Samedi 12 juillet 2008

Débat avec le réalisateur Claude Miller après la projection de son premier film
La Meilleure façon de marcher (1975) au cinéma Le Grand Action (5e)
 
Ce qui a de bien dans la plupart des festivals de cinéma, c'est qu'ils permettent aussi des rencontres intéressantes entre le public et les auteurs des oeuvres présentées.
 
Le festival Paris Cinéma qui s'est tenu du 1er au 12 juillet dans la capitale en fut un bel exemple.

Le MK2 Bibliothèque, centre névralgique du Festival PARIS CINÉMA qui s'est tenu du 1er au 12 juillet 2008.
 
Outre les nombreuses projections (plus de 280 films d’horizons différents dans une quinzaine salles de la capitale), les spectateurs n'ont pas été avares de questions, souvent pertinentes à l'issue des projections avec des invités prestigieux qui ont partagés leurs expériences et leur passion du cinéma tels Nathalie Baye, Claude Miller, David Cronenberg, Aki Kaurismäki, Jean-Claude Carrière, Joseph Kuo ou Ronit Elkabetz.
 
Avec le cinéma Philippin à l'honneur cette année, une rétrospective des films d'Aki Kaurismäki ou de ceux avec Nathalie Baye, le Festival a touché des publics variés et fait le plein de bonheur pour les aficionados de la pellicule.
 
Beaucoup d'oeuvres présentées - certaines en avant-première - parlent des souffrances de ce monde où la violence fait souvent partie du quotidien. Si  l'actrice Charlotte Rampling, la Présidente du Festival, a déclaré lors de la cérémonie de clôture, que les films furent "exigeants, dérangeants, forts", ils n'ont pas rebutés des spectateurs à la recherche d'originalité, d'émotion et de réflexion.


Retour de flamme
, projections gratuites et en plein air dans le
Parc de Bercy le samedi 5 juillet 2008 (Serge Bromberg au piano et à la batterie Aidje Tafial du groupe "Les Yeux Noirs")
 
Versailles du français Pierre Schoeller, présenté aussi au dernier festival de Cannes, a aussi ému une salle touchée par cette histoire de SDF qui vit dans une cabane de la forêt de Versailles. Ce drame de l'identité interprété par l'excellent Guillaume Depardieu et le jeune Max Baissette de Malglaive - rappelant "le Kid" de Chaplin - sort en aôut prochain dans les salles.
 
Mais c'est un documentaire "qui donne la pêche" - qui a reçu les 2 principaux prix, celui du JURY et celui du PUBLIC : Young@Heart de l'anglais Stephen Walker suit une chorale british composée de 24 papys rock-punk dont la moyenne d'âge a ... 80 ans. Tendresse et humour jalonnent cette oeuvre en salle prochainement. Une belle leçon de vie.


La remise du Prix du Jury le 10 juillet 2008 au MK2 Bibliothèque. Autour de Michel Jonasz et son jury, la Présidente Charlotte Rampling.
 
Un autre film britannique a attiré particulièrement mon attention dans cette sélection riche de surprises : Be Happy (Happy-Go-Lucky) de Mike Leigh. Les aventures d'une jeune institutrice à Londres, Poppy - interprétée magistralement par Sally Hawkins - aussi drôle et fantaisiste que rationnelle et déterminée. Véritable bouffée d’oxygène, Be Happy est un film merveilleusement universel, un hymne au bonheur et à la vie. Avec quelques scènes d'anthologie. (sortie en salles le 27/08)
 
caphi
 
 
LE PALMARES DE LA COMPETITION INTERNATIONALE

J
eudi 10 juillet au MK2 Bibliothèque, le jury de la sixième édition du Festival Paris Cinéma présidé par Michel Jonasz composé de Marylou Berry, Nora Arnezeder,
Michel Jonasz, Stanislas Merhar, Aurélien Wiik et de l’écrivain journaliste Fabrice Gaigna, a décerné à Young@Heart de Stephen Walker (Grande-Bretagne) le PARI de JURY qui a également raflé celui du PUBLIC, décerné par les spectateurs (sortie prévue en salles fin 2008).
TRIBU de Jim Libiran (Philippines) a reçu le PARI de L’AVENIR décerné par un jury composé d’étudiants d’universités parisiennes. (photo caphi)
Pour les court métragesle Pari du Public est allé au film Les Couillus, le Pari du Jury / TPS Star à La Saint-Festin et le Pari de l'Emotion / KookaïFilms à Une leçon particulière.
 
(photos et texte : caphi)
par caphi publié dans : [cinéma]
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 14 mai 2008
Ma critique : Road-movie à travers un Sud Liban dévasté, cette histoire d'amour filial vous emmène au coeur des hommes et des femmes qui font ce pays malheureusement meurtri. Magnifique.


Zelna vit à Dubaï. En plein divorce, elle décide d'envoyer son fils Karim chez sa soeur, à Kherbet Selem, un petit village du Sud Liban, pour le protéger des disputes conjugales. Quelques jours plus tard, la guerre éclate. Folle d'angoisse, Zelna part aussitôt pour le Liban via la Turquie. Mais avec le blocus, elle n'arrive au port de Beyrouth que le jour du cessez-le-feu. Elle y rencontre Tony, le seul chauffeur de taxi qui accepte de la mener dans le Sud.

**** Sous les bombes de Philippe Aractingi (France, 1H30) avec Nada Abou Farhat, Georges Khabbaz, Bshara Atallay

La critique [evene]
La note evene : 4/5La note evene : 4/5  le 16 Mai 2008 par Mathieu Menossi

Dans sa conception même, ‘Sous les bombes’ est né d’une nécessité existentielle. Un objet cinématographique entre vie privée et vie artistique, où la caméra sert de vecteur à une catharsis absolue. A la fois soupir désabusé, appel au secours et cri de rage, ‘Sous les bombes’ est un road-movie à la progression chaotique dans un Liban éventré. Quatre comédiens composent avec la réalité quotidienne de ce pays ravagé par la guerre. Réfugiés, journalistes, militaires, religieux et militants. Tous se sont improvisés acteurs, rendant compte avec plus ou moins de conscience du spectacle putride de ce Liban noyé dans la tourmente. Et tel Charon dans sa barque voguant sur le Styx, le chauffeur de taxi Tony transporte Zeina, poursuivant une ombre au pays des morts, celle de son fils Karim. Dans leur périple, ils croisent la destruction, le deuil, la haine. Mais aussi l’espoir et ces petits hasards aux allures de grands miracles. On danse, on sourit, on fait même l’amour. L’urgence et la précarité dans lesquelles a été tourné le film lui confèrent une force dramatique intense et permanente, ne laissant que peu de répit au spectateur. Le réalisme de la réalisation procède d’une image numérique à la vitalité presque effrayante, tremblant sous les tirs de roquettes. Une image aux convulsions nerveuses, presque organiques. ‘Sous les bombes’ se veut un grondement de résistance contre la guerre, et non une attaque haineuse contre Israël. L’intelligence du cinéaste est d’avoir su introduire la fiction dans la réalité, une démarche inédite où les frontières entre réel et irréel s’effondrent, repoussant ainsi les limites d’un genre habituellement destiné au reportage et au documentaire.

par caphi publié dans : [cinéma]
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 23 mars 2008
Le-groupe-Ziveliorkestar-a-anim--la-soir-e-d-apr-s-Palmar-s-du-30e-Festival-de-Cr-teil.jpgLe groupe serbe Ziveliorkestar a animé avec entrain la soirée après le Palmarès de 30e Festival de Films de Femmes de Créteil ce samedi 22 mars 2008 (photo caphi)


J
oviale et décontractée, la remise, samedi 22 mars 2008, des prix des différents jurys du 30ème Festival international des films de femmes de Créteil et du Val-de-Marne a permis de mettre en valeur une cinématographie pourtant grave.
A travers ces "leçons de cinéma", cette manifestation, devenue incontournable devant la "confusion des valeurs" et les nombreuses discriminations dont est victime le "2eme sexe", a récompensé des longs métrages de fictions, documentaires et courts-métrages internationaux.

Le film iranien Mainline ("Khoon bâzi") de Rakhshan Bani-Etemad et Mohsen Abdolvahab" a reçu le Grand Prix du Jury présidé par Ingrid Caven et composé, entre autres, de l'actrice Catherine Jacob et du réalisateur Nicolas Philibert. Ce "portrait de la jeunesse dans la middle-classe de la société iranienne" à travers le voyage désespéré d'une mère et de son fils pris dans les tourments de la drogue sera bientôt diffusé en France.

Le Jury de l'université Paris XII a fait parler "le cri du coeur" en remettant son prix au court-métrage "Milan" de la Serbe Michaela Kezele, l'histoire réaliste et cruelle d'un petit garçon au milieu de la guerre en ex-Yougoslavie. "Les gens qui s'engagent ne sont pas si nombreux" a fait remarquer la réalisatrice française Stephane Mercurio qui a reçu le Prix lycéen pour "A côté", documentaire sur des femmes de détenus "pénélopes des Temps Modernes". "Défendre les endroits pour la diffusion de ses films" tel est le credo de Ville de Créteil qui a remis le Prix du Public à "Hidden Faces" ("Sakli Yüzler") de la turque Handan Ipekçy. La "chaîne du cinéma" Canal + a choisi, elle, de promouvoir le court-métrage "Un Hombre Tranquilo" de l'espagnole Arantza Gomez Bayon. 

Nouveauté 2008 : Les femmes de la prison de femmes de Fresnes (94) ont remis leur prix au court-métrage "Juste une heure" de Virgine Peignien, récompense qui consiste à "venir rencontrer ces femmes incarcérées" !

Ces prix à "la résistance élementaire" comme l'a déclaré la productrice du court-métrage turc "Ata" de Caglaz Zencirci doublement remarquée, tout comme celui de l'association Beaumarchais récompensant le court-métrage belge "Sarah" de Kadija Leclere, sont des lucarnes indispensables à la compréhension d'un monde en plein bouleversement.
Caphi
  Plus d'infos : filmsdefemmes.com

[photo caphi : Josiane Balasko, invité d'honneur de la 30e édition du Festival  le 15 mars 2008 répondant à quelques questions avant la projection de "Sac de noeux", sa première réalisation (1984) qui a beaucoup fait rire les 900 spectateurs présents]


autres clichés de caphi de la soirée du Palmarès...

Apr-s-la-remise-des-prix-du-30e-Festival-de-Films-de-Femmes-de-Cr-teil-le-22-mars-2008.jpg Après la remise des récompenses, la fête peut commencer...
Le-g-teau-d-anniversaire-des-30-ans-du-Festival-de-Cr-teil-22-03-2008-copie-1.jpgLe gâteau d'anniversaire  pour les 30 ans du
Festival de Films de Femmes de Créteil

Le-groupe-Ziveliorkestar-au-30e-Festival-de-Films-de-Femmes-de-Cr-teil--22-03-2008.jpg Le groupe Ziveliorkestar
 
par caphi publié dans : [cinéma]
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 21 mars 2008
"Sans révolutionner le cinéma, Les Toilettes du Pape propose une escapade dépaysante nimbée d’une poésie et d’un humanisme charmants. Une curiosité qui mérite le détour." [Fluctuat.net]

http://bp2.blogger.com/_RXXTpwgw_vg/R-MOFUlcmDI/AAAAAAAABHg/xawOyNYOwVE/s1600-h/Les+toilettes+du+pape.jpg
*****chef d'oeuvre ****très bien ***bien **pas si mal * passable 
 
**** Les toilettes du Pape de César Charlone et Enrique Fernandez (Uruguay, Brésil, France, 1H37, titre original "El bano del papa").

Cette comédie sociale amère, entre Ken Loach et Jacques Tati, réalisée avec plein de grace par un duo sud-américain et jouée par des comédiens amateurs, est une oeuvre de
bienf-aisance. Rendez-vous donc dans ces toilettes-là sans attendre !
caphi


L'histoire
: En 1988 Melo, une petite ville uruguayenne à la frontière brésilienne qui vit de contrebande, attend fébrilement la visite du pape Jean-Paul II et les milliers de pèlerins en quête de souvenirs, sandwiches et boissons qu'elle devrait drainer. Un père de famille aussi désargenté que ses voisins pense avoir trouvé comment faire fortune : installer des toilettes publiques à l'usage des pèlerins. Pour financer son projet, il doit multiplier les allers-retours à la frontière, sur son vieux vélo, pour passer des produits de contrebande. Réalisé par Enrique Fernandez et Cesar Charlone, tous deux Uruguayens, et co-produit par le Brésilien Fernando Meirelles, l'auteur de "La Cité de Dieu", "Les Toilettes du Pape" mêle acteurs professionnels et comédiens débutants, originaires, tout comme Fernandez, de Melo, le petit village où le film a été tourné. Ils livrent des compositions magnifiques, faisant de la force de l'interprétation la principale qualité du film. Cette justesse se retrouve dans le regard des cinéastes, en empathie avec des personnages finement dépeints au fil de scènes à la fois drôles et poignantes, qui font de ces rêves de richesse une attachante épopée miniature. Cette jolie comédie néoréaliste sur les rêves de richesse des exclus était en sélection officielle au Festival de Cannes 2007, dans la section Un Certain Regard.
 
Les autres films de la semaine : l'Inde kitsch d'Anderson, le drame feutré de Claudel
Une nouvelle comédie loufoque de l'Américain Wes Anderson, "A bord du Darjeeling limited" et le premier film de l'écrivain Philippe Claudel, "Il y a longtemps que je t'aime" avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein, sont aussi à l'affiche cette semaine.
 
 
> lire aussi les dernières infos sur le Paris de caphi (sélection de spectacles, expos, infos, photos, chroniques et reportages) actualisé chaque jour
par caphi publié dans : [cinéma]
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 28 février 2008

Extrait du film de Paul Thomas Anderson : "There will be blood"

There will be blood de Paul Thomas Anderson (USA, 2H38, avertissement publics sensibles) avec Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Dillon Freasier

Superbe fresque racontant l'ascension, au début du XXe siècle, d'un mineur - magistralement interprété par Daniel Day Lewis - qui, enrichi par l'or noir, se retrouve en prise avec ses démons.
Dans des paysages aussi noirs que l'esprit du personnage, aussi gluant que le pétrole tant convoité, cette oeuvre exceptionnelle va certainement devenir une référence pour ce que fait de mieux le cinéma américain. Un chef d'oeuvre.
caphi

Ce film qui a valu à Paul-Thomas Anderson l'Ours d'argent du meilleur réalisateur au Festival de Berlin, est une fresque épique et sombre sur les débuts de l'exploitation pétrolière en Californie. Daniel Day-Lewis, récompensé dimanche par l'Oscar du meilleur acteur pour ce film, éblouit en prospecteur sans scrupules. Impressionnant en pionnier de l'industrie pétrolière âpre au gain et violent, l'acteur a aussi été distingué aux Bafta britanniques, aux Golden Globe américains et a décroché le Prix du syndicat des acteurs américains (SAG). Inspiré du roman "Pétrole !" d'Upton Sinclair, le cinquième film d'Anderson - après "Boogie nights", "Magnolia"... - part sur les traces des pionniers de l'industrie pétrolière en Californie, au début du XXe siècle.

les salles : www.allocine.fr

>consulter les nouveaux films en salles et ma sélection sur mon blog "Les Paris de caphi"
par caphi publié dans : [cinéma]
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 1 février 2008

Déclaration d'amour et d'impuissance

Sandrine-Bonnaire-filme-une-sc-ne-de-son-documentaire---Elle-s-appelle-Sabine--.jpg
Sandrine Bonnaire filme une scène de son documentaire  : "Elle s'appelle Sabine"

"Gogol"? Non, autiste. L'actrice Sandrine Bonnaire a filmé sa soeur, Sabine, atteinte d'une maladie "qui a longtemps cherché son nom", dans un premier documentaire intime et engagé. 

Frimeuse, intime, agressive ou fatiguée, telles sont les attitudes de sa soeur autiste entourée de ses compagnons de souffrance que filme avec pudeur l'actrice Sandrine Bonnaire.

A l'aide d'archives, on découvre comment les médicaments ont "bousillée" une vie qui était, certes un peu "autre",  mais vivante et joyeuse.

De la belle
Sabine découvrant l'Amérique en Concorde ou souriante sur des plages de Charente, il ne restera plus, après un "passage" de 5 ans en hôpital psychiatrique, qu'un être grossi par l'administration excessives des neuroleptiques mais pourtant encore conscient de ce qu'elle est.

La scène finale où elle se voit sur les vidéos de sa soeur, dans "sa vie d'avant" jeune et rayonnante, est un moment particulièrement fort d'émotion mais instructif.

Cette déclaration d'amour et d'impuissance est aussi un réquisitoire contre le système psychiatrique et ses substituts qui abiment, spoilent ces vies "différentes" qui, à défaut d'être comprises et soignées, ne sont toujours pas acceptées des autres dits "normaux". 

caphi


Critiques choisies
: "Elle s’appelle Sabine est une caresse poignante, une déclaration d’amour réciproque exprimée à fleur d’image." [Jacques Morice, Télérama]
 

"Documentaire émouvant et prégnant. Sandrine Bonnaire nous y dévoile aussi son propre comportement vis-à-vis de sa sœur et c’est ce face à face parfois terrible mais toujours sensible qui nous transporte dans leur univers. Le handicap est partagé. On ressent beaucoup de sincérité et de sensibilité. A voir absolument !" [Fredérique, artiste plasticienne et amie cinéphile] 
 
"Lettre d’amour d’une actrice à sa sœur, documentaire à la fois impuissant et rageur sur les dérives thérapeutiques des instituts psychiatriques (...) Entre les images d’archives d’une Sabine toute jeune fille, lumineuse, jolie, musicienne, et celles d’aujourd’hui qui la montrent défigurée par les médicaments, malheureuse et agressive, se dessine un parcours tragique, une existence gâchée racontée avec la douceur et la sensibilité hors pair de celle qui fut l’actrice fétiche de Pialat." [tetu.com

"Il y a de la colère mais maîtrisée. Avec la droiture qui est sa signature, Sandrine Bonnaire témoigne, dit le manque alarmant en France de centres médicalisés adaptés aux autistes, rappelle que « l’hôpital n’est pas un lieu de vie » mais « un lieu de transition ». Elle le fait sans rien escamoter, ni sa honte passée vis-à-vis de Sabine, ni le comportement parfois retors de sa sœur, mais en évitant toute complaisance. D’où la force de ce documentaire (remarqué à Cannes et diffusé en septembre à la télévision), à la fois engagé et sobre, mêlant home movies et images récentes tournées dans le centre où Sabine est maintenant bien encadrée. Entre les deux sœurs, les échanges ne manquent pas, vigoureux, amusants, douloureux, l’une comme l’autre racontant dans ce face-à-face une relation tendre compliquée par le handicap. Elle s’appelle Sabine est une caresse poignante, une déclaration d’amour réciproque exprimée à fleur d’image." [Jacques Morice, Télérama]

"Un très beau moment de cinéma" [Le Canard Enchainé]

Les films, les salles > www.allocine.fr

> lire aussi les nouveaux films en salles et ma sélection dans les Paris de caphi
par caphi publié dans : [cinéma]
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 14 janvier 2008
[ce vendredi soir] Ouverture dLe Festival de Films Trans de Paris appelé "IdentiT" a présenté pendant 3 jours (du 11 au 13 janvier 2008) toute une filmographie rare et ignorée qui n’a - en grande partie - jamais été diffusée dans les salles.

Trois jours de projections de films inédits pour aborder d’importants enjeux : la construction de l’identité, le lien entre genre, corps et sexe, l’appartenance à une minorité, l’identité trans au sein des luttes queer et féministes, l’accès à l’emploi, l’immigration, l’activisme identitaire…

Retrouvez mon compte-rendu et un premier bilan du Festival IdentiT sur mon blog "Différences" consacré à la TRANSIDENTITE.

lire aussi > "Nous ne nous coucherons plus..." !, mon témoignage personnel,"un cas de discrimination" raconté dans mon nouveau journal personnel.

par caphi publié dans : [cinéma]
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 10 janvier 2008
Into-the-wild-de-Sean-Penn.jpgAfin de "s'émanciper de ce monde d'abstration et de fausses sécurités", un jeune étudiant doué pour "poursuivre" des études brillantes décide pourtant de quitter famille et petite amie et retrouver "la condition la plus ancienne de l'homme". 

De ses aventures les plus rocambolesques et initiatrices, "pris au piège de la nature", il découvrira (un peu tard) que "le bonheur n'est réel que partagé". 

Depuis "More" de Barbet Schroeder (1969), jamais un film n'avait donné autant d'émotions et de réflexion saines sur la liberté et ses contraintes. Le film de la nouvelle génération post-Bush... Magnifique ! 
caphi


Critiques choisies
 "A partir d'un fait divers qui fit brièvement la Une des journaux et inspira à l'écrivain John Krakauer le livre "Into the Wild, Voyage au bout de la solitude", Sean Penn a écrit et réalisé un film lyrique et bouleversant. Ce film d'une beauté à couper le souffle, retrace les semaines où, pour s'approcher du "coeur sauvage de la vie", selon l'expression de James Joyce, Chris McCandless alias Alexander Supertramp, a tourné le dos à la civilisation pour s'enfoncer dans la nature." [AFP] "Into the Wild n'est pas une tragédie mais une ode à cette tradition américaine de la route qui va de Lewis et Clark à Jack Kerouac. Alternant la narration des quatre mois que McCandless a passés en Alaska et des croquis de sa vie sur la route, le réalisateur prend un plaisir extatique à filmer les paysages américains, avec pour acolyte le chef opérateur français Eric Gauthier, qui a fait ses preuves de routard sur le tournage des Carnets de voyage, de Walter Salles." [Le Monde.fr : derrière la caméra, Sean Penn s'enivre de nature] "En fait, Into the wild navigue entre les deux Jack : Kerouac et London. Au premier, la dimension post soixante-huitarde que vient surligner une bande son idoine (de Canned Heat Going up the country à Roger Miller, King of the road) et un discours “social” sur la matière urbaine (les sdf ne sont pas des beatniks) permet à Sean Penn de montrer l’Amérique qu’il refuse, que son héros quitte, sans le moindre regret." [La Marseillaise - LE GOÛT SAUVAGE DE L’AMÉRIQUE] "S’il parle des rapports entre l’homme et la nature, Sean Penn parle surtout des rapports entre l’homme et la famille et à travers elle avec la société. On sait le cinéaste libertaire et hostile à la politique intérieure comme internationale de son pays. Il bénéficie avec son sujet d’une formidable tribune et n’a jamais tant prôné ses idées. Il ne tombe pas de plus dans la tentation de la belle image, comme aurait pu faire un Ang Lee. Ses images, ses plans, en scope analogique, transpirent d’une beauté brute, comme vue par les yeux et non l’esthétisme." [France 2] "La palette de couleurs et le magnifique travail du chef opérateur français Eric Gautier (Coeurs , Gabrielle , Carnets de voyage) achève de relier le film au meilleur cinéma américain des années 1970." [Le Vif/L'Express] "On en a vu des road-movies, mais aucun qui ait cette belle application à l’essentiel, cette intense limpidité. L’impérieuse beauté du film de Sean Penn vient de là." [Lefigaro.fr/madame].

Sean Penn présidera le jury du prochain Festival de Cannes, en mai prochain.

"Into the Wild" de Sean Penn (Etats-Unis, 2H27) avec Emile Hirsch, Marcia Gayharden, William Hurt.
par caphi publié dans : [cinéma]
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 10 décembre 2007
Il a des films d'auteurs. Il y a des films d'acteurs. Il y a des films de réalisateurs. 

Mais surtout il y a des films qui marquent durablement la mémoire collective des spectateurs.

Réalisés quelquefois sans vedettes internationales "bancable" (comme disent les professionnels), ils banquent pourtant et durablement au Box-office sans l'aide d'une promo à outrance.

"La visite de la fanfare" (
sortie ce mercredi 19 décembre
) est de ces dernières espèces rares qui, à chaque fois, prennent au dépourvu des distributeurs et exploitants frileux et surtout peu visionnaires.

Heureusement, les festivals sont des thermomètres des goûts du public, des publics, du "goût des autres" et permettent de "réajuster" dans les salles obscures la demande pas toujours explicite de spectateurs exigeants et volubiles.

Parions que le film "
La visite de la fanfare" réalisé par Eran Kolirin (lire plus bas), présenté aux récentes Rencontres Internationales de cinéma de Paris (il a raflé 2 des 3 récompenses), soit la bonne surprise de ce Noël qui devrait être oecuménique avant une année cinéphilique 2008 toute écologique et pleine de sens.

Bons films !
Caphi

NOTA : Je me décentralise quelque peu pendant quelques jours, pour mon plaisir et aussi le vôtre j'espère de me lire prochainement. En effet, du 11 au 18 décembre, je serai à Marrakech (Maroc) où se déroule le maintenant prestigieux Festival International de Films de Marrakech (Maroc).
Vous retrouverez ici  mon compte-rendu : [reportage] Marrakech, soleil, sunlight et ciné-light...

"La visite de la fanfare" de Eran Kolirin récompensé doublement aux 13e rencontres internationales de cinéma de Paris
Les 13e rencontres internationales de cinéma de Paris qui se sont déroulées du 27 novembre au décembre à Paris ont remis leurs prix le mardi 4 décembre au cinéma l'Arlequin (VIe)

"La visite de la fanfare" de Eran Kolirin (Israël / France, 2007) a reçu deux récompenses, celui du Prix Nouveaux Regards et le Prix du Public. (photo)

Le jury du Prix Nouveaux Regards, composé d'étudiants en cinéma l'a choisi pour "le jeu des acteurs et la touchante simplicité de son scénario".

Partout où il est présenté, "ce film remporte tous les suffrages, en particulier des jeunes gens" a rappelé la productrice de ce premier long-métrage qui n'a pas fini de faire couler de l'encre et des larmes de rire.

"Cela montre qu'il est possible de montrer des choses sérieuses en riant sans tomber dans le sentimentalisme bon marché" exprimait un spectateur enthousiaste à l'issue d'une projection. "Ce film est un message d'espoir, une main tendue pour l'écoute de l'homme"

(sortie en salle le 19 décembre prochain).

Le Prix de la Presse a lui été décerné à "The Art of Negative Thinking" de Bart Breien (Norvège - 2006) . Un film "sur la condition des handicapés traité sans mièvrerie " a déclaré un des membres du Jury composé de critiques de cinéma.

Cette 13e édition éclectique a été jalonné de projections, d'ateliers, de rencontres avec des invités rares aux univers singuliers et a permis de mettre en lumière une cinématographie engagée aux propos assumés à travers une compétition internationale de films audacieux et innovants.

Invité d'honneur, le réalisateur américain, Todd Haynes y a présenté en avant-première son nouveau film California I'm Not There (en salle depuis le 5 décembre), ainsi que deux autres avant-premières : It's a Free World ! de l'anglais Ken LOACH (sortie le 2 janvier, j'en reparlerai ici) et California Dreamin' du roumain Christian NEMESCU.

Plus d'infos > http://rencontres.forumdesimages.fr 

Retrouvez les moments forts du festival sur le nouveau blog du forum des images : blog.forumdesimages.fr
par caphi publié dans : [cinéma]
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 2 décembre 2007
Across-the-Universe-film-de-Julie-Taymor.jpgVoilà un film qui arrive à point ! 

En plein gavage des oies et juste avant la prochaine orgie de dindes, un film enchanteur qui rappelle en chansons aux jeunes générations ce que fut les idéaux des sixties et ses révolutions.

Le film de Julie Taymor ["Frida"] a de grandes chances de devenir "culte".

caphi

critiques choisies

 "Une comédie musicale psychédélique sur les années 60, qui réinterprète le répertoire des Beatles. Du cinéma pop art." [StudioMagazine.fr]
 
"Fresque psychédélique" [Le Monde], "succession de tableaux chantés et dansés, à l’esthétique sans cesse renouvelée. Une poésie parfois kitsch mais toujours assumée, qui saura séduire les plus récalcitrants à la comédie musicale." [Fluctuat.net]
 
"Certains diront que Accross the Universe est bizarre ou désordre. D’autres diront qu’il s’agit de l’une, sinon de la meilleure création artistique de l’année. Accross the Universe ne se classe pas dans une catégorie précise de film. C’est un film historique, une comédie musicale, c’est un film social, une romance… Et sûrement un chef d’œuvre." [imedias.biz]

"Across the Universe" de Julie Taymor [U.S.A., 2 H 15] 

autres films recommandés 

. "La Nuit nous appartient" de James Gray, un polar palpitant avec un père flic et ses deux enfants rivaux" [Télérama] ou les confraternelles réconciliations de deux  frères que tout au départ séparait avec un Joaquin Phoenix bluffant (U.S.A., 1 H 54)

.
"My Blueberry Nights" de Wong Kar-Waï avec Norah Jones, Jude Law, Natalie Portman (US.A., 1 H 35)

Des histoires de solitudes urbaines filmées admirablement par un maître de l'esthétique.
caphi

 "Un road trip aigre-doux" [L'essentiel] "Le cinéaste revient à sa veine la plus légère et retrouve le goût des romances avec happy end" [Les Inrocks] "Pour les inconditionnels de Wong Kar-wai, la magie opère" [la nuit américaine de Wong Kar-wai par l'AFP ]

. "Paysages manufacturés - Edward Burtinsky " de Jennifer Baichwal (1 H 26, Canada).

A la fois oeuvre d'art et réflexion sur l'industrialisation, la mutation des paysages et la condition humaine, ce documentaire est beau et glaçant ! C'est ainsi que les hommes veulent vivre ? 
caphi

"Des paysages d’apparence surréelle, mais qui nous renvoient pourtant à une réalité, celle de notre quotidien, de notre responsabilité à consommer, à cautionner, à ne pas se poser de questions. Lorsqu’une démarche artistique nous ouvre les yeux sur le monde dans lequel nous vivons, le bouleversement peut être très profond." [AgoraVox]

par caphi publié dans : [cinéma]
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Présentation

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Blog : Consommation sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus