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[chronique] De la violence, de sa représentation et de ses causes...
Lycée Gabriel Fauré (Paris 13e) le 6 avril 2010 vers 10H du matin - photo caphi
Parmi celles-ci : le manque d'intérêt que nous portons sur nous-mêmes et les autres.
Parmi les nouveaux films en salles cette semaine, le très fort "Ajami" réalisé conjointement par le palestinien Scandar Copti et l'israélien Yaron Shani est une
belle illustration du chaos dans lequel notre monde est trop durablement installé. Ce "Parrain" en "Terre Sainte"
dans une mise-en-scène tendue et réaliste est justement à voir : il démontre avec talent les rouages qui enclenchent la violence qui sapent de nos humanités (lire en bas de page)
La 32e édition est consacrée aux relations entre l'Europe et l'Afrique à travers son cinéma (Trans-Europe-Afrique)
"Les personnes doivent-ils changer pour se faire
accepter ? " Mai Bride - "On est plus solide quand on connaît sa culture" une styliste sénégalaise - "C'est quand il y a de la diversité qu'on peut aller
vers un but commun" Directeur du journal ivoirien satirique Gbitch : paroles rapportées dans le film "Riches" d'Ingrid Sinclair présenté ce lundi au Festival à l'occcasion de la journée consacrée à la "Liberté de la
presse".
Mardi, j'y ai suivi toute la journée Bradley Fayki, trans' FtM (female to male) qui a présenté son film
"Transworld".
"Transworld" est une introduction du long-métrage à venir. Bradley Fayki va parcourir l’Europe et le monde… 8 pays, dont L’Afrique du Sud,
l’Allemagne et les Etats-Unis ; à la rencontre de personnes, pour porter un éclairage sur les différences culturelles, les mœurs et les lois d’un pays à l’autre vis à vis des
transsexuels. (source : Bradley Transworld) - >
Projection supplémentaire de "Transworld" ce samedi 10 avril à midi
Egalement, j'ai assisté à une avant-première d'une oeuvre touchante - "A deux c'est plus facile" d'Emile Deleuze - avec
l'excellent Michel Galabru en papy partageant son appartement avec une jeune étudiante jouée par la jeune Luce Radot (une débutante qui promet). Diffusion en
octobre sur ARTE.
Dans le quartier "mixte" de Jaffa décrit par le film israélien "Ajami" qui sort mercredi en salles, Juifs et Arabes se côtoient dans la vie quotidienne, sans savoir à quel moment quelqu'un
va sortir un couteau. Candidat à l'Oscar du meilleur film étranger, "Ajami" s'intéresse aux Arabes israéliens, une minorité représentant 20% de la population d'Israël mais qui reste dans
l'ombre de la question palestinienne. "Ajami", le nom d'un quartier de Jaffa, au sud de Tel-Aviv, raconte les malheurs de personnages liés par leurs allégeances, claniques, religieuses ou
ethniques, que le destin plonge dans le monde de la pègre locale. Omar, le héros, est un adolescent arabe israélien qui devient dealer pour honorer une dette d'honneur envers une famille
bédouine à la suite d'un règlement de comptes qui a mal tourné. Il y a aussi Malek, un Palestinien de 16 ans, originaire de Cisjordanie, venu travailler illégalement en Israël pour financer
l'opération de la dernière chance pour sa mère. Ils croisent Dando, un policier en civil israélien, lancé à la recherche de son frère qui a disparu.
[les sorties de la semaine] De A comme "Arrivants" à T comme "Titans"
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