[cinéma]

Mercredi 10 juin 2009

"La vie est tout de même une chose bien curieuse... pour qui sait observer entre minuit et trois heures du matin"

Jacques Prévert, Dialogue du film français Quai des brumes

 Le public du Publicis-cinéma (Paris 8e) après la projection du film "Home" de Yann Arthus-Bertrand et en sa présence le lundi 8 juin 2009 - photo caphi

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sommaire

[les NOUVEAUX FILMS en salles - ma SELECTION]

[festivals]

du jeudi 11 au dimanche 14 juin 2009 identiT, Festival de films trans de Paris

du 9 au 14 juin 2009 > festival FILMER LA MUSIQUE

[expo] . À la découverte de l’exposition Jacques TATI à la cinémathèque française

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[les NOUVEAUX FILMS en salles - ma SELECTION]

séance de dédicace de Yann Arthus-Bertrand et et discussion à bâtons rompus avec le public après la projection de son film "Home" au Publicis-cinéma (Paris 8e) le lundi 8 juin 2009 - photo caphi

http://2.bp.blogspot.com/_RXXTpwgw_vg/Si-lEw31efI/AAAAAAAACac/9Si8LZXh728/s1600-h/Coraline,+film+d'animation+de+Henry+Selick.jpg"Coraline" film d'animation de Henry Selick, un conte noir et souvent effrayant pour adultes et (grands) enfants [Les films de la semaine] Animation 3D, ados boutonneux, mythique concert soul et baleines menaçées
Un superbe et terrifiant film d'animation en 3D-relief, "Coraline", une désopilante comédie dont les héros sont des ados boutonneux, "Les beaux gosses", et un documentaire sur un mythique concert donné à Kinshasa en 1974, "Soul power", cette semaine dans les salles obscures. Sans oublier les "Dauphins et baleines 3D, nomades des mers" de Jean-Jacques Mantello, une ode à la beauté de ces mammifères marins en danger présentée en relief-3D à la Géode.
 
Mes derniers COUPS de COEUR : Dauphins et baleines 3D, nomades des mers de Jean-Jacques Mantello, ode à la beauté de ces mammifères marins en danger, Home, le document indispensable de Yann Arthus-Bertrand sur l'état de notre planète, Etreintes brisées de Pedro Almodovar avec une Pénélope Cruz sublime, Clara de l'allemande Helma Sanders-Brahms grace au maestria de ses interprètes, Good morning England, le film bien rocké de Richard Curtis, Le sens de la vie pour 9,99 dollars, le film d'animation, fables d'humour noir et de cruauté de l'israélienne Tatia Rosenthal, Dans la brume électrique, l'enquête américaine menée de main de maître par le français Bertrand Tavernier, Welcome du français Philippe Lioret avec un Vincent Lindon justement bien

> VOIR ma PAGE CINEMA dans les PARIS de caphi
 
[festivals]
> du jeudi 11 au dimanche 14 juin 2009 identiT, Festival de films trans de ParisDes films passionnants autour de la transidentité La conquête de l’égalité des droits n’est pas achevée pour les trans, pour les lesbiennes et les gays. Les trans pour leur part sont loin de pouvoir jouir totalement des acquis dont l’immense majorité des citoyens bénéficie. Ce Festival (2eme édition) a pour ambition de promouvoir l’inscription de cette histoire minoritaire dans la mémoire collective de toutes et tous... EN SAVOIR PLUS [PROGRAMME et INTERVIEW des ORGANISATEURS] sur mon blog "Différences", référence francophone sur la TRANSIDENTITE (Illustration : "Screaming queens")
 
http://1.bp.blogspot.com/_RXXTpwgw_vg/Si0CDaQsV3I/AAAAAAAACaM/bJiocYCrfT8/s1600-h/FILMER+LA+MUSIQUE.jpgDu 9 au 14 juin 2009 > Avec une programmation de films et documentaires musicaux largement inédite, la troisième édition du festival FILMER LA MUSIQUE propose 5 jours et 5 nuits de projections, de concerts et de performances. Plus de 700 films reçus et visionnés, près de 25 films programmés dont une large part en avant-première, plus de 50 artistes et réalisateurs présentés, et une série de concerts mêlant découvertes internationales et artistes de la jeune scène parisienne et française. De K.H. Stochausen à Johnny Halliday, de Klaus Nomi au Grime made in London, de Tigersushi à Born Bad Records, FILMER LA MUSIQUE fait la part belle aux films et aux producteurs indépendants et continue d’affirmer sa vocation de festival défricheur. Un festival de cinéma qui se vit comme un festival de rock. Programmation complète disponible sur www.filmerlamusique.com
 
[expo]
http://1.bp.blogspot.com/_RXXTpwgw_vg/Si5LwYtXhFI/AAAAAAAACaU/X0CC_NaIhXE/s1600-h/JACQUES+TATI.jpgÀ la découverte de l’exposition JACQUES TATI à la cinémathèque française. Petite introduction à l’univers de Jacques Tati, en deux mots et trois déambulations dans le bâtiment labyrinthique de Frank Gehry. Ainsi guidés jusqu'à l’entrée de l’exposition, petits et grands la découvrent ensuite à leur rythme.Tous les samedis et dimanches à 16h (14 juin : visite exceptionnelle et inattendue) > En savoir plus

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Lundi 23 février 2009

HOLLYWOOD COURONNE SLUMDOG MILLIONNAIRE

Avec huit statuettes, film, réalisateur, musique, chanson, scénario, montage...., l'adaptation du roman Q & A ( Slumdog millionnaire en français! ), le petit film de Danny Boyle a mis k o le Benjamin Button, nommé 13 fois.boyle.gif

Sean Penn, meilleur acteur pour MILK, Kate Winslet, meilleure actrice pour LE LISEUR, et Magic Danny Boyle pour SLUMDOG MILLIONNAIRE, le trio gagnant des 81 è Oscar.
Grosse déception pour Mickey Rourke, battu par son "frère" Sean Penn.
Avec huit Oscar, SLUMDOG rejoint AMADEUS ou OUT OF AFRICA en termes de nombre de récompenses.
Produit pour huit millions de dollars, ce film sera le plus rentable de l'année. A ce jour, il a encaissé 200 millions de dollars.
Un chiffre qui va exploser dès demain, dans le monde entier.

Publié dans Oscar 2009 du blog Le Western culturel, lundi 23 février 2009 à 06:10


Slumdog Millionaire
de Danny Boyle, belle histoire magistralement réalisée fait partie de mes derniers COUPS de COEUR
avec L'étrange histoire de Benjamin Button, magnifique fable méditative sur le temps de David Fincher, Pour un instant, la liberté d'Arash T. Riahi, histoire humoristique et touchante sur le destin de réfugiés iraniens, Walkyrie de Bryan Singer, chronologie haletante du dernier attentat contre Hitler, Il Divo, étourdissante farce macabre réalisée d'une main de maître par Paolo Sorrentino, Les plages d'Agnès, autoportrait humoristique de la cinéaste Agnès Varda et Comme une étoile dans la nuit de René Féret, "drame optimiste" joué par des comédiens remarquables de justesse.
 
 

 
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Jeudi 29 janvier 2009
A travers le destin de réfugiés iraniens en route pour la liberté, une histoire de la mondialisation. Une réussite du genre.
Caphi

C
e film suit le parcours de familles et d’individus ayant fui l’Iran et bloqués en Turquie dans leur long périple vers l’Europe ; il pose un regard plein d’humour, de sensibilité sur leurs déboires, les violences subies, mais aussi les contradictions qui les traversent dans cette situation sans issue : les rapports hommes / femmes, l’attitude par rapport à la religion...

critiques
"Film désarmant, puissant et parfois dur, Pour un instant la liberté est pour un premier long, une vraie réussite. De celles qui remuent et émeuvent" [dvdrama.com]

Réfugiés

Le calvaire des réfugiés politiques iraniens. Poignant. Au début de l'ère des ayatollahs, des femmes et des hommes fuient leur pays, l'Iran, au péril de leur vie.

Cliquez ici

La première scène s'ouvre sur une exécution, la dernière aussi. Nous sommes au début de l'ère des ayatollahs, au pouvoir en Iran depuis trente ans. Des femmes et des hommes fuient leur pays au péril de leur vie. Deux jeunes gens, qui rêvent d'étudier en Europe et de batifoler avec les filles, Ali et Merdad, quittent clandestinement l'Iran, accompagnés de leurs cousins Asy, sept ans et Arman, cinq ans, qu'ils doivent ramener à leurs parents, réfugiés à Vienne. Leur route croise celle d'autres candidats à l'exil : un jeune Kurde d'Irak ; un vieux professeur iranien, un couple et leur enfant. La route est longue : bus, camionnette, marche, cheval et la Turquie, première étape, n'est qu'une porte ouverte sur la liberté.

D'Erzurum, d'Ankara à l'Autriche, il y a un monde peuplé de logeurs indélicats, de bureaucrates obtus, de barbouzes iraniennes officiant sous uniforme turc. « Pour un instant la liberté » n'est pas une autobiographie, mais le réalisateur Arash T. Riahi (trente-sept ans) a débarqué à Vienne à dix ans.

Dérision

Documentariste, il maîtrise cette première fiction en gardant la juste distance entre le témoignage et l'émotion. Lorsque celle-ci est trop forte, il botte en touche vers la dérision. Tantôt il penche du côté du sobre Turc Yilmaz Güney, tantôt vers les rivages du baroque Serbe Emir Kusturica. Comment ne pas sourire lorsque deux personnages faméliques se lancent dans la capture d'un cygne pour se mitonner un ragoût « à la sauce réfugiés » ? « Pour un instant la liberté » a été primé par plusieurs festivals, le dernier en date étant celui du film d'histoire de Pessac. Ce n'est que justice.
EMMANUEL HECHT, Les Echos, 29/01/09



Le film d’Arash T. Rihahi est sorti en salles, en France, depuis le 28 janvier 2009 ; Nous nous y associons car nous pensons qu’il peut contribuer à changer le regard des français sur les migrants, en l’occurrence iraniens (et un kurde) mais la situation est assez universelle, malheureusement (Fin 2007, on estimait à 11,4 millions le nombre de réfugiés dans le monde).
  [resf.info]

> Pour voir la bande annonce, allez sur le site resf.info
 

Synopsis


Ali et Merdad tentent de fuir l’Iran avec leurs cousins Asy, 7 ans, et Arman, 5 ans, dans le but de les ramener à leurs parents qui vivent en Autriche. Mais ils doivent d’abord passer par la Turquie et attendre un hypothétique visa qui tarde à venir. Ils font alors la connaissance d’autres réfugiés iraniens : un couple et leur petit garçon cherchant à prouver aux pouvoirs publics qu’ils sont persécutés pour des motifs politiques ou encore un professeur et un jeune Kurde qui surmontent leurs difficultés quotidiennes grâce à un incroyable sens de l’humour… Des hommes et des femmes qui espèrent de toutes leurs forces entrer en Europe, terre de liberté…

Extrait de l’interview de Arash T Rihahi

À un moment donné, l’un des enfants se demande pourquoi les gens ont besoin de papiers pour retrouver leurs parents. Même si cela est formulé de manière un peu naïve, on peut dire qu’il s’agit de l’un des thèmes-clés du film et d’une question majeure de notre société…
Malheureusement, la bureaucratie est considérée comme la meilleure solution à la plupart des problèmes de société. Et lorsqu’on apprend qu’un réfugié s’est jeté par la fenêtre et s’est tué parce qu’il ne voulait pas être renvoyé dans son pays, nous devrions revoir en profondeur notre conception de la bureaucratie. Il faut être vraiment désespéré pour en venir à de telles extrémités, non ?


source : Altermonde-sans-frontières, samedi 31 janvier 2009

Pour un instant la liberté
Un film d'Arash T. Riahi
Avec Navid Akhavan, Pourya Mahyari, Kamran Rad, Payam Madjlessi
Durée : 1h50


Par caphi
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Samedi 6 décembre 2008

"Comme une étoile dans la nuit" de René Feret, mon dernier COUP de COEUR

Ma critique : Un "drame optimiste" joué par des comédiens remarquables de justesse. Une oeuvre lumineuse à ne pas laisser passer.

****Comme une étoile dans la nuit de René Féret (France, 1H30) avec Salomé Stévenin, Nicolas Guiraud. Alors qu'Anne et Marc ont décidé d'avoir un enfant, Marc découvre qu'il est atteint de la maladie de Hodgkin. Le dernier film de René Féret, qui en 1975 avait remporté le Prix Jean Vigo avec "L'histoire de Paul", et qui en 2007 avait signé "Il a suffi que Maman s'en aille..." avec Sagamore et Salomé Stévenin.
 
Critiques choisies : "René Féret raconte « un amour qui fait échec à la tristesse et à la peur de la mort », en opposant à la fatalité de la maladie la plénitude de l'instant présent, intensément vécu. Grave, passionnée, volontaire, Salomé Stévenin porte le film à un haut degré d'incandescence." [Le Figaro] "« Grandir la mort grâce à l'amour » - et l'amour grâce à la mort." Le film est dur et émouvant non parce que les personnages principaux pleurent, mais parce qu'ils sourient, rient et acceptent. (...) Féret sait où il va : à la beauté. Parce qu'enfin, en accompagnant fait par fait, pas à pas, ses personnages incorruptibles, Féret fait un film d'amour fou. Un film d'amour fou à la française, où la force du surréalisme naît d'un récit analytique, factuel et quotidien. [Chronicart.com]
 
MES COUPS de COEUR : Comme une étoile dans la nuit de René Féret, "drame optimiste" joué par des comédiens remarquables de justesse, The Visitor de Thomas McCarthy, dénonçant l'inhumaine politique des Etats-Unis vis-à-vis de ses immigrés clandestins, Séraphine de Martin Provost pour la prestation de Yolande Moreau en domestique et peintre devenue "folle", Entre les murs de Laurent Cantet, joutes oratoires souvent drôles et surtout instructives sur l'école, Gomorra de Matteo Garrone, démonstration réussie d'une descente aux enfers d'un système, Wall-E, dernière production des studios Pixar, film d'animation poétique, écologique et humoristique,Valse avec Bachir, le film d'animation de l'israëlien Ari Folman, véritable réquisitoire contre la guerre, Eldorado road-movie déjanté du belge Bouli Lanners, La capture, danse macabre autour de la violence conjugale de la québécoise Carole Laure, Soap "véritable hymne à la tolérance et la différence" réalisé par la danoise Pernille Fischer Christensen, Ulzhan, le horse-movie initiatique de Volker Schlöndorff, Les toilettes du pape, la comédie amère d'Enrique Fernandez et César Charlone, There will be blood, le chef d'oeuvre de Paul-Thomas Anderson, Into the Wild, le dernier film lyrique et bouleversant de l'acteur et cinéaste américain Sean Penn, Paris, la déclaration d'amour de Cédric Klapisch à la capitale, Elle s'appelle Sabine, le documentaire touchant de l'actrice Sandrine Bonnaire sur sa soeur austiste et La guerre selon Charlie, la comédie géopolitique de Mike Nichols font partie de mes derniers COUPS de COEUR.

En savoir plus dans
les Paris de caphi: [les NOUVEAUX FILMS en salles - Ma SELECTION]
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Samedi 12 juillet 2008

Débat avec le réalisateur Claude Miller après la projection de son premier film
La Meilleure façon de marcher (1975) au cinéma Le Grand Action (5e)
 
Ce qui a de bien dans la plupart des festivals de cinéma, c'est qu'ils permettent aussi des rencontres intéressantes entre le public et les auteurs des oeuvres présentées.
 
Le festival Paris Cinéma qui s'est tenu du 1er au 12 juillet dans la capitale en fut un bel exemple.

Le MK2 Bibliothèque, centre névralgique du Festival PARIS CINÉMA qui s'est tenu du 1er au 12 juillet 2008.
 
Outre les nombreuses projections (plus de 280 films d’horizons différents dans une quinzaine salles de la capitale), les spectateurs n'ont pas été avares de questions, souvent pertinentes à l'issue des projections avec des invités prestigieux qui ont partagés leurs expériences et leur passion du cinéma tels Nathalie Baye, Claude Miller, David Cronenberg, Aki Kaurismäki, Jean-Claude Carrière, Joseph Kuo ou Ronit Elkabetz.
 
Avec le cinéma Philippin à l'honneur cette année, une rétrospective des films d'Aki Kaurismäki ou de ceux avec Nathalie Baye, le Festival a touché des publics variés et fait le plein de bonheur pour les aficionados de la pellicule.
 
Beaucoup d'oeuvres présentées - certaines en avant-première - parlent des souffrances de ce monde où la violence fait souvent partie du quotidien. Si  l'actrice Charlotte Rampling, la Présidente du Festival, a déclaré lors de la cérémonie de clôture, que les films furent "exigeants, dérangeants, forts", ils n'ont pas rebutés des spectateurs à la recherche d'originalité, d'émotion et de réflexion.


Retour de flamme
, projections gratuites et en plein air dans le
Parc de Bercy le samedi 5 juillet 2008 (Serge Bromberg au piano et à la batterie Aidje Tafial du groupe "Les Yeux Noirs")
 
Versailles du français Pierre Schoeller, présenté aussi au dernier festival de Cannes, a aussi ému une salle touchée par cette histoire de SDF qui vit dans une cabane de la forêt de Versailles. Ce drame de l'identité interprété par l'excellent Guillaume Depardieu et le jeune Max Baissette de Malglaive - rappelant "le Kid" de Chaplin - sort en aôut prochain dans les salles.
 
Mais c'est un documentaire "qui donne la pêche" - qui a reçu les 2 principaux prix, celui du JURY et celui du PUBLIC : Young@Heart de l'anglais Stephen Walker suit une chorale british composée de 24 papys rock-punk dont la moyenne d'âge a ... 80 ans. Tendresse et humour jalonnent cette oeuvre en salle prochainement. Une belle leçon de vie.


La remise du Prix du Jury le 10 juillet 2008 au MK2 Bibliothèque. Autour de Michel Jonasz et son jury, la Présidente Charlotte Rampling.
 
Un autre film britannique a attiré particulièrement mon attention dans cette sélection riche de surprises : Be Happy (Happy-Go-Lucky) de Mike Leigh. Les aventures d'une jeune institutrice à Londres, Poppy - interprétée magistralement par Sally Hawkins - aussi drôle et fantaisiste que rationnelle et déterminée. Véritable bouffée d’oxygène, Be Happy est un film merveilleusement universel, un hymne au bonheur et à la vie. Avec quelques scènes d'anthologie. (sortie en salles le 27/08)
 
caphi
 
 
LE PALMARES DE LA COMPETITION INTERNATIONALE

J
eudi 10 juillet au MK2 Bibliothèque, le jury de la sixième édition du Festival Paris Cinéma présidé par Michel Jonasz composé de Marylou Berry, Nora Arnezeder,
Michel Jonasz, Stanislas Merhar, Aurélien Wiik et de l’écrivain journaliste Fabrice Gaigna, a décerné à Young@Heart de Stephen Walker (Grande-Bretagne) le PARI de JURY qui a également raflé celui du PUBLIC, décerné par les spectateurs (sortie prévue en salles fin 2008).
TRIBU de Jim Libiran (Philippines) a reçu le PARI de L’AVENIR décerné par un jury composé d’étudiants d’universités parisiennes. (photo caphi)
Pour les court métragesle Pari du Public est allé au film Les Couillus, le Pari du Jury / TPS Star à La Saint-Festin et le Pari de l'Emotion / KookaïFilms à Une leçon particulière.
 
(photos et texte : caphi)
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Mercredi 14 mai 2008
Ma critique : Road-movie à travers un Sud Liban dévasté, cette histoire d'amour filial vous emmène au coeur des hommes et des femmes qui font ce pays malheureusement meurtri. Magnifique.


Zelna vit à Dubaï. En plein divorce, elle décide d'envoyer son fils Karim chez sa soeur, à Kherbet Selem, un petit village du Sud Liban, pour le protéger des disputes conjugales. Quelques jours plus tard, la guerre éclate. Folle d'angoisse, Zelna part aussitôt pour le Liban via la Turquie. Mais avec le blocus, elle n'arrive au port de Beyrouth que le jour du cessez-le-feu. Elle y rencontre Tony, le seul chauffeur de taxi qui accepte de la mener dans le Sud.

**** Sous les bombes de Philippe Aractingi (France, 1H30) avec Nada Abou Farhat, Georges Khabbaz, Bshara Atallay

La critique [evene]
La note evene : 4/5La note evene : 4/5  le 16 Mai 2008 par Mathieu Menossi

Dans sa conception même, ‘Sous les bombes’ est né d’une nécessité existentielle. Un objet cinématographique entre vie privée et vie artistique, où la caméra sert de vecteur à une catharsis absolue. A la fois soupir désabusé, appel au secours et cri de rage, ‘Sous les bombes’ est un road-movie à la progression chaotique dans un Liban éventré. Quatre comédiens composent avec la réalité quotidienne de ce pays ravagé par la guerre. Réfugiés, journalistes, militaires, religieux et militants. Tous se sont improvisés acteurs, rendant compte avec plus ou moins de conscience du spectacle putride de ce Liban noyé dans la tourmente. Et tel Charon dans sa barque voguant sur le Styx, le chauffeur de taxi Tony transporte Zeina, poursuivant une ombre au pays des morts, celle de son fils Karim. Dans leur périple, ils croisent la destruction, le deuil, la haine. Mais aussi l’espoir et ces petits hasards aux allures de grands miracles. On danse, on sourit, on fait même l’amour. L’urgence et la précarité dans lesquelles a été tourné le film lui confèrent une force dramatique intense et permanente, ne laissant que peu de répit au spectateur. Le réalisme de la réalisation procède d’une image numérique à la vitalité presque effrayante, tremblant sous les tirs de roquettes. Une image aux convulsions nerveuses, presque organiques. ‘Sous les bombes’ se veut un grondement de résistance contre la guerre, et non une attaque haineuse contre Israël. L’intelligence du cinéaste est d’avoir su introduire la fiction dans la réalité, une démarche inédite où les frontières entre réel et irréel s’effondrent, repoussant ainsi les limites d’un genre habituellement destiné au reportage et au documentaire.

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Dimanche 23 mars 2008
Le-groupe-Ziveliorkestar-a-anim--la-soir-e-d-apr-s-Palmar-s-du-30e-Festival-de-Cr-teil.jpg Le groupe serbe Ziveliorkestar a animé avec entrain la soirée après le Palmarès de 30e Festival de Films de Femmes de Créteil ce samedi 22 mars 2008 (photo caphi)


J
oviale et décontractée, la remise, samedi 22 mars 2008, des prix des différents jurys du 30ème Festival international des films de femmes de Créteil et du Val-de-Marne a permis de mettre en valeur une cinématographie pourtant grave.
A travers ces "leçons de cinéma", cette manifestation, devenue incontournable devant la "confusion des valeurs" et les nombreuses discriminations dont est victime le "2eme sexe", a récompensé des longs métrages de fictions, documentaires et courts-métrages internationaux.

Le film iranien Mainline ("Khoon bâzi") de Rakhshan Bani-Etemad et Mohsen Abdolvahab" a reçu le Grand Prix du Jury présidé par Ingrid Caven et composé, entre autres, de l'actrice Catherine Jacob et du réalisateur Nicolas Philibert. Ce "portrait de la jeunesse dans la middle-classe de la société iranienne" à travers le voyage désespéré d'une mère et de son fils pris dans les tourments de la drogue sera bientôt diffusé en France.

Le Jury de l'université Paris XII a fait parler "le cri du coeur" en remettant son prix au court-métrage "Milan" de la Serbe Michaela Kezele, l'histoire réaliste et cruelle d'un petit garçon au milieu de la guerre en ex-Yougoslavie. "Les gens qui s'engagent ne sont pas si nombreux" a fait remarquer la réalisatrice française Stephane Mercurio qui a reçu le Prix lycéen pour "A côté", documentaire sur des femmes de détenus "pénélopes des Temps Modernes". "Défendre les endroits pour la diffusion de ses films" tel est le credo de Ville de Créteil qui a remis le Prix du Public à "Hidden Faces" ("Sakli Yüzler") de la turque Handan Ipekçy. La "chaîne du cinéma" Canal + a choisi, elle, de promouvoir le court-métrage "Un Hombre Tranquilo" de l'espagnole Arantza Gomez Bayon. 

Nouveauté 2008 : Les femmes de la prison de femmes de Fresnes (94) ont remis leur prix au court-métrage "Juste une heure" de Virgine Peignien, récompense qui consiste à "venir rencontrer ces femmes incarcérées" !

Ces prix à "la résistance élementaire" comme l'a déclaré la productrice du court-métrage turc "Ata" de Caglaz Zencirci doublement remarquée, tout comme celui de l'association Beaumarchais récompensant le court-métrage belge "Sarah" de Kadija Leclere, sont des lucarnes indispensables à la compréhension d'un monde en plein bouleversement.
Caphi
  Plus d'infos : filmsdefemmes.com

[photo caphi : Josiane Balasko, invité d'honneur de la 30e édition du Festival  le 15 mars 2008 répondant à quelques questions avant la projection de "Sac de noeux", sa première réalisation (1984) qui a beaucoup fait rire les 900 spectateurs présents]


autres clichés de caphi de la soirée du Palmarès...

Apr-s-la-remise-des-prix-du-30e-Festival-de-Films-de-Femmes-de-Cr-teil-le-22-mars-2008.jpg  Après la remise des récompenses, la fête peut commencer...
Le-g-teau-d-anniversaire-des-30-ans-du-Festival-de-Cr-teil-22-03-2008-copie-1.jpg Le gâteau d'anniversaire  pour les 30 ans du
Festival de Films de Femmes de Créteil

Le-groupe-Ziveliorkestar-au-30e-Festival-de-Films-de-Femmes-de-Cr-teil--22-03-2008.jpg  Le groupe Ziveliorkestar
 
Par caphi
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Vendredi 21 mars 2008
"Sans révolutionner le cinéma, Les Toilettes du Pape propose une escapade dépaysante nimbée d’une poésie et d’un humanisme charmants. Une curiosité qui mérite le détour." [Fluctuat.net]

http://bp2.blogger.com/_RXXTpwgw_vg/R-MOFUlcmDI/AAAAAAAABHg/xawOyNYOwVE/s1600-h/Les+toilettes+du+pape.jpg
*****chef d'oeuvre ****très bien ***bien **pas si mal * passable 
 
**** Les toilettes du Pape de César Charlone et Enrique Fernandez (Uruguay, Brésil, France, 1H37, titre original "El bano del papa").

Cette comédie sociale amère, entre Ken Loach et Jacques Tati, réalisée avec plein de grace par un duo sud-américain et jouée par des comédiens amateurs, est une oeuvre de
bienf-aisance. Rendez-vous donc dans ces toilettes-là sans attendre !
caphi


L'histoire
: En 1988 Melo, une petite ville uruguayenne à la frontière brésilienne qui vit de contrebande, attend fébrilement la visite du pape Jean-Paul II et les milliers de pèlerins en quête de souvenirs, sandwiches et boissons qu'elle devrait drainer. Un père de famille aussi désargenté que ses voisins pense avoir trouvé comment faire fortune : installer des toilettes publiques à l'usage des pèlerins. Pour financer son projet, il doit multiplier les allers-retours à la frontière, sur son vieux vélo, pour passer des produits de contrebande. Réalisé par Enrique Fernandez et Cesar Charlone, tous deux Uruguayens, et co-produit par le Brésilien Fernando Meirelles, l'auteur de "La Cité de Dieu", "Les Toilettes du Pape" mêle acteurs professionnels et comédiens débutants, originaires, tout comme Fernandez, de Melo, le petit village où le film a été tourné. Ils livrent des compositions magnifiques, faisant de la force de l'interprétation la principale qualité du film. Cette justesse se retrouve dans le regard des cinéastes, en empathie avec des personnages finement dépeints au fil de scènes à la fois drôles et poignantes, qui font de ces rêves de richesse une attachante épopée miniature. Cette jolie comédie néoréaliste sur les rêves de richesse des exclus était en sélection officielle au Festival de Cannes 2007, dans la section Un Certain Regard.
 
Les autres films de la semaine : l'Inde kitsch d'Anderson, le drame feutré de Claudel
Une nouvelle comédie loufoque de l'Américain Wes Anderson, "A bord du Darjeeling limited" et le premier film de l'écrivain Philippe Claudel, "Il y a longtemps que je t'aime" avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein, sont aussi à l'affiche cette semaine.
 
 
> lire aussi les dernières infos sur le Paris de caphi (sélection de spectacles, expos, infos, photos, chroniques et reportages) actualisé chaque jour
Par caphi
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Jeudi 28 février 2008

Extrait du film de Paul Thomas Anderson : "There will be blood"

There will be blood de Paul Thomas Anderson (USA, 2H38, avertissement publics sensibles) avec Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Dillon Freasier

Superbe fresque racontant l'ascension, au début du XXe siècle, d'un mineur - magistralement interprété par Daniel Day Lewis - qui, enrichi par l'or noir, se retrouve en prise avec ses démons.
Dans des paysages aussi noirs que l'esprit du personnage, aussi gluant que le pétrole tant convoité, cette oeuvre exceptionnelle va certainement devenir une référence pour ce que fait de mieux le cinéma américain. Un chef d'oeuvre.
caphi

Ce film qui a valu à Paul-Thomas Anderson l'Ours d'argent du meilleur réalisateur au Festival de Berlin, est une fresque épique et sombre sur les débuts de l'exploitation pétrolière en Californie. Daniel Day-Lewis, récompensé dimanche par l'Oscar du meilleur acteur pour ce film, éblouit en prospecteur sans scrupules. Impressionnant en pionnier de l'industrie pétrolière âpre au gain et violent, l'acteur a aussi été distingué aux Bafta britanniques, aux Golden Globe américains et a décroché le Prix du syndicat des acteurs américains (SAG). Inspiré du roman "Pétrole !" d'Upton Sinclair, le cinquième film d'Anderson - après "Boogie nights", "Magnolia"... - part sur les traces des pionniers de l'industrie pétrolière en Californie, au début du XXe siècle.

les salles : www.allocine.fr

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Vendredi 1 février 2008

Déclaration d'amour et d'impuissance

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Sandrine Bonnaire filme une scène de son documentaire  : "Elle s'appelle Sabine"

"Gogol"? Non, autiste. L'actrice Sandrine Bonnaire a filmé sa soeur, Sabine, atteinte d'une maladie "qui a longtemps cherché son nom", dans un premier documentaire intime et engagé. 

Frimeuse, intime, agressive ou fatiguée, telles sont les attitudes de sa soeur autiste entourée de ses compagnons de souffrance que filme avec pudeur l'actrice Sandrine Bonnaire.

A l'aide d'archives, on découvre comment les médicaments ont "bousillée" une vie qui était, certes un peu "autre",  mais vivante et joyeuse.

De la belle
Sabine découvrant l'Amérique en Concorde ou souriante sur des plages de Charente, il ne restera plus, après un "passage" de 5 ans en hôpital psychiatrique, qu'un être grossi par l'administration excessives des neuroleptiques mais pourtant encore conscient de ce qu'elle est.

La scène finale où elle se voit sur les vidéos de sa soeur, dans "sa vie d'avant" jeune et rayonnante, est un moment particulièrement fort d'émotion mais instructif.

Cette déclaration d'amour et d'impuissance est aussi un réquisitoire contre le système psychiatrique et ses substituts qui abiment, spoilent ces vies "différentes" qui, à défaut d'être comprises et soignées, ne sont toujours pas acceptées des autres dits "normaux". 

caphi


Critiques choisies
: "Elle s’appelle Sabine est une caresse poignante, une déclaration d’amour réciproque exprimée à fleur d’image." [Jacques Morice, Télérama]
 

"Documentaire émouvant et prégnant. Sandrine Bonnaire nous y dévoile aussi son propre comportement vis-à-vis de sa sœur et c’est ce face à face parfois terrible mais toujours sensible qui nous transporte dans leur univers. Le handicap est partagé. On ressent beaucoup de sincérité et de sensibilité. A voir absolument !" [Fredérique, artiste plasticienne et amie cinéphile] 
 
"Lettre d’amour d’une actrice à sa sœur, documentaire à la fois impuissant et rageur sur les dérives thérapeutiques des instituts psychiatriques (...) Entre les images d’archives d’une Sabine toute jeune fille, lumineuse, jolie, musicienne, et celles d’aujourd’hui qui la montrent défigurée par les médicaments, malheureuse et agressive, se dessine un parcours tragique, une existence gâchée racontée avec la douceur et la sensibilité hors pair de celle qui fut l’actrice fétiche de Pialat." [tetu.com

"Il y a de la colère mais maîtrisée. Avec la droiture qui est sa signature, Sandrine Bonnaire témoigne, dit le manque alarmant en France de centres médicalisés adaptés aux autistes, rappelle que « l’hôpital n’est pas un lieu de vie » mais « un lieu de transition ». Elle le fait sans rien escamoter, ni sa honte passée vis-à-vis de Sabine, ni le comportement parfois retors de sa sœur, mais en évitant toute complaisance. D’où la force de ce documentaire (remarqué à Cannes et diffusé en septembre à la télévision), à la fois engagé et sobre, mêlant home movies et images récentes tournées dans le centre où Sabine est maintenant bien encadrée. Entre les deux sœurs, les échanges ne manquent pas, vigoureux, amusants, douloureux, l’une comme l’autre racontant dans ce face-à-face une relation tendre compliquée par le handicap. Elle s’appelle Sabine est une caresse poignante, une déclaration d’amour réciproque exprimée à fleur d’image." [Jacques Morice, Télérama]

"Un très beau moment de cinéma" [Le Canard Enchainé]

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