "cassure" ou de "saut" antigénique.

    PANDEMIE : Epidémie globale due à l?émergence d'un nouveau sous-type du virus grippal A entraînant un grand nombre de cas graves.

    Trois grandes pandémies de grippe ont été recensées au siècle dernier : grippe espagnole (virus H1N1) de 1918/19, grippe asiatique (H2N2) en 1957, grippe de Hong Kong (H3N2) en 1968.

    VACCIN : Le vaccin prépare le système immunitaire à défendre l'organisme contre une infection virale. Les vaccins antigrippaux contiennent généralement une forme affaiblie d'un virus circulant.

    Le vaccin anti-grippal annuel, contre la grippe saisonnière, est habituellement un cocktail contre deux souches virales du groupe A et une du groupe B, adapté chaque année en fonction des recommandations de l'OMS pour tenir compte des souches virales en circulation.

    Le vaccin contre la grippe saisonnière ne protège pas contre le nouveau virus H1N1. D'où la nécessité de fabriquer un nouveau vaccin qui devrait être disponible cet hiver dans l'hémisphère nord. La France a commandé 94 millions de doses de ce vaccin.

    VIRULENCE : La virulence d'une souche grippale se traduit par le taux de mortalité parmi les personnes malades, ou taux de létalité. Très contagieux, le virus actuel semble peu virulent.


    De l'influence du climat sur les maladies animales (et humaines)
    [recherche] Le changement climatique accroît l'émergence de maladies animales

    Un troupeau de moutons lors d'une manifestation place du Capitole à Toulouse, en octobre 2008
    Un troupeau de moutons lors d'une manifestation place du Capitole à Toulouse, en octobre 2008


    Le changement climatique provoque l'émergence de nouvelles maladies chez les animaux, dont certaines sont transmissibles à l'homme
    , selon une étude publiée à l'occasion de l'assemblée générale, cette semaine à Paris, de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

    Si le passage de maladies animales à l'homme est documenté depuis des siècles, le réchauffement climatique imputé à l'homme, mais aussi pour partie aux émissions de méthane des ruminants, contribue de manière croissante à l'émergence de maladies inconnues
    .

    Le changement climatique permet aussi à des épizooties déjà connues de s'étendre géographiquement
    , comme la maladie de la langue bleue des ovins, qui frappe désormais l'Europe du Nord.

    Les autres maladies vectorielles les plus fréquemment citées comme étant liées au réchauffement par 126 des 174 Etats membres de l'OIE qui ont contribué à cette étude sont la fièvre de la vallée du Rift, le virus du Nil occidental et la peste équine.

    Elevage, maladies émergentes et écosystèmes sont étroitement imbriqués
    , a souligné Peter Black, l'auteur de l'étude, devant les délégués.

    "Dans les pays qui tentent d'éradiquer une maladie ré-émergente comme la tuberculose bovine, il est concevable que les stratégies de prophylaxie entraînent des modifications de la densité et de la distribution d'autres espèces comme les blaireaux, les opossums ou les buffles", selon le rapport remis à l'OIE.

    "Ces changements auront à leur tour des effets collatéraux sur l'écosystème", poursuit le texte.

    "Rien n'indique que le taux d'émergence (de nouvelles maladies) va diminuer", a déclaré M. Black à l'AFP. "D'une manière générale, la pression sur l'écosystème augmente et les maladies infectieuses émergentes sont un symptôme d'une planète stressée", poursuit cet épidémiologiste.

    "De plus en plus de pays attribuent au changement climatique l'apparition d'au moins une maladie émergente ou réémergente, sévissant ou ayant sévi sur leur territoire", a déclaré pour sa part Bernard Vallat, directeur général de l'OIE, dans un communiqué.

    Selon l'étude, 71% des pays participant "ont déclaré être extrêmement inquiets quant à l'impact attendu du changement climatique sur les maladies animales".

    En effet, si l'émergence de certaines maladies animales, comme les arboviroses, "peut être prévue avec une certaine fiabilité", d'autres problèmes sanitaires du type syndrôme respiratoire aigu, comme le SRAS, ou des infections à virus Nipah, ne peuvent être prédites.

    Pour endiguer les épizooties et les épidémies à venir, l'OIE prône un renforcement de la collaboration entre organisations, notamment avec la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).

    Les objectifs de réduction de gaz à effet de serre et la santé animale ne sont pas toujours faciles à concilier.

    En modifiant la nourriture des animaux, l'intensification de l'élevage permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre des ruminants.

    Mais "l'intensification crée aussi des circonstances favorables à l'émergence de maladies animales", explique M. Black. Non seulement à cause d'une plus grande promiscuité entre animaux, mais aussi à cause d'une moins grande diversité génétique entre individus.
    (source : AFP transmis par TV5MONDE, 25/05/2009)

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