[la WEBDROMADAIRE de caphi]Contre tous les fanatismes, contre les inégalités, partagez avec les artistes !
Benjamin Duklan alias "The Burger Girl", personnage
mutant, danseur et chanteur hors-normes au Centre Musical Barbara (Paris 18e) dans le cadre duFestival Jerkoffce vendredi 28 octobre 2011 vers 22 - photo caphi
"La liberté consiste moins à faire sa volonté qu'à ne pas être soumis à celle d'autrui.
Jean-Jacques Rousseau Extrait de Discours sur l'inégalité
[verbatim]
."Nous devons nous lever contre la déformation des messages des religions par les auteurs de la violence" Bartholomée
1er, patriarche orthodoxe
. "Osez l'humanisme en batissant des complicités entre l'humanisme chrétien et celui issu de la Renaissance et des Lumières" Julia Kristeva, psychanaliste
française.
Déclarationsà l'occasion du 3e sommet pour la
Paix, Assise (Italie), le 27 octobre 2011
"Normal" traitant de
la désillusion de la jeunesse algérienne, film de l'algérien Merzak Allouache a reçu le prix du meilleur long métrage arabe au
festival Doha-Tribeca (Qatar).
Le réalisateur a dédié son prix (100.000 dollars), qui lui a été remis par le cinéaste syrien Mohammed Malas, président du jury, à "la lutte du peuple syrien".
Le jury a précisé que ce film avait été choisi pour sa capacité à "exprimer avec courage ce qui se
passe dans les pays arabes et à dévoiler la répression".
Le film évoque, à travers l'histoire d'un jeune cinéaste et de son épouse, la désillusion de la jeunesse algérienne, en butte à la bureaucratie et la corruption.
Luc Besson ouvre le festival de Rome avec sa biographie d'Aung San Suu Kyi (ROME,
AFP, 28 oct. 2011) — Le réalisateur français Luc Besson a ouvert jeudi soir la 6ème édition du festival de Rome (27 octobre-4 novembre) avec "The Lady", unebiographie du prix Nobel de la Paix birmanAung San Suu Kyi
interprétée par Michelle Yeoh.
"Après avoir lu le scénario, j'ai pleuré et j'ai annulé tous mes engagements pendant 18 mois afin de ne pas laisser le projet à d'autres réalisateurs", a confié Luc
Besson au cours d'une conférence de presse.
Il n'a pas exclu que son film, présenté hors compétition à Rome, puisse concourir aux prochains Oscars : "Ce serait une façon de continuer à maintenir les projecteurs
sur cette femme exceptionnelle", a-t-il souligné.
"The Lady" se concentre sur la vie privée du Prix Nobel de la Paix, plutôt que sur sa dimension politique.
A l'occasion de la présentation du film à Rome, Aung San Suu Kyi a fait publier un communiqué par le festival dans lequel elle affirme que "
des concepts comme la vérité, la justice
et la solidarité ne peuvent pas être rejetés comme obsolètes, alors que ce sont souvent les seuls bastions qui restent entre nous et la brutalité du
pouvoir".
> Visitez le site français d'information et de soutien
à Aung San Suu Kyi et à la Birmanie (actu, reportages, vidéos, photos) :www.aungsansuukyi.fr
Parmi les nouveaux films en salles depuis mercredi...
. "L'Exercice de l'Etat" : Après la France d'en-bas, ("Versailles" avec Guillaume
Depardieu en SDF), Pierre Schoeller nous "promène" avec la France d'en-haut , celle des ors de la République et de ses "cabinets" pas
toujours propres. Direct, efficace et profond.
. "Poulet aux Prunes". Marjane Sartrapi nous a mitonné une tragi-comédie romantique
fantaisiste avec un Mathieu Amalric en musicien inconsolable. Les seconds rôles (des pointures !) sont épatants. A déguster sans retenue
!
. "The ballad of Genesis and Lady Jaye" de Marie Losier (Docu) Comme un "fantasme
surréaliste", Marie Losier visite un couple hors-normes et nous fait vivre des moments de fulgurances artistiques et personnelles qui ne
laisseront pas indifférents les amateurs de la "beat generation" chère à William S. Burroughs.
Considéré comme l'un des plus grands dessinateurs
français, Sempé a l'honneur
d'une exposition rétrospective pour la première fois àParis, organisée par
la Ville elle-même. Entre
Paris et New-York, le
visiteur se glisse dans le monde de cet auteur aussi discret que familier, au trait inimitable. Commentés par Jean-Jacques
Sempé lui-même, plus de 300
dessins originaux donnent à voir la richesse de l'oeuvre accomplie depuis 1950, entre humour
tendre et poésie joyeuse. Gratuit - Salle de l'hôtel de Ville de
Paris - Ouvert tous les jours sauf dimanches et jours fériés de 10 h à 19
h.
Profitez du soleil d'automne qui
éclaire si bien les Arts et les autres... [art contemporain] Des pachtworks
cousus mains, des collages en tissus et "une invitation sensorielle qui nous plonge dans l'intimité d'un corps imaginé", c'est le
propos artistique sensible de trois
artistes africaines (Pélagie Gbaguidi, IndrigMwangiRobertHutter et Billie Zangewa) que présente la galerie
germanopratine d'Imane Farès à travers l'exposition "En toute
innocence : Subtilités du Corps". Galerie Imane
Farès (Art contemporain du Moyen-Orient et d'Afrique)
Jusqu'au 19 novembre 2011 au 41, rue Mazarine (Paris, 6e)
du mardi au samedi de 11H à 19H - Entrée libre -
01 46 33 13 13 - igfgalerie.com -
photo caphi
[photo]Luc
Choquer montre ses "Parisiens" à la galerieAgathe Gaillard(4e)Paris...dionysiaque, quoi !PLUS d'INFOS :agathegaillard.com
. [Point de
vue]A propos de la
pièce controversée d'Emmanuel Demarcy-Mota et empéchée au Théâtre de la Ville...
."Ce spectacle est une réflexion sur la déchéance de la
beauté, sur le mystère de la fin (...) Une métaphore du martyre humain comme condition ultime et réelle.Cette image du
Christ de la douleur n'appartient pas à l'illustration anesthésiée de la doctrine dogmatique de la foi. Ce Christ interroge en tant qu'image vivante, et certainement il divise et continuera à
diviser." (extrait du COMMUNIQUE de Roméo Castellucci,
auteur de la pièce, 22-10-2011 à lire plus bas)Point de vue Le
Théâtre contre le FanatismeparComité de soutien à la liberté de représentation du spectacle de Romeo Castellucci au Théâtre de la
Ville (Paris) paru dans Le Monde du 26.10.11
Depuis le 20 octobre, date de la première, les représentations de "Sur le concept du visage du fils de Dieu", de Romeo Castellucci, au Théâtre de la Ville, donnent lieu à des événements
graves.
Un groupe organisé d'individus qualifiés d'intégristes chrétiens, se réclamant en partie de l'Action française, a tenté d'empêcher l'accès au Théâtre de la Ville en bloquant les portes, en
agressant le public, en le menaçant, en l'aspergeant d'huile de vidange, de gaz lacrymogènes et en lui jetant œufs et boules puantes, tandis que leurs complices, militants du Renouveau Français,
entrés dans la salle, ont interrompu la représentation dès le début en occupant la scène et en déployant leur mot d'ordre : "La christianophobie, ça suffit ".
L'AGRIF avait demandé par voie de justice l'interdiction du spectacle et avait été déboutée de sa demande par le Tribunal de Grande Instance le 18 octobre 2011.
La police doit donc intervenir chaque jour à
l'entrée du théâtre, et nous nous sommes vus dans l'obligation de l'appeler à l'intérieur de la salle à plusieurs reprises pour qu'elle évacue ceux qui occupaient la scène, ce qui s'est fait sans heurts, parce que nous avons veillé à
éviter des affrontements entre ces
envahisseurs et le public outré de tels agissements.
Le personnel du théâtre s'est montré résolu et efficace en ces pénibles circonstances, et, malgré les nombreux incidents et interruptions, les représentations ont pu, jusqu'à présent, avoir lieu. Que ces groupes d'individus violents et
organisés, qui se réclament de la religion contre une soi-disant "christianophobie", obéissent à des mouvements religieux ou politiques, demande une enquête ; pour nous, en tout cas, ces
comportements relèvent à l'évidence du fanatisme, cet ennemi des Lumières et de la liberté contre lequel, à de glorieuses époques, la France a su si bien lutter.
Le théâtre a d'ailleurs très souvent été pour ces luttes, un lieu décisif. On ne peut en rester là. De tels agissements sont graves, ils prennent une tournure nouvelle, nettement fascisante. Ces groupes d'individus s'empressent en
outre de décréter blasphématoires, de
façon automatique, des spectacles qui ne sont dirigés ni contre les croyants, ni contre le christianisme. Des critiques de journaux importants, qui ne font pas mystère de leur foi chrétienne, ont
d'ailleurs loué sans réserve ce spectacle lors de sa présentation en Avignon. Nous vous invitons aussi à lire les déclarations de Romeo Castellucci, publiées dans le programme distribué chaque soir au public, pour comprendre ses intentions et son propos d'artiste.
Nous n'entendons pas céder à ces menaces
odieuses, et ce spectacle sera maintenu malgré toutes les tentatives d'intimidation. Nous invitons le public à y assister, en toute liberté. Le spectacle, coproduit par le Théâtre de la
Ville, y est présenté jusqu'au 30 octobre ; puis il sera repris, dans le cadre de notre partenariat, au Centquatre du 2 au 6 novembre.
Il est d'ailleurs à noter que ce spectacle a été
présenté sans troubles en Allemagne, en Belgique, en Norvège, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Russie, aux Pays-Bas, en Grèce, en Suisse, en Pologne et en Italie, et que c'est en France qu'ont
lieu ces manifestations d'intolérance.
Nous créons donc un comité de soutien s'adressant à toutes les personnes de bonne volonté – et cette expression est ici particulièrement bienvenue – pour défendre au-delà même du spectacle de Romeo Castellucci, la liberté
d'expression, la liberté des artistes et la liberté de pensée, contre ce nouveau fanatisme.
"Ce spectacle est une réflexion sur la déchéance de la beauté, sur le mystère de la fin (...) Une métaphore du martyre
humain comme condition ultime et réelle."
COMMUNIQUE de ROMEO CASTELLUCCI
Je veux pardonner à ceux qui ont essayé par la
violence d'empêcher le public d'avoir accès au Théâtre de la Ville à Paris.Je leur pardonne car ils ne savent pas ce
qu'ils font.
Ils n'ont jamais vu le spectacle ; ils ne savent pas qu'il est spirituel etchristique; c'est-à-dire porteur de l'image du Christ. Je
ne cherche pas de raccourcis et je déteste la provocation. Pour cette raison, je ne peux accepter la caricature et l'effrayante simplification effectuées par ces
personnes. Mais je leur pardonne car ils sont ignorants, et leur ignorance est d'autant plus arrogante et néfaste qu'elle fait appel à
lafoi. Ces personnes sont dépourvues de la foi catholique même sur le plan doctrinal et dogmatique ; ils
croient à tort défendre les symboles d'une identité perdue, en brandissant menace et violence. Elle est très forte la mobilisation irrationnelle qui s'organise et s'impose par la
violence.
Désolé, mais l'art n'est champion que de la liberté d'expression.
Ce spectacle est une réflexion sur la déchéance de la beauté, sur le mystère de la fin. Les
excréments dont le vieux père incontinent se souille ne sont que la métaphore du martyre humain comme condition ultime et réelle. Le
visage du Christ illumine tout ceci par la puissance de son regard et interroge chaque spectateur en profondeur. C'est ce regard qui dérange et met à
nu ; certainement pas la couleur marron dont l'artifice évident représente les matières fécales. En même temps -
et je dois le dire avec clarté - il est complètement faux qu'on salisse le visage du Christ avec les excréments dans le spectacle.
Ceux qui ont assisté à la représentation ont pu voir la coulée finale d'un voile d'encre noir, descendant sur le tableau tel un suaire nocturne.
Cette image du Christ de la douleur n'appartient pas à l'illustration anesthésiée de la doctrine dogmatique de la foi.
Ce Christ interroge en tant qu'image vivante, et certainement il divise et continuera à diviser.
De plus, je tiens à remercier le Théâtre de la Ville en la personne d'Emmanuel Demarcy-Mota, pour tous les
efforts qui sont faits afin de garantir l'intégrité des spectateurs et des acteurs.
Romeo Castellucci
Sociètas Raffaello Sanzio
Paris, le 22 octobre 2011
ஜ۩۞۩ஜ▬▬▬▬ஜ۩۞۩ஜ▬▬▬▬▬ஜ۩۞۩ஜ▬▬▬▬ஜ۩۞۩ஜ▬▬▬▬ஜ۩۞۩ ACTUALITES - SCIENCES - ARTS - LOISIRS - IDEES... Quelques précisions sur mon travail citoyen... *
Après ma fameuse newsletter "la WEBDROMADAIRE" qui, depuis 2001, s'adressait en particulier aux décideurs culturels, économiques, politiques et
médiatiques - près de 1000 abonné(e)s -, j'ai ouvert, depuis 2007, 5 blogs dont "les PARIS de caphi" avec, notamment, une page "CINEMA" conséquente qui va être amenée à évoluer :http://paris-caphi.blogspot.com/(sélection de spectacles, expos, infos, chroniques et reportages)
Journaliste, j'ai créé également ma page Facebookpour traiter certains thèmes de société qui me semblent essentiels.
Je souhaite ainsi mettre en lumière des sujets d'actualité où l' "'IDENTITE" et le "SENS" - à travers notamment les Arts et les Sciences - en sont le leitmotiv pour ensuite quelquefois
en faire l'analyse avec la rapidité et la concision que réclame le web.
Enfin, surTWITTER[@caphi], je retweete (forward) ce que j'ai retenu de l'actualité.
Merci de votre attention et pour vos encouragements.
Bien à vous,
caphi
Caphien compagnie de Marie Losier, réalisatrice du
documentaire (actuellement en salles) "The ballad of Genesis and Lady Jaye" (USA, 2011, 72') à l'occasion de
l'avant-première au cinéma Le Latina (Paris, 4e) dans le cadre du festival Jerk Off le jeudi 20 octobre 2011 vers 22 H - photo
caphi
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