Mardi 6 mai 2008
 
http://blogreporter.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/05/05/david_lynch_paris_blogreporter_117.jpg
David Lynch par Hugo Mayer, LE BLOGREPORTER 
 
Bon reportage, Hugo !
 
Les papys à la fête !
 
Je serais venue si je n'avais pas choisi d'aller voir, au Cinéma Publicis (Champs-Elysées), le film très efficace - genre "Rosemary's Baby" - de George Ratliff "JOSHUA" et de rencontrer auparavant, au cinéma Le Balzac, le philosophe et académicien Michel Serres à l'occasion d'une projection-débat du "Festin de Babette" (1987) en présence de son réalisateur oscarisé Gabriel Axel (90 ans !).
 
Et tout ça après le vernissage de l'expo intéressante - "LA BANDE SON de MAI 68" * à la Mairie du XVIIIe (non loin pourtant du Divan du Monde !) - en présence de personnalités dont Lionel Jospin qui refusait toutefois tout interview : "Je suis juste venu pour embrasser mes amis" m'a t-il déclaré en tendant la joue à Annick Lepetit, élue socialiste du 17e arrondissement battue de peu par Françoise De Panafieu aux dernières municipales...
L'ancien Premier Ministre Lionel Jospin au téléphone entre deux portes - photo caphi
 
Au cocktail (pas Molotoff !), on y proposait des brochettes de poulets arrosées au Champagne ou au cidre naturel. Ce qui m'a fait dire à Daniel Vaillant, le maire du 18e et ancien Ministre de l'Intérieur : "En 68, les étudiants étaient coursés par les "poulets". En 2008, leurs descendants courent après le poulet en brochette !".
Il y a manifestement une évolution...
 
caphi
 
* Le parcours ludique de "LA BANDE SON DE MAI 68" reconstitue l’appartement d’une famille du 18e arrondissement, pour redécouvrir une époque, à travers un « panier à salade », des panneaux, des vitrines, un coin archives télé (images d’actualité et aussi les Shadoks !) mais aussi à travers leurs chansons préférées, au moyen d’un des arts les plus vivants et les plus représentatifs de ce qu’elle est : ses chansons.

Une partie de l'expo - l'appartement-témoin - dans le hall de la Mairie du 18e ardt de Paris - photos caphi
 
> LA BANDE SON DE MAI 68, Mairie du XVIIIe -
métro Jules Joffrin - Jusqu'au 6 juin 2008 - ENTREE LIBRE 
 
> en kiosque
Mai 68, de l’autre côté des barricades. C’est ce que propose un numéro spécial de "Liaisons", magazine pour les personnels de la préfecture de police, à découvrir exceptionnellement en librairie. Au sommaire, des témoignages de gardiens de la paix ainsi que des photos d’archives qui devaient "enrichir les rapports destinés au préfet de police".
        
par caphi publié dans : [chroniques]
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Vendredi 2 mai 2008
Non contents d’être divisés dans l’ici bas, les humains rêvent d’être divisés dans l’au-delà. Car le paradis pour tous n’est évidement pas le but des religions. Il ne manquerait plus que tous les hommes se côtoient dans l’au-delà ! Cela aurait servi à quoi les guerres de religion, les conversions forcées, l’Inquisition ?

Le paradis sera le paradis de l’apartheid avec ses frontières étanches, ses miradors, ses anges casqués et lourdement armés. Mais pourquoi en rester aux divisions religieuses. Le sexe n’est-il pas devenu une identité à part entière ? A la demande d’une association danoise, un espace est désormais réservé aux homosexuels dans un cimetière de Copenhague. Motif : « Nous ne souhaitons pas nous isoler mais nous ressentons aussi le besoin d’être ensemble. »

Pour faire quoi ? Jouer aux osselets dans le noir ? Organiser des partouzes ? Enfin, puisque notre époque est à la fausse tolérance et à la vraie bêtise, on suggère d’aller encore plus loin. Pourquoi pas des espaces réservés aux bisexuels, aux transsexuels, aux asexuels ? Aux onanistes, aux gérontophiles, aux zoophiles ?

La sexualité n’étant pas le seul marqueur de l’identité, on pourrait étendre le principe à tous ceux qui pour des raisons de politique, de physique, de santé, se retrouvent malgré eux dans des communautés. Pourquoi pas des espaces réservés dans les cimetières aux communistes, aux socialistes, aux UMPéistes, aux centristes ? Aux chauves, aux rouquins ? Aux aveugles, aux sourds, aux muets, aux unijambistes ? Aux zoreils, aux créoles ?

Dans la logique communautariste de notre époque, ce serait évidemment l’idéal. Mais cela ne vas pas sans problème pratique. Où enterra-t-on les homosexuels musulmans rouquins, les lesbiennes juives unijambistes, les transsexuels chrétiens communistes, les athées bisexuels UMPéistes, les bouddhistes gérontophiles chauves, les protestants sadomasochistes muets, les hindouistes socialistes onanistes, les zoréoles zoophiles centristes ?

par Bruno Testa for clicanoo.com transmis par Altermonde-sans-frontières, vendredi 2 mai 2008

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Mercredi 2 avril 2008

Mon cher Hugo,

Un peu frustrée par le manque de photos et vidéos de ta soirée sur ton blog, particulièrement au Queen où je me suis rendue moi-même - après avoir fait la fête avec le monde des livres.

En effet,
Le Cherche Midi éditeur fêtait ses 30 ans dans les luxueux salons du Lutétia à Saint-Germain-des-Prés. Que d'invités ! Et parmi eux, quelques "People". Il faut dire que l'éditeur avait mis les petits plats dans les grands ...
Dans trois salons, où pour y accéder, il fallait se frayer un chemin par des escaliers bondés d'invités  - on se serait crus dans  les couloirs de la gare Saint-Lazare à 6 h du soir !  -  des buffets à n'en plus finir ! Et le Champagne pour faire passer tout ça !

Chapeau le Cherche-Midi et bon anniversaire ! On reviendra
...
(lire aussi plus bas : [revue de presse] Quand caphi effarouche...)

Quant au film de Fabien Onteniente, je ne me fais pas de soucis  : tout comme "Camping" du même réalisateur,  il y a un (large) public pour ce genre de film ! 
J'attendrai donc un peu pour le "voir". Des oeuvres plus exigeantes ont besoin d'être plus soutenus tel le dernier Doillon "Le premier venu" sorti en même temps.

D'ailleurs, dans le célèbre night-club des Champs-Elysées, les producteurs de "DISCO" semblaient confiants : le Champagne coulait aussi à flot dans le carré VIP et Emmanuelle Béart, dans sa robe blanche, telle une porteuse de flamme à Olympie, s'en est donné à corps-joie sur la piste de danse (photos ci-dessous
) où un public jeune, après un démarrage timide - et l'alcool aidant - s'est trémoussé sur les sons des seventies ! On a même vus quelques garçons enlacés sur un morceau de slow. Mais au Queen, les garçons, c'est tout naturel. Le slow, moins !

photos caphi (prises avec mon téléphone portable)
 
Emmanuelle Béart dans sa robe blanche, telle une porteuse de flamme à Olympie, sur la piste de danse du Queen pour l'avant-première de 'DISCO' de Fabien Onteniente (en salles ce mercredi 2 avril 2008)
Danseurs sur la piste du Queen
Emmanuelle Béart sur la piste de danse du Queen
     
   
Le film DISCO - dont on doute pas qu'il va faire un carton - va t-il donné un coup de fouet au dancing et réhabilitera t-il les fêtes d'antan où on ne se faisait pas tant la gueule ?

A voir...

caphi

http://paris-caphi.blogspot.com (Les Paris de caphi)

[revue de presse] Quand caphi effarouche...
Les 30 ans du Cherche-midi
 
source Éditions le Cherche Midi (d'après l'article de Pierre Vavasseur, Le Parisien du jeudi 3 mars 2008)
 
On but et on dansa. Philippe Héraclès et Jean Orizet, qui président aux destinées de la maison, avaient fait fabriquer des masques à leur effigie. Ceux qui se risquèrent à s'en couvrir le visage prouvaient très provisoirement que la littérature n'est pas qu'une question d'ego. Un régiment de pique-assiettes annonçaient des livres qu'ils n'écriraient pas. La transsexuelle Caphi, rasée de près, escarpins et collants fins, faisait fuir une dame effarée : "Je crois qu'il y a des contacts impossibles." Guy Montagné côtoyait André Santini, mais nous ne les vîmes pas s'échanger des blagues. Jean-Christophe Bouvet, le seul acteur qui a vraiment l'air d'un militaire - il incarne le général, père de Marion Cotillard, dans "Taxi" -, précisait qu'il jouait un proviseur dans "Cinéman", le prochain film de Yann Moix. Même coupe en brosse, le député Jean Lassalle, qui fit une grève de la faim, était redevenu une armoire à glace. Remonté comme un coucou - son état naturel -, Daniel Prévost annonçait sa présence au festival d'Avignon dans un spectacle consacré au poète Garcia Lorca. Jean-Joseph Julaud, archimillionnaire pour ses "Histoires", "Géographie" et "Littérature pour les nuls", était heureux de publier en septembre, au cherche midi, un roman historique intitulé "Camaron". Mais la palme de l'actu revenait à l'encyclopédiste du rock François Jouffa, reconverti, avec Alain Briaux, ex-batteur de Vince Taylor, dans "Les Meilleures Blagues ch'tis", à paraître dans quelques jours. Ce qui s'appelle ne pas perdre le nord.
par caphi publié dans : [chroniques]
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Mardi 12 février 2008
"Mr Lecoq ? Quel est votre signe chinois ? Coq, peut-être ?" demandais-je au maire du VIe ardt qui, ce lundi 11 février vers 18 h, place St-Sulpice, au pied de la fontaine des quatre Évêques restaurée et bientôt en fonction, ouvrait les festivités du NOUVEL AN CHINOIS en compagnie de l’association des Compatriotes de Zhejiang en France.

Après s'être enquis auprès d'un membre de la délégation composée de "ministres conseillers" chinois, il me déclara : "Je suis du signe du Cheval".
Bien Mr le Maire...Les festivités peuvent commencer, avec bien entendu la traditionnelle danse du dragon. Les tambours firent trembler un pauvre caniche qui tirait sur sa laisse. "C'est la musique, il a peur ! " m'explique son maître chinois.
Les pétards firent rire aux éclats les quelques enfants présents. Puis le maire annonça : "C'est l'année du rat de terre ! ".
"Vaut mieux ça qu'un raz le bol !'" me sussurre une habitante du VIe habituée des cérémonies "lecoquiennes".

Ensuite, ce beau monde s'engoufra dans la mairie pour le cocktail auquel certains journalistes "personna non grata" ne semblaient pas admis...

Autre temps, autre moeurs...

Je m'en fus donc et, de quelques coups de pédales de Vélib', je me rendis au Musée d'Orsay pour le vernissage de l'expo du photographe Léon Gimbel : "Les audaces d'un photographe" présentée jusqu'au 27 avril au Musée d'Orsay.
De la Belle Epoque, immortalisée par ce grand photographe trop méconnu, est présentée 130 photographies - plaques de projection et autochromes - provenant de la collection du Musée et de la Société Française de Photographie.
Témoin des chaos et changements du siècle passé, de la Grande Guerre aux premières aventures en aéronefs, des glaciers du Mont-Blanc en passant par la visite des têtes couronnées dans la capitale française, ce reporter préférait choisir des points de vues plutôt (bien) élevés.

Ce fut comme un petit préambule avant de me rendre à l'avant-première du dernier film de Cédric Klapisch, "Paris" (sortie le 20 février, lire ma rubrique cinéma) et en présence du maire de Paris et des nombreuses acteurs/trices du film dont la lumineuse Juliette Binoche et le comédien principal Romain Duris.

La projection fut suivie d'un cocktail honorable au Pavillon Gabriel sur le bas des Champs-Elysées où se retrouvèrent les happy fews des soirées parisiennes.
Là, je fis quelques retrouvailles dont un ancien camarade d'école (originaire de Thiers dans le Puy-de-Dôme comme moi), le comédien Zinedine Soualem (toujours excellent dans ses rôles sensibles ou décalés), discuté avec certain(e)s comédien(ne)s et avec le réalisateur ravi de l'accueil fait à son film.
Je revis aussi certains agents artistiques (depuis plus de 20 ans, j'ai "participé(e)" à plusieurs films) mais je préféra m'éclipser très vite pour retrouver... mon chat.
Chacun cherche...

caphi
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Dimanche 25 novembre 2007

Madame la ministre de la Justice fait son cinéma. Entre une soirée mondaine chez Dior avec la France d’en haut de la finance et la montée des marches du dîner de gala offert par G.W., Bush elle scénarise les audiences foraines pour la France des provinces d’en bas qu’elle commence à observer en candidate du VIIe arrondissement.
Je conseille donc à tous les Français dont le tribunal de proximité sera supprimé de passer deux heures auprès du Juge Feng dont le 7e (art) déroule les audiences en déplacements. On imagine que la ministre a dû copier cet idéal de justice chinoise lors de premières cinématographiques qui semblent plus l’intéresser que la concertation avec les élus de la nation et les professionnels qu’elle snobe.

La justice foraine, entre justice de foire et justice TGV, voilà donc l’avenir judiciaire qui nous est promis. C’est oublier que la justice se matérialise dans des lieux et dans un symbolique.

Les élus qui parlent de «leur tribunal» que l’on supprime l’on bien compris.  Si l’on souhaite rapprocher la justice des citoyens pour qu’ils se l’approprient, il ne faut pas l’éloigner d’eux il faut au contraire les faire participer à l’œuvre de justice. Il fallait au contraire renforcer les tribunaux d’instance.

Avec la justice foraine, le juge deviendra le missi dominici itinérant des lois votées par le parlement qu’il appliquera lors d’un séjour éclair aux populations concernées en tapant sur son ordinateur.
La loi centrale tombera sur le peuple des cantons lors des audiences foraines, puis disparaîtra jusqu’au lundi mensuel de foire judiciaire suivant.
Quelle meilleure façon de faire détester la loi que de la faire appliquer par des juges fantômes sans racines dans la population et errant sans tribunal?

A éloigner la justice des citoyens c’est la loi et donc la démocratie que l’on éloigne des électeurs citoyens. De la proximité avec celui qui juge naît la légitimité de l’acte de juger.
Eloignement et automaticité déshumanisent l’application de la loi qui devient étrangère à ceux qui elle doit s’appliquer. Le processus d’identification du citoyen à sa justice, seule façon de la rendre légitime, passe par sa permanence dans des lieux identifiés.

Mais, puisque depuis les élections présidentielles, la justice chinoise est la mode en France, je souhaite rappeler que la Chine a, dans une de ses provinces, testé le jugement automatique par ordinateur. Après les peines planchers automatiques, la peine automatisée voilà un bel exemple de rupture avec cette justice trop humaine qui dérange tant.

La France va donc pouvoir passer directement à la troisième dimension judiciaire : le jugement automatique, informatisé, numérisé, compressé. Les juges ne  ressembleront plus à des «petits pois» selon les mots du Président de la République, mais à des écrans plats à l’humanité binaire.
Les jugements seront codés en : bon-méchant .. bon-méchant .. bon-méchant.. On ne parlera plus des règles processuelles mais des règles de processeurs «double core» faute d’avoir simplement un cœur.
Le juge informatique, robot de la loi, n’aura pas ces doutes et ces angoisses qui vous pourrissent vos sondages d’efficacité.

Si quelque réalisateur me lit je lui suggère un nouveau titre de film «le Dernier Bug du juge Fenêtre». En anglais ce serait encore plus percutant «The Last Bug of judge Windows».
L’histoire d’un ordinateur qui commet une erreur judiciaire.
Ne reste plus qu’à acheter les logiciels, les ordinateurs de justice pourront alors utilement être installés dans les audiences foraines sur un tréteau. Les justiciables savent déjà très bien prendre un billet SNCF sur une borne automatique, ils seront parfaitement capables de prendre un jugement selon la même procédure.

• Dominique Barella •
(Ancien juge d’instance remplacé par un micro-processeur plus performant)

source : Ça balance : le blog de Dominique Barella, magistrat.

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