Spéciale CINEMA

Publié le par caphi

Spéciale CINEMA

Le nouveau conte d Anderson

"Fantastic Mr Fox" de Wes Anderson : une joyeuse et maligne équipée animale en terrain à conquérir, comme une parabole de notre "humanité".

"Le premier film d’animation de Wes Anderson s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux enfants."

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*****j'aime énormément **** j'aime beaucoup
***j'aime bien **on peut encore recommander (ma critique en violet italique sur fond jaune)

[cinéma] Mon dernier COUP de COEUR : "Liberté" de Tony Gatlif

L'affiche de "Liberté" de Tony Gatlif : Mon dernier COUP de COEUR

****Liberté de Tony Gatlif (France, 1H47) avec Marc Lavoine, Marie-Josée Croze et James Thierrée.

Mon avis : A travers les péripéties d'une famille tzigane durant les années "noires" de l'occupation (que le cinéma a rarement évoqué), Tony Gatlif, avec cette oeuvre inspirée, faisant échos avec certaines situations d'aujourd'hui, nous embarque dans sa roulotte cinématographique, avec toute sa palette des émotions. Du beau cinéma.

 

L'histoire : 1943 : Malgré les directives de l'occupant, un village accueille une famille tsigane avec son chef de clan - une femme - et son héros Taloche, un bohémien fantasque encore enfant dans sa tête et Petit Claude, un orphelin qu'ils ont recueilli. Dans leur périple, ils sont aidés par des justes comme Théodore, le maire du village, ou Mademoiselle Lundi, institutrice et employée de mairie. Taloche réussit à se faire libérer du camp en achetant une petite maison, gage pour ses geôliers de sa détermination à mener une vie sédentaire. Mais il ne supporte pas d'être enfermé entre quatre murs. Il quitte la France pour rejoindre la Belgique où il a déjà vécu. Il est arrêté par la Gestapo, emprisonné à Malines puis déporté presque aussitôt à Auschwitz. Ce fut l'un des rares survivants roms du camp d'extermination. Le Français Tony Gatlif, tsigane par sa mère et kabyle par son père, a été bouleversé par le livre. Il a décidé de faire un film sur cet épisode toujours occulté, même si des historiens se sont penchés sur lui depuis les travaux pionniers de Sigot dans les années 80.

Critiques choisies : "Tony Gatlif honore la mémoire de tous les siens. Avec Liberté, le réalisateur fait souffler un vent d'émotion et de dignité. Il fait œuvre de mémoire rappelant que sur les deux millions de Tsiganes vivant en ­Europe avant la guerre, entre 250 000 et 500 000 ont été exterminés par les nazis." [Emmanuèle Frois, Le Figaro] "Comment concilier la pesanteur tragique de l'événement avec l'effervescence poétique de la culture rom ? La réponse de ce film, le meilleur de Tony Gatlif, tient en un mot, qui lui donne à juste raison son titre : la liberté. Liberté de ne pas reconstituer frontalement l'extermination, liberté de prendre la tangente romanesque à partir d'histoires composites collectées dans la chronique historique, liberté enfin, mais aussi bien grand talent, d'insuffler à ce récit une sorte de poignante légèreté. Ce sont mille détails qu'il faudrait relever pour évoquer la manière dont ce film, évitant le cortège du pathos, conquiert l'élégance, drôle et tragique à la fois, de l'émotion." [Jacques Mandelbaum, Le Monde] "Liberté, maîtrisé et dynamique. Gatlif fait résonner la détresse des Tsiganes pendant la guerre et révèle un acteur étonnant, James Thiérrée. Avec Liberté, Gatlif signe un de ses meilleurs films. Parfaitement maîtrisé, emmené par une partition dynamique, Liberté nous maintient hors d'haleine et plein d'émotion." [Sophie Benamon, Studio Ciné Live]
"Picaresque, poignant, envoûtant, servi par une bande originale sublime, "Liberté" offre en outre à ses acteurs Marc Lavoine, James Thierrée et Marie-Josée Croze de superbes rôles. Du grand cinéma! Exceptionnel, réjouissant et estomaquant. UNIQUE! " [
Liberté", le chef-d’œuvre Tzigane de Tony Gatlif par ElsaPotine,Obiwi] [Lire aussi > Le temps des Gitans par Caroline Broué, Mediapart]

Egalement dans les salles actuellement : "
A single man
", premier film du styliste Tom Ford sur le ton du mélodrame avec Julianne Moore et Colin Firth, "Shutter Island", dernier opus de Martin Scorsese. Parmi les films français à remarquer : "La robe du soir" de Myriam Aziza avec Lio et Alba-Gaia Bellugi.

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D'autres films recommandés

Fantastic Mr Fox
de Wes Anderson, La régate de Bernard Bellefroid et La Pivellina de Tizza Covi et Rainer Frimmel.

***Fantastic Mr Fox, film d'animation de Wes Anderson (Etats-Unis, 1h28)

Mon avis : Une joyeuse et maligne équipée animale en terrain à conquérir, comme une parabole de notre "humanité".

http://1.bp.blogspot.com/_RXXTpwgw_vg/S3ta3RN-3yI/AAAAAAAACy0/7906Jg5EMj4/s1600-h/Une+image+du+film+d'animation+américain+de+Wes+Anderson,+Fantastic+Mr.+Fox.jpg Une famille de renards anarchistes et tendres sont les joyeux héros du film d'animation "Fantastic Mr. Fox", qui marie avec succès la savoureuse impertinence de l'écrivain britannique Roald Dahl à la poésie burlesque et l'humour décalé du cinéaste américain Wes Anderson. Le film utilise une des plus anciennes techniques d'animation, l'image par image: les héros sont des marionnettes à fourrure déplacées de quelques dixièmes de millimètres à chaque prise, afin de donner l'illusion du mouvement, une fois le film projeté à la vitesse normale.

Critiques choisies  : "Le premier film d’animation de Wes Anderson s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux enfants. Un film qui repose sur la solidarité, une idée qui nous plaît forcément ! On a envie d’y croire et on se laisse totalement porter par le scénario. S’ajoute à cela le modernisme des expressions, des façons de penser et a contrario l’aspect rétro des costumes d’animaux qui rendent l’histoire intemporelle." [Juliette Vergnaud, Elle] "Les exploits d'un Arsène Lupin des poulaillers. Fantastic Mr. Fox, en accusant la convention de la fable sans en perdre le charme ni l'isolence, est fidèle à l'esprit d'un genre dont les animalesques friponneries remontent à l'Antiquité, passant par le Roman de Renart et Jean de Lafontaine. Cette mouture contemporaine ravira dans les chaumières." [Jacques Mandelbaum, Le Monde"Le nouveau conte d’Anderson : une réussite !" [Interview du réalisateur par Christine Haas dans Paris Match]

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***La Pivellina de Tizza Covi et Rainer Frimmel (Italie-Autriche, 1h40) avec Patrizia Gerardi, Asia Crippa

Mon avis : Une fable sensible et humaniste qui vous absorbe si un tant soit peu vous vous laissez porter.
 
  (Zootrope Films)
Un jardin public dans la périphérie de Rome. Patty ( Patrizia Gerardi étonnante) découvre une fillette abandonnée. Paumée et sans travail, la saltimbanque aux cheveux rouges décide d'élever la petite parmi les siens et de gagner peu à peu sa confiance. Remarqué à la Quinzaine des réalisateurs et Grand Prix du jury au Festival Premiers Plans d'Angers, La Pivellina est un drame âpre et sensible réalisé par Tizza Covi et Rainer Frimmel qui n'est pas sans rappeler le cinéma-vérité des frères Dardenne. [Laure Croiset, TOUTLECINE.COM]
 
Critiques choisies : "Sur un récit sobre et linéaire, La Pivellina joue la carte du naturalisme, avec une belle humilité et prouve que le cinéma italien n'a rien perdu de sa superbe." [Laure Croiset, TOUTLECINE.COM] "Un enfant aux portes de Rome. Dans la lignée du Chaplin du Kid, les réalisateurs de cette histoire attachante misent sur la simplicité pour nous émouvoir. Avec des acteurs qui ne font pas semblant.Tout cela est filmé avec beaucoup d’amour, sans esbroufe, dans une complicité totale avec les personnages." [Jean Roy, l'Humanite] "Une émouvante variation poétique sur la création d'un lien maternel et sur le sentiment d'abandon." [Jean-François Rauger, Le Monde]
 
Mes derniers COUPS de COEUR : Invictus, l'essai transformé de Clint Eastwood, Tsar, magistrale réalisation de Pavel Lounguine, La Route, l'émouvant conte futuriste de John Hillcoat, Vincere de Marco Bellocchio, oeuvre essentielle et inoubliable portée par l'interprétation bouleversante de Giovanna Mezzogiorno, A l'origine de Xavier Giannoli, fabuleux mensonge cinématographique, Le concert, la comédie déjantée de Radu Mihaileanu, Le Ruban blanc de l'autrichien Michael Haneke qui montre, par anticipation du passé, les racines du mal, L'affaire Farewell de Christian Carion, solidement réalisée et interprétée, Tu n'aimeras point le film très maîtrisé de l'israélien Haim Tabakman, Le prophète, le chef d'oeuvre de Jacques Audiard, font partie de mes derniers COUPS de COEUR.
 
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***La régate de Bernard Bellefroid (France-Belgique-Luxembourg, 1h31) avec Joffrey Verbruggen, Thierry Hancisse
 
Mon avis : Dans l'univers d'un sport nautique, une histoire toute en tension et pleine d'attention pour parler, à travers une relation père/fils difficile (belles interprétations), aussi de la violence des rapports sociaux.
 
(JPEG)  © Pyramide Distribution
Alexandre a quinze ans et vit seul avec son père dans les coups et la violence. Cet été-là, il travaille comme réassortisseur dans le même supermarché que son père. Pour échapper à ce quotidien sans répit, Alexandre va faire de l'aviron sur la Meuse...
 
Critiques choisies  : "Coups de poing et coups de rame. Bernard Bellefroid signe un premier film remarquable, une révélation. Un véritable coup de poing dans le bide. La Régate est l'histoire d'un combat, d'un combat de boxe intérieur. Ce film est un regard. Sobre, pudique et magnifique, naviguant entre le noir et le blanc, l'obscurité et la lumière. Coup de chapeau au jeune Joffrey Verbruggen" [Anthony Palou, Le Figaro] "Les personnages sont travaillés pour donner matière à réflexion sur les comportements, sans pour autant les juger. Bernard Bellefroid, en prenant de la distance sur un sujet aussi troublant en aborde finalement les principales problématiques avec un certain talent." [Marine Bénézech, aVoir-aLire.com]
 
 

Publié dans [cinéma]

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elsapotine 07/03/2010 18:30


Bonjour, merci de m'avoir citée ! voici donc entre passionnés de ciné, l'adresse de l'overblog que j'ai ouvert en quelque sorte grâce à vous !
http://elsapotine.news.over-blog.com/

ET bravo pour cette web dromadaire !!!