La fête de la musique en 2009, rue François Miron (Paris 4e) - photo caphi
Des salons du Ministère de la culture aux bars des plus reculés, du centre de Paris à Montmartre en passant
par le quartier latin, bientôt ici la chronique parisienne de ma fête de la musique 2010.
Muses de l'Antiquité, héroïnes d'opéra au destin tragique, chanteuses réalistes, chaudes voix du
jazz, rappeuses vociférantes ou jeunes pousses engagées: toutes les femmes étaient au coeur d'une même partition à l'occasion de la Fête de la musique
millésime 2010 qui s'est tenu un peu partout en France lundi 21 juin, en même temps que dans de nombreux pays d'Europe et sur les quatre autres
continents
Cette 29e édition a voulu rendre hommage à celles, créatrices ou inspiratrices qui sont trop longtemps
restées sous le joug de la domination masculine, comme par exemple au XIXe siècle, où pour rester "convenables" les femmes étaient cantonnées au piano et
seulement dans les salons. "Dans la polyphonie de voix libres et joyeuses, la musique nous rappellera qu'il est des domaines où la différence ne sépare
pas, mais unit et enrichit", a souhaité le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand avant la manifestation.
Et le ministère de la Culture de donner
l'exemple dans les jardins du Palais-Royal avec entre autres Christine Salem et son répertoire de chants traditionnels comoriens, malgaches, créoles ou
swahilis, les rythmes suaves de Madjo [photo ci-contre], le son "americano cubano" d'Amparo
Sanchez ou le jazz flamenco de l'Espagnole Buika.
Dans les
salons du Ministère de la Culture, la chanteuse martiniquaise Jessyka a fait swinguer les invités ce
21 juin 2010 - photo caphi
Devant le jardin Clichy-Batignolles (Paris 17e) le 21 juin 2009 - photo caphi
La fête de la musique, l'occasion de se rencontrer. Ici, en 2009 dans une rue du Marais à Paris -
photo caphi

Comme en 2009, les mots doux
et les notes joyeuses ont été aussi de la fête dans mon quartier des Epinettes (Paris 17e). Devant le bar de la Piscine, vers 18H, au 86, rue de la
Jonquière, avant le vintage rock blues des Crazy Butchers, le duo composé de Vanessa Hidden (voix) et de Tristan Michel (piano) avec des
chansons françaises réalistes de la Belle Epoque, a animé ce quartier du nord-ouest parisien à la population métissée
- photo caphi
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