Mercredi 9 juillet 2008
Une table en bois, une gazinière, un buffet avec des verres bien propres et bien rangés, c'est le "spectacle" quotidien que vous pouvez apercevoir lorsque vous passez sous le Pont Charles-de-Gaulle qui fait la jonction entre la gare de Lyon et celle d'Austerlitz.

André, 65 ans "habite" ici depuis 2 ans avec son ami Jacky, 60 ans.
Tout près, des tentes alignées estampillées "Médecins du monde" qui abritent ses autres compagnons d'infortune.

André travaille. Il fait des extras de cuisinier chez l'habitant ou sur les bateaux luxueux qui l'environnent.

Originaire du Tarn-et-Garonne, précédemment installé à Antibes, l'homme est arrivé ici après des déboires familiaux. Il a tout abandonné sauf ses quelques meubles qui lui a permis de recomposer un appartement à l'air libre.
L'électricité ? Il ne peut que la brancher le soir.

André a choisi de rester : "Je suis bien ici ; c'est mon choix de vie"
Seulement, voilà : il a reçu récemment un avis d'expulsion.
Mais une pétition circule. Même des agents de la Police et de la RATP l'ont signé.

André ne ressemble pas à ces "SDF" emmurés dans leur solitude : il invite régulièrement les passants curieux à faire causette.

Le week-end, un troisième ami vient les rejoindre : "C'est sa résidence secondaire. Ici, c'est toujours la fête ! La porte est ouverte..." ironise André, assis à sa table de cuisine en compagnie d'une invitée - "une cadre de la RATP" - qui vient lui rendre régulièrement visite.


On lui reconnaît même une fonction de gardien pour faire face aux exactions qui peuvent se produire ici.  
André, à sa manière, s'est donc recyclé et est utile. Alors pourquoi le chasser ?

Caphi
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Vendredi 27 juin 2008

Déjantée, (d)étonnante et très People, la nuit intitulée Demolition Party au Royal Monceau !  Jeudi 26 juin, le mythique palace, sis près de l'Etoile à Paris, a fété de manière très particulière sa fermeture avant travaux pour être transformé en un nouveau lieu de "luxe extrême basé sur l'intelligence" (dixit Philippe Starck son architecte) où artistes et mécènes trouveront leurs places comme l'a présenté son nouveau et visionnaire directeur Alexandre Allard.


The Demolition Party Teaser 1 par TheDemolitionParty

Au Royal Monceau, les VIP se délectent à détruire les murs à coups de masse
(photos et vidéos de caphi)

Le premier coup de massue a résonné à 23H30: un homme à casquette s'attaque à la masse au panneau doré des ascenseurs de l'hôtel de luxe Royal Monceau en criant des insultes sous les "hourras" du public, des centaines de "VIP" invités à "détruire" l'hôtel avant sa fermeture.
L'hôtel de luxe, racheté il y a un an par le jeune homme d'affaires Alexandre Allard, fêtait jeudi soir sa fermeture avec la "demolition party", "un happening festif et féroce" préalable à quinze mois de travaux menés par le designer français Philippe Starck.

Entre une série de concerts et une kyrielle de performances artistiques les 1.200 privilégiés étaient invités à casser à la masse certaines chambres du palace, dûment encadrés par des vigiles au casque de chantier orange.

Par groupe de seize personnes, les invités enfilent des combinaisons blanches siglées "Demolition Party", des bottes, des casques et des lunettes de protection. Armés de masses plus ou moins grosses, ils disparaissent ensuite dans les chambres du troisième étage, fermées au reste du public. Les coups de masse résonnent à travers les murs.

L'homme à la casquette qui s'attaque aux ascenseurs toujours en marche a pris les devants sans prévenir les vigiles. Les spectateurs crient de joie devant le spectacle tant attendu. L'homme se délecte à défoncer la machine. En fond sonore résonne un moteur assourdissant actionné dans une chambre voisine. C'est le chaos, une coupe de champagne à la main.
L'attaque de l'ascenseur par un des invités envoyé par caphi2042

Dans une chambre mitoyenne, une baignoire est encastrée dans un mur. Un moteur de hors-bord qui tourne dans une poubelle remplie d'eau est fixé à son bord. Une jeune chinoise l'actionne dans un brouhaha assourdissant et un nuage de fumée insupportable. L'oeuvre est signée de l'artiste Wang Du.

Dans une autre chambre, revisitée par Sudershan Shetty, des machines actionnent des masses en bois qui fracassent mécaniquement des centaines de verres à vin disposés par terre et sur deux tables. Un observateur: "Oh génial, c'est très amusant."

Dans la chambre 109, trois comédiennes gisent immobiles dans le lit, le sofa et sur une chaise, maculés de sang. L'une d'entre elles fait mine d'agoniser. N'étaient les traces de sang, la chambre de luxe est parfaitement en ordre. Un spectateur reste néanmoins imperméable: "Eh les filles c'est fini!"

Dans les couloirs de l'hôtel investis par la foule, on croise Jude Law, Keny West, MC Solar, Guillaume Canet, Sébastien Tellier, Jacques Toubon, Jacques Lang. Mais aussi des clowns, des jeunes femmes déguisées en infirmière, des hommes en peignoir, des groupes habillés à la mode Grand Siècle. Les invités fument à l'intérieur, écrasent leur cigarettes sur la moquette blanche.

Artistes post-bourgeois dans une des chambres du Royal Monceau) par caphi

Au téléphone, une jeune femme s'extasie: "C'est hallucinant ce truc." Une autre crie: "Je t'entends pas, je suis dans une pièce où il y a un bruit de tronçonneuse."

"C'est de la punkitude bourgeoise. C'est très marrant des bourgeois qui s'encanaillent en s'attaquant à coups de pioches aux symboles de la bourgeoisie", explique Eric Mitchell, un artiste américain qui regrette que toutes les chambres ne soient pas utilisées par les artistes.

Dans une pièce à part, deux concierges de l'hôtel n'en reviennent pas. "On est tous un peu tristes de voir ça. On est un peu amers. Mais nous on est du petit personnel, on a pas notre mot à dire."

De légers incidents ont émaillé la soirée sans entamer l'ambiance festive. Deux départs d'incendies ont dégagé de la fumée mais ont été rapidement maîtrisés par les pompiers. Des verres et une valise ont été jetés sur la foule dans la cour de l'hôtel, a constaté l'AFP. Ces projectiles ont provoqué de légères blessures sur les convives. (source AFP)











caphi
(en compagnie de l'acteur britannique Jude Law)



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Jeudi 26 juin 2008
Ce jeudi 26 juin, Dany Boon a reçus des mains de la Ministre de la Culture les insignes d’Officier dans l’ordre des Arts et des Lettres.
 
Entouré de sa femme, de ses 2 enfants et de ses amis, le réalisateur et comédien à succès de "Bienvenu chez Ch'tis" étaient radieux comme le soleil illuminant les terrasses du Ministère de la Culture au Palais-Royal.

PHOTOS

Dany Boon étaient accompagné de sa femme et de ses enfants (photos caphi)















Dany Boon entouré de Kad Merad et Zinedine Soualem >









VIDEOS
 

Dans un salon concomitant, les "professionnels de la profession" fêtaient également le lancement de la 24e Fête du cinéma qui débute de week-end.

caphi
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Mardi 24 juin 2008

Vernissage de l'exposition "Briser le silence autour de la violence domestique" au Sénat par le sénateur de Charente Maritime Jean-Guy Branger et Michèle André, sénatrice du Puy-de-Dôme et Vice-Présidente du Sénat le mardi 24 juin 2008

Vernissage de l'exposition "Briser le silence autour de la violence domestique" au Sénat par caphi

Jean-Guy Branger* a présenté l'exposition "chère à son coeur" qui comporte des témoignages émouvants de femmes victimes de violences conjugales et en présence de personnalités représentatives dont un membre du cabinet de la secrétaire d’Etat au droit des femmes Valérie Liétard..

Michèle André a exhorté les pouvoirs publics et les parties prenantes pour "dire, expliquer et éradiquer" ce "fléau" comme l'a défini la sénatrice Gisèle Gauthier (UMP - Loire-atlantique) qui a précisé que "ce n'est plus un tabou mais que le taux [de violences commises] est le même que nous avons connu".

"La lutte contre les violences permet d'éradiquer la primo-délinquance. Il ne faut pas arrêter de dénoncer". La Vice-Présidente du Sénat a reconnu le rôle essentiel des associations.

Jean-Guy Branger a pris des accents gaulliens pour qu'"une prise de conscience encore insuffisante" soit faîte et a demandé que le Conseil de l'Europe en fasse une priorité. Il a suggéré que soit créé une "convention" initiée sur 3 axes : "Prévenir, Punir, Payer".

Le sénateur bouillonnant a rappelé qu'il avait sollicité la RATP afin que cette exposition soit visible du "Grand public" dans une station du métro parisien.
A ce jour, il n'a toujours "pas reçu d'accusé de réception"...
caphi

A- Texte officiel 2.jpg
http://www.stop-aux-violences-domestiques.com/photo-363697-28_jpg.html > VOIR l'EXPOSITION (photographies et textes)

. Jusqu'au 7 juillet 2008 au Foyer Clémenceau du Sénat, 15, rue de Vaugirard Paris (6e)

*Jean-Guy BRANGER, sénateur de la Charente-Maritime, membre de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, a présenté un rapport sur la nécessité d'une campagne pour lutter contre la violence domestique à l'encontre des femmes en Europe. Il a appelé de ses voeux la mise en place d'une année européenne contre la violence domestique.

Son blog :
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Lundi 9 juin 2008
(si certaines images sont partiellement visibles, cliquer sur le titre ci-dessus pour voir la page en entier et toutes les photographies)

Défilé de mode différent au 4emes Trophées de l'APAJH le 9 juin 2009 à Paris - photo
caphi

L
es 4ème «Trophées APAJH» ont été décernés le lundi 9 juin 2008 au Palais des Congrès à Paris en présence de nombreuses personnalités et plusieurs milliers de spectateurs.
La soirée était animée par Stéphane Bern et avec l'appui amical et artistique de grandes pointures de la musique et des Arts telles...
  • » Bernard Lavilliers
  • » Lynda Lemay
  • » Jenifer
  • » Léa Drucker (marraine des Trophées)
  • » Le Soldat Rose
  • » Fame
  • » Saint André
  • » Le Cirque Eloize
  • » DJ Hostyl ...
Une soirée pleine d'émotion et de compassion qui a permis de comprendre encore plus que vivre avec nos différences est une richesse de tout instant.
 
Caphi
 
> mon reportage photos
 
   
   
   
[vidéo] Le final avec le défilé de mode "différent" et les acclamations chaleureuses du public du Palais des Congrès de Paris
Le final des Trophées de l'APAJH par caphi

VIDEOS
http://www.tv5.org/TV5Site/newsletter/redirect.php?li=197&R=http://www.tv5.org/apajh&T=&M=ENVOI

Partenaire des Trophées APAJH, la chaîne TV5MONDE a participé à la remise des prix > Retrouvez ici les meilleurs moments de la soirée !


Trophées Apajh : «Montrer l'exemple»

Visuel trophées Apajh

A l’occasion de la remise, lundi 9 juin à l'Hôtel de ville, des trophées Apajh 2008, question à Fernand Tournan, président de la fédération Apajh.

L’Apajh (anciennement Association d’aide et de placement pour adolescent handicapés) a été créée en 1962 par des enseignants, en réaction à l’absence de services de placement et à la carence de l’Education nationale dans l’accueil des jeunes handicapés. Aujourd’hui, la fédération Apajh est à la fois une association qui représente les personnes handicapées et une association fortement gestionnaire d'établissements, de structures et de services.

La fédération Apajh regroupe 87 associations départementales et 25 000 adhérents. Elle accompagne 25 000  personnes en situation de handicap grâce à son réseau de 600 établissements et services, gérés soit directement par la Fédération, soit par les associations départementales.

Que récompensent les trophées Apajh ?

Il peut s’agir d’initiatives, de projets ou de réalisations qui, selon nous, ont valeur d’exemple. Nous distinguons trois catégories : le droit à l'école et à la culture, l’insertion professionnelle et l'accessibilité de la ville. Plus un trophée d’honneur, qui ira cette année à l’université Laval de Québec (Canada). Les nominations seront annoncées à la mi-journée à l’Hôtel de Ville puis les trophées attribués le soir, lors d’une soirée festive au palais des Congrès, présentée par Marie Drucker en présence d’artistes tels que Bernard Lavilliers, Jenifer ou Linda Lemay.

Que récompensez-vous dans le cas de l’université de Québec ?

C’est l’aspect universel de l’accessibilité sur le campus : les chambres, les transports, les livres, les moyens de communication, un guide de l’accessibilité mis à jour chaque année… C’est un exemple très parlant. D’une manière générale, le Canada et les pays anglo-saxons sont beaucoup plus avancés que la France, qui enregistrait en septembre dernier tout juste 9 000 étudiants en situation de handicap, ce qui reste trop peu.

Pouvez-vous nous parler du palmarès 2008 ?

Sans le dévoiler, nous avons eu deux cas qui montrent qu’il est possible de développer l’accessibilité pour peu qu’on réfléchisse à des moyens adaptés. Une commune du nord de la région parisienne qui, en matière d’intégration scolaire, nous prouve que quelque soit le contexte social, on peut avoir un souci d’accompagnement des personnes handicapées et de leurs familles. En matière d’accessibilité de la ville, une commune de l’Est, qui a entrepris dès les années 1970 de s’adapter, voit aujourd’hui ses efforts aboutir. De ce point de vue, nous bénéficions avec la Ville de Paris d’une écoute réelle, attentive et d’un soutien. Certes il est plus difficile d’y créer, à cause du foncier, mais il y a du répondant, un souci réel de l’accessibilité, de l’accompagnement aussi.

La Conférence nationale du handicap se tient le lendemain des trophées, quels thèmes y développerez-vous ?

Il y en a deux. D’une part, nous souhaitons, avec d’autres associations, faire pression afin qu’augmente le revenu de remplacement des personnes qui ne peuvent pas travailler, c’est-à-dire sortir du registre de l’aide sociale pour passer au droit ; obtenir un minimum équivalent au Smic, quitte à parler de la fiscalisation de ce revenu. Le second sujet concerne le cinquième risque que doit prendre en charge la protection sociale : la dépendance. Cela signifie conforter la politique de droit pour les personnes en situation de handicap et l’étendre aux personnes âgées. La dépendance est un enjeu de solidarité majeur aujourd’hui, il ne faut négliger aucune piste, y compris le financement par la CSG.


 VOIR la VIDEO > Omar : L'Intégration des 'Handicapés' dans l'Ecole de la République sur madmundo.tv

Pour en savoir plus

source : Paris.fr


Fauteuil roulant TÉMOIGNAGE

''Je dois payer 230 euros de plus qu'un citoyen normal chaque mois pour mon handicap''
La Conférence nationale sur le handicap s'ouvre ce mardi 10 juin. Des handicapés auxquels le monde du travail reste fermé, dénoncent sur Le Post leur condition, honteuse pour un pays comme la France.

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Dimanche 4 mai 2008
[Court-métrage] Le Festival International des Très Courts, présent dans 70 villes de 15 pays s'est tenu du 2 au 4 mai 2008. A Paris, au Cinéma des Cinéastes (Paris 17e), le Grand Prix a été remis à The job (Précarité) de l'américain Jonathan Browning, court-métrage d'humour sur la mondialisation (visible sur Dailymotion). Le Prix du Public sera connu d'ici quelques semaines après dépouillement des fiches des nombreux spectateurs de par le monde. Une belle initiative mais pour quand des vidéos-conférences à travers le globe pour faire se connaître ces afficionados des Très-Courts si disparates mais ô combien exigeants et créatifs ? Plus d'infos : trescourt.com
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Du 25 avril au 4 mai 2008, s'est tenu un festival de théâtre différent. Durant dix jours, le spectacle vivant fut mis à l’honneur. Afin de s’adresser au plus grand nombre, hétéros ou homos, spectateurs tout simplement, l’éclectisme de la programmation - avec 12 spectacles - du Festival parisien de théâtre gay & lesbien en fut la preuve.

Dans cette lutte pour la tolérance, l’acceptation et l’égalité de tous afin de briser avec humour, sincérité et tendresse, tabous et préjugés, pour sa 2eme édition, le Jury a récompensé auteurs, metteurs-en-scènes, comédien(ne)s et affichistes ce dimanche soir 4 mai au cours d'une cérémonie joyeuse et décontractée au BANANA Café (Paris 1er). Entre autres lauréats, "Comme ils disent" a raflé 3 prix dont celui du PUBLIC.
Plus d'infos : www.festigay.com

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Dimanche 6 avril 2008

Place de l'Opéra à Paris le dimanche 6 avril 2008 - photo
caphi

Une foule immense. Composée de citoyens de tous horizons calmes et résolus, la Marche Blanche pour Ingrid Betancourt a rassemblé à Paris plus de 30 000 personnes qui, de la place de l'Opéra à l'Assemblée Nationale ont manifesté leur soutien afin que la sénatrice franco-colombienne, emprisonnée depuis 2002 par la guérilla colombienne des FARC et très malade, soit enfin libérée. Des "marches blanches" avaient été organisées ce dimanche d'avril dans plusieurs villes de France.

Parmi les manifestants parisiens qui se sont rassemblés en début d'après-midi sur la place de l'Opéra avant de gagner les abords de l'Assemblée nationale, figuraient de nombreuses personnalités, dont le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner, l'épouse du président de la République Carla Bruni-Sarkozy, Rachida Dati, la ministre de la Justice, Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, le maire de Paris, Bertrand Delanoë et l'un des fils du chef de l'Etat, Jean Sarkozy.

Face à l'Opéra de Paris, avant que la Marche puisse démarrer, le public écouta les différentes personnalités s'exprimer dont la soeur d'Ingrid Bétancourt.


30 000 personnes sont venus pour soutenir les efforts en faveur de la libération d'Ingrid Bétancourt, ce dimanche 6 mars 2008, place de l'Opéra (Paris 2e) - photo caphi

Sur l'une des nombreuses banderoles représentants les portraits des personnes enlevées en Colombie : "Justine, 14 ans disparue en 2005".
 
"Nous allons marcher de manière triomphale pour la libération d'Ingrid" a demandé sa soeur, le fils d'Ingrid accroché à son bras, face à des photographes et cameramen tentant d'approcher les nombreux intervenants dont la Présidente d'Argentine Madame Kirchner.


La Présidente d'Argentine Mme Kirchner (à gauche) présente à la Marche Blanche pour Ingrid Bétancourt en compagnie d'Astrid Bétancourt la soeur de l'otage des FARC, place de l'Opéra (Paris) - photo caphi
 
Durée 01:12
Accompagné de sa femme la journaliste Christine Okrent, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères a assuré que la France "n'arrêterait jamais" ses efforts.

"Ce que vous faites, c'est historique !" a lancé Lorenzo l'autre fils d'Ingrid à l'issue de la Marche devant les grilles de l'Assemblée Nationale.
 
"Quand le peuple de Paris descend dans la rue, il fait trembler le monde. Puisse t-il faire trembler l'Amérique Latine !" a déclaré l'écrivain Marek Halter.

"Il n'y a rien de plus important que la liberté. C'est NOTRE liberté à tous qui est [ici] en jeu" a rappelé
Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité.

 "Ni Putas, ni soumisas : Libertad ! " a proclamé Sihem la Présidente de Ni Putes, ni soumises.

"Le monde a les yeux rivés sur Uribe". a déclaré l'ex-mari d'Ingrid. Le Président de la Colombie refuse en effet encore de démilitariser la zone où est détenue Ingrid et les autres otages de la guérilla afin qu'un cordon humanitaire puissent se faire et de négocier avec les FARC de manière confiante.
 
"Il faut que l'histoire se termine bien" a t-il conclu

caphi

L'ex-mari d'Ingrid interviewé en présence de Carla Bruni-Sarkozy, épouse du Chef de l'Etat Français et de Rama Yade, Sécrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme pendant la MARCHE BLANCHE (filmé par caphi) durée 27 secondes


Carla Bruni-Sarkozi et Rama Yade tentent de se frayer un chemin sur les marches de l'Opéra - photo caphi


Carla Bruni-Sarkozi en compagnie de Fabrice Delloye, l'ex-mari d'Ingrid Bétancourt, sur l'avenue de l'Opéra.- photo caphi

MARCHE BLANCHE pour Ingrid Bétancourt, près de la Pyramide du Louvre,(1er) - photo caphi




Rama Yade, place de l'Opéra - photo caphi



Bertrand Delanoë, le maire de Paris, place de l'Opéra - photo caphi

Pour aller plus loin : VOIR LES VIDEOS sur le Dailymotion d'agirpouringrid


Pourquoi Ingrid Bétencourt n’est toujours pas libérée, des éléments de réponse sur Médiapart qui titre : « Affaire Betancourt : six ans de non-dits, de manipulations et d’échecs. Depuis qu’Ingrid Betancourt a été capturée par les FARC en Colombie en février 2002, la France n’a pas ménagé ses efforts pour la faire libérer explique Médiapart. Quitte à occulter les raisons initiales de ce dévouement et à verser, les années passant, dans une diplomatie que beaucoup jugent aujourd’hui néfaste. Une gestion du dossier trop médiatique, une méconnaissance de la réalité de la démocratie colombienne et un excès de publicité qui ont assuré selon un haut fonctionnaire proche du dossier la survie d’Ingrid mais aussi sa détention à perpétuité (23 avril 2008)
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Dimanche 30 mars 2008

 [Tête de la manif "Ni pauvres, ni soumis ! " le 29 mars 2008, Paris
- photo caphi]



Bientôt mes autres clichés ici !
En attendant, une revue de presse...

Manifestation des handicapés à Paris


A l'appel du collectif "Ni pauvre, ni soumis", regroupant plusieurs organisations dont la
FNATH, 30.000 personnes (16.500 selon la police) ont défilé à Paris ce samedi 29 mars 2008 pour exiger un revenu minimum digne. Aujourd'hui, le montant de l'allocation adultes handicapés (AAH) s'élève à 628 euros par mois, moins que le Smic. Venus de toute la France, des milliers d'handicapés, beaucoup en fauteuils roulants, ont défilé de République à l'Opéra, avant qu'une délégation se rende à l'Elysée.

Certainement la manifestation la plus belle et la plus touchante à laquelle il m'ait été donné d'assister...


Manifestation à Paris de personnes malades, handicapées ou invalides, le 29 mars 2008
 
Manifestation à Paris de personnes malades, handicapées ou invalides, le 29 mars 2008 (photo AFP)

Plusieurs milliers de personnes, malades, handicapés, invalides et leurs accompagnants, venus de toute la France, ont manifesté samedi à Paris à l'appel du collectif "Ni pauvre, ni soumis" pour exprimer leur "révolte" et réclamer un revenu "décent", au niveau du SMIC brut.

Accidentés, séropositifs, myopathes, aveugles ont défilé aux cris de "On veut des sous!", derrière une banderole "handicap, maladie invalidante: l'urgence d'un revenu d'existence".

Manifestation à Paris de personnes malades, handicapées ou invalides, le 29 mars 2008

Manifestation à Paris de personnes malades, handicapées ou invalides, le 29 mars 2008.

En fauteuil ou sur des béquilles, guidés par une canne blanche ou un chien, les manifestants, évalués à "pratiquement 35.000 personnes" par les organisateurs et 16.500 par la police, rassemblaient l'ensemble du monde des "accidentés de la vie" pour une mobilisation "historique", a indiqué Arnaud de Broca, président de la Fnath, une de la centaine d'associations membres du collectif.

Une délégation a été reçue à l'Elysée pour remettre une pétition comportant 80.000 signatures.

"C'est la révolte des handicapés, c'est la révolte de millions de personnes pour dire qu'il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l'allocation adultes handicapés (AAH), ndlr), qu'avec ça, on ne peut pas vivre", a ajouté M. de Broca.

Beaucoup brandissaient des panneaux jaune et noir, couleurs du collectif portant le slogan "handicap + pauvreté = double peine". Dans le défilé également, des sourds-muets, des trisomiques, arrivés avec quelques-uns des 13 trains, 5 avions ou 700 autocars affrétés pour l'occasion.

"Sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait 30 ans qu'on ne veut pas en parler, on est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", a déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF).

Edmond Thomas, 57 ans, paraplégique depuis 35 ans après un accident de moto, venu de Valence (Drôme), résume le problème à sa façon: "J'ai dû appeler ma banque pour augmenter mon autorisation de découvert à -700 euros".

"J'arrive à me débrouiller", estime-t-il. "Je viens plus pour le +Ni soumis+ que pour le +Ni pauvre+, parce qu'en Belgique ou dans les pays du Nord, les handicapés sont mieux considérés. C'est une question de dignité et de droits de l'Homme", s'emporte cet homme.

Quelque 810.000 handicapés, qui ne peuvent pas ou plus travailler, reçoivent l'AAH.

Bernard, 58 ans dont 54 cloué dans un fauteuil roulant par la poliomyélite, estime avoir "eu de la chance": il a pu travailler pendant 30 ans à mi-temps comme psychologue.

Il s'est déplacé de Bretagne par solidarité. "Moi, j'ai pu travailler, donc j'aurai une petite retraite, mais pour d'autres, c'est difficile", explique l'homme, qui hausse les épaules lorsqu'on évoque l'augmentation de 5% de l'AAH annoncée par Nicolas Sarkozy, quatre jours avant la manifestation.

"Ca ne fera pas passer les gens au-dessus du seuil de pauvreté" (817 euros par mois pour une personne seule)", rappelle-t-il.

Daniel M., 46 ans, membre de l'association Aides, s'accroche à son travail dans le milieu hospitalier malgré sa séropositivité. "Je n'ai pas demandé l'AAH parce que je veux travailler le plus longtemps possible", explique-t-il. "Mais je connais beaucoup de gens qui ne vivent qu'avec l'AAH et pour eux c'est souvent l'exclusion sociale".

"Je viens aussi pour mon avenir, parce que je sais que j'aurai besoin de l'AAH quand je ne pourrais plus travailler", ajoute-t-il.

Appuyé sur une perfusion à roulettes débranchée, il se dit "épuisé" par les quatre heures de marche et station debout. "Mais j'irai jusqu'au bout, c'est trop important".

(source AFP, 29/03/2008)

Dans la manifestation "Ni pauvres, ni soumis !" ce samedi  29 mars 2008, vers la Porte Saint-Martin (Paris,2e) - photo caphi
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Vendredi 28 mars 2008
Une oeuvre de Sophie Rocco exposée à la galerie Polad-Hardouin

Lettre à Hugo, le blog reporter People


Mon cher Hugo,
 
Bien l'ironie de ton reportage de l'Olympia :
 
Mais c'était pour RIRE ? !
 
ET l'expo Patti Smith à la Fondation Cartier, bien ?
 
J'ai raté le vernissage !
 
Pourtant je n'étais pas très loin dans l'après-midi : du Luxembourg jusqu'à Vavin avec les lycéen(ne)s en colère. 2000 lycéen(ne)s, principalement venu(e)s de la banlieue, manifestaient à nouveau contre les réformes du gouvernement...

Sur le boulevard Saint-Michel ce jeudi 27 mars 2008 - photo caphi
 
EN 68, leurs ainés manifestaient contre la rigidité de l'éducation et contre leurs éducateurs ; aujourd'hui, les lycéens «en lutte» défilent pour sauver leurs profs ! (Libération). Quelle ironie de l'Histoire !
 
Pour me changer les idées, j'ai fait une visite dans une galerie de la rue Quincampoix où se juxtaposent les oeuvres fortes, spirituelles de deux artistes pour "une interrogation commune sur le devenir de l'homme".

 
"La traversée du miroir" à la galerie Polad-Hardouin avec les "cicatrices humaines" (dessins) de  Sophie Rocco et les "dévorants" (sculptures) de Louise Giamari (jusqu'au 19 avril 2008) - photo caphi
 
J'ai rencontré l'artiste Sophie Rocco qui peint, depuis l'âge de 12 ans, "ce qu'elle verrait des années auparavant".
 
Ensuite, non loin de là, rue de Turbigo, Point Soleil, "premier réseau français de centres de bronzage", inaugurait, autour d'un cocktail en compagnie d'autres journalistes, son nouveau centre pilote et présentait en exclusivité la Fit'n Sun, un appareil révolutionnaire permettant de bronzer tout en sculptant sa silhouette. EN SAVOIR PLUS. Je l'ai même testée pendant 10 minutes : étonnant et tonique ! On l'impression de faire du rafting en plein montagne et (re)prendre des couleurs !
 
Mais c'est le vert qui dominait à la Soirée verte instructive de la cave du Social Club, à deux enjambées de là, rue Montmartre...

 
Une sorte de speed ou slow-dating, selon votre temps et votre intérêt, pour des discussions et des échanges d'informations autour d'un apéritif où designers, marqueteur et autres communicants tentent de changer le monde. Infos : pourquoitucours.fr
 
Pour calmer les méninges (quoique !), je suis allé voir ensuite sur les Champs-Elysées, l'excellent western "3H 10 pour Yuma", un remake réussi du film de Denver Daves (1957), un horse-movie - jusqu'au train de 3H 10 -, où nous nous délectons, à travers de superbes scènes dignes des grands westerns, des rapports complexes entre un bandit intelligent et sanguinaire et un fermier droit, courageux et obstiné ! Avec une fin sublime.
 
Mais c'était pas que pour rire... Mais pour l'Histoire !
Tout comme mes reportages tout azimut d'une journée bien remplie !
 
Bonne journée l'Hugolin !
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Lundi 17 mars 2008

(page réactualisée le 24 mai 2008)

"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent." Victor Hugo, Châtiments

Veill-e-aux-bougies-pour-un-TIBET-LIBRE--le-16-mars-2008-Paris-8e.JPGAprès les évènements de Lhassa ("des centaines de morts" d'après le Parlement tibétain en exil et de nombreuses arrestations), un appel à manifester - notamment à Paris - avait été lançé par les associations tibétaines pour un "TIBET LIBRE" et pour "une plus grande justice" dans cette province annexée par la Chine (en 1959).

Le soutien pacifique au Peuple du Tibet (lire plus bas), ce dimanche 16 mars 2008 à Paris (8e),  pourtant autorisée par la Préfecture de Police de Paris, a été un moment interrompu par la compagnie de CRS qui a préféré, pour intimider cette "veillée aux bougies pacifique à portée de porte-voix de l'Ambassade de Chine" et ponctuée de chants et de slogans, envoyés à plusieurs reprises des gaz lacrymogènes sur les manifestant(e)s tibétain(e)s et sympathisant(e)s français présent(e)s, y compris sur des enfants en bas-âge dans les bras de leurs mamans tibétaines ! 

Une-sympathisante-fran-aise-pour-le-Tibet-Libre-touch-e-par-les-gaz-lacrymog-nes-des-CRS---la-veill-e-aux-bougies-le-16-mars-2008-Paris-8e-copie-2.JPGUne sympathisante française pour le Tibet Libre touchée par les gaz lacrymogènes des CRS à la veillée aux bougies le 16 mars 2008 Paris 8e - photo caphi

Après ce gazage, dont j'ai été moi-même victime (merci à cette femme anonyme qui m'a soignés mes yeux en les aspergant d'eau!), pendant la charge des CRS sur ces manifestants pacifiques - tibétain(e)s et sympathisants parisiens - caméra au poing, je harangue les gendarmes qui forment une haie et avancent pour faire reculer les personnes pourtant toujours pacifiques mais qui s'installent très vite pour une "veillée aux bougies" - de 17 H à 19 H 30 comme prévu.

Veill-e-aux-Bougies-pour-le-TIBET-LIBRE-le-16-mars-2008--avenue-Georges-V---Paris-8e.JPG caphi, journalisteVeill-e-au-bougies-pour-un-TIBET-LIBRE-le-16-mars-2008--Paris-16e--4-.jpg

> LIRE :  "Tibet : une cause française" sur mon blog "Notre raison d'être" Plus d'infos : www.tibet.fr

> Patrick Bloche dénonce “l’usage disproportionné” de la force contre des manifestants à Paris
Cf article AFP :
http://www.tibet-info.net/www/Patrick-Bloche-denonce-l-usage.html


[le billet de caphi]
Des causes et des effets
Au moment où les milieux financiers sont préoccupés par l'effondrement des bourses mondiales, pendant que la France digèrent encore ses résultats électoraux, un pays, le Tibet, occupé depuis 50 ans par la Chine, ne fait pas encore vraiment la UNE des journaux !
 
A partir de combien de morts comptabilisés et d'arrestations arbitraires pour qu'enfin la communauté internationale - dont l'ONU - enquête sur la situation des Droits de l'Homme dans le "Pays des Neiges" ?
 
Pour paraphraser un personnage célèbre en d'autres occasions sinistres, "Le Tibet ? Combien de divisions et combien de barils de pétrole ?" doivent se dire aujourd'hui dire les décideurs politiques, financiers et autres stratèges du monde dit "libre" ?
 
Il serait temps que le monde civilisé comprenne que toutes les mauvaises causes (et actions) pour guérir nos "maux" produiront toujours des effets de plus en plus désastreux pour nos économies mais aussi, et surtout, pour nos libertés, quelles que soient les distances.
 
caphi

LIRE "La semaine qui ébranla le Tibet" (Le Monde du 3 avril 2008)
La "voie du milieu" pour le Tibet, par le dalaï-lama (Le Monde du 9 avril 2008)

"Le combat tibétain n’est pas un combat nationaliste, mais un combat pour protéger une culture." (...) "S"il n’y a pas de dialogue entre le Dalaï-lama et Pékin...avant les Jeux Olympiques, ce sera fichu, on ne parlera plus du Tibet." [Lire l'interview de Matthieu Ricard sur Altermonde-sans-frontières]

Veill-e-au-bougies-pour-un-TIBET-LIBRE-le-16-mars-2008--Paris-16e.jpgUne enfant  allumant les bougies stoppant l'avancée des gendarmes à la veillée pacifique du 16 mars 2008 devant l'Ambasssade de Chine à Paris (16e) 






L'appel à manifester notre soutien au Peuple du Tibet lancé par la Communauté Tibétaine de France et ses amis et France-Tibet

Rassemblement de Solidarité avec Lhassa
ce dimanche 16 mars de 17h à 19h30 : Veillée aux bougies

Place de la Reine Astride, Paris 8e

métro Alma Marceau ligne 9 en bas de l'Avenue George V

(à portée de porte-voix de l'Ambassade de Chine)

A l'appel de la Communauté tibétaine de France, de France-Tibet et des associations de défense des droits des Tibétains, nous vous invitons à ce rassemblement pacifique des Tibétains et de tous les citoyens français concernés par le combat pour la liberté, pour une veillée aux bougies afin de manifester votre soutien aux Tibétains au Tibet.Depuis le lundi 10 mars 2008, des manifestations pacifiques des Tibétains contre l'occupation chinoise.

Les évènements ont débuté dans la capitale tibétaine à Lhassa, siège des trois plus grand monastères du Tibet : Drepung, Sera et Gaden. Les moines de ces monastères se sont mobilisés en masse spontanément pour commémorer le 49ème anniversaire du soulèvement des Tibétains contre l'invasion chinoise au Tibet.
Cette opposition s'est propagée dans les autres régions tibétaines Kham et Amdo et a gagné les villes de Lutsang,Labrang, Tashi Kyil, Rebkong et d'autres. On sait désormais que des centaines de Tibétains sont emprisonnés et les dernières informations recueillies font état officiellement de deux personnes tuées (lire > Le gouvernement tibétain en exil parle de 80 morts L'Express - Tibet: le Dalaï Lama demande une enquête internationale Europe 1)

Nous vous invitons à nous rejoindre avec les drapeaux du Tibet et des bougies pour exprimer votre soutien à un Tibet tibétain et libre de l'occupation chinoise.

Nous voulons relayer le message de six millions de Tibétains du Tibet en révélant les vérités au Monde entier sur ce que subissent les Tibétains nos compatriotes depuis un demi siècle sous la colonisation chinoise.

www.tibetan.fr/ - www.tibet.fr

Le Tibet, "un cauchemar" de journalistes en mal d'informations

PEKIN (AFP) - 17/03/2008 10h32 

S'il existe une région en Chine où les journalistes étrangers ne peuvent pas travailler librement, c'est bien le Tibet.

Le contrôle politique étroit de Pékin et la censure exercée brouillent la connaissance que l'on a du "Toit du Monde" et de son actualité.

Les étrangers, a fortiori les journalistes, ne peuvent plus s'y rendre, "pour leur propre sécurité", alors que l'attention internationale est braquée sur le Tibet, tentant de comprendre les événements ayant ensanglanté Lhassa la semaine dernière.

"Il est extrêment difficile de couvrir. Chaque correspondant étranger se démène mais est véritablement dans l'incapacité de faire ce qu'il souhaiterait: se rendre à Lhassa et avoir des informations de première main", résume Melinda Liu, chef du bureau de Newsweek à Pékin et présidente du Club de la presse étrangère en Chine.

"C'est un cauchemar pour les journalistes. Il est impossible de démêler la vérité", ajoute-t-elle.

Le bilan des victimes des violences à Lhassa vendredi est par exemple officiellement de 13 morts, alors que les Tibétains en exil parlent de 80 décès, voire 100.

Lundi les autorités ne disaient pas un mot des manifestations, la veille, dans le Sichuan (sud-ouest), alors que sept à treize personnes ont trouvé la mort dans cette province du sud-ouest, selon des groupes pro-tibétains.

De nouvelles règles sur les conditions de reportages des médias étrangers, instaurées début 2007, dans la perspective des Jeux olympiques, étaient censées faciliter l'accès des journalistes étrangers en Chine, y compris au Tibet.

Un an plus tard, la presse en est réduite à appeler tous azimuts institutions, hôtels, voyagistes basés à Lhassa, ou à l'aveugle chez l'habitant, pour tenter de mettre bout à bout des bribes d'information.

Le bureau des Affaires étrangères du Tibet, qui délivre les autorisations d'entrée, ne répond plus au téléphone depuis vendredi.

L'impossibilité de travailler se constate dans d'autres régions où l'agitation s'est étendue. Lundi, un journaliste de l'AFP n'a pu se rendre de la capitale du Gansu (nord-ouest), Lanzhou, à Xiahe (Gansu, nord-ouest), où auraient eu lieu des manifestations: aucun étranger ne pouvait monter à bord d'un bus ou d'un train.

A Tongren, dans le Qinghai voisin, les hôtels refusaient d'héberger les étrangers, a-t-il aussi constaté.

De Lhassa, les médias officiels chinois donnent à voir ou font le récit de hordes d'émeutiers -- dont des moines -- s'en prenant à des civils innocents, pillant, brûlant.

De leur côté, les organisations pro-tibétaines ne mentionnent que des "manifestations pacifiques" réprimées, taisant les scènes de violences qui s'ensuivirent.

Les mêmes incertitudes règnent sur la situation réelle sur place, trois jours après les événements. Dès samedi, Chine Nouvelle annonçait le retour au calme, confirmé dimanche par le maire de Lhassa.

Pourtant, des touristes étrangers arrivés de Lhassa dimanche à Chengdu (Sichuan) faisaient état de coups de feu samedi encore.

"Les Chinois disent que l'on ne rend pas compte avec exactitude de la situation, mais ne permettent pas que l'on se rende sur place pour constater soi-même", relève Tsering Wangdu Shakya, professeur à l'Université de Colombie Britannique, d'origine tibétaine.

Que se passe-t-il vraiment à Lhassa, capitale du Tibet, où des émeutes ont éclaté vendredi ?
E
lles auraient fait treize victimes selon les autorités chinoises, une centaine selon le parlement tibétain, exilé en Inde… Les sites professionnels d’informations en ligne ne sont pas les mieux placés pour répondre. Il y a bien longtemps que les journalistes, interdits de séjour, ne peuvent plus s’aventurer au Tibet. Mais que se passe-t-il du côté de la Toile ? Pour voir des vidéos de la capitale en état de siège, on file sur
YouTube où circulent toujours les mêmes images tournées par des vidéo-amateurs. On trouve aussi quelques rares informations sur des blogs de touristes, comme celui de deux Belges présents sur les lieux la semaine dernière, avant le début des affrontements. Ou sur le site du Centre tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie, une ONG restée en contact avec la population locale via téléphone portable. C’est déjà ça, mais qui est là pour vérifier l’information ? Quant à l’internaute qui habite Pékin, sa tâche est encore plus ardue : le gouvernement chinois bloque l’accès de YouTube et les sites d’informations étrangers. On n’aura sans doute pas les mêmes problèmes pour voir les jeux Olympiques en direct cet été à la télé ◆ P.A. , l'Expresso de Télérama, 18 mars 2008

Yahoo! lance un fonds pour aider les "cyber dissidents" emprisonnés en Chine

SAN FRANCISCO (AFP) - 03/04/2008

Le groupe internet américain Yahoo!, accusé d'avoir fourni aux autorités chinoises les identités de "cyber dissidents", a mis en place un fonds pour aider ceux d'entre eux qui sont emprisonnés, a indiqué mercredi le responsable de Yahoo Human Rights Fund.

Harry Wu, dissident chinois qui a passé 19 ans dans des camps de travail pour avoir exprimé ses opinions politiques, a refusé d'indiquer de quelles ressources disposaient ce fonds.