Il y a manifestement une évolution...
métro Jules Joffrin - Jusqu'au 6 juin 2008 - ENTREE LIBRE
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Le paradis sera le paradis de l’apartheid avec ses frontières étanches, ses miradors, ses anges casqués et lourdement armés. Mais pourquoi en rester aux divisions religieuses. Le sexe n’est-il pas devenu une identité à part entière ? A la demande d’une association danoise, un espace est désormais réservé aux homosexuels dans un cimetière de Copenhague. Motif : « Nous ne souhaitons pas nous isoler mais nous ressentons aussi le besoin d’être ensemble. »
Pour faire quoi ? Jouer aux osselets dans le noir ? Organiser des partouzes ? Enfin, puisque notre époque est à la fausse tolérance et à la vraie bêtise, on suggère d’aller encore plus loin. Pourquoi pas des espaces réservés aux bisexuels, aux transsexuels, aux asexuels ? Aux onanistes, aux gérontophiles, aux zoophiles ?
La sexualité n’étant pas le seul marqueur de l’identité, on pourrait étendre le principe à tous ceux qui pour des raisons de politique, de physique, de santé, se retrouvent malgré eux dans des communautés. Pourquoi pas des espaces réservés dans les cimetières aux communistes, aux socialistes, aux UMPéistes, aux centristes ? Aux chauves, aux rouquins ? Aux aveugles, aux sourds, aux muets, aux unijambistes ? Aux zoreils, aux créoles ?
Dans la logique communautariste de notre époque, ce serait évidemment l’idéal. Mais cela ne vas pas sans problème pratique. Où enterra-t-on les homosexuels musulmans rouquins, les lesbiennes juives unijambistes, les transsexuels chrétiens communistes, les athées bisexuels UMPéistes, les bouddhistes gérontophiles chauves, les protestants sadomasochistes muets, les hindouistes socialistes onanistes, les zoréoles zoophiles centristes ?
par Bruno Testa for clicanoo.com transmis par Altermonde-sans-frontières, vendredi 2 mai 2008
Mon cher Hugo,
Quant au film de Fabien Onteniente, je ne me fais pas de soucis : tout comme "Camping" du même
réalisateur, il y a un (large) public pour ce genre de film !
J'attendrai donc un peu pour le "voir". Des oeuvres plus exigeantes ont besoin d'être plus soutenus tel le dernier Doillon "Le premier venu" sorti en même temps.
D'ailleurs, dans le célèbre night-club des Champs-Elysées, les producteurs de "DISCO" semblaient confiants : le Champagne coulait aussi à flot dans le carré VIP et
Emmanuelle Béart, dans sa robe blanche, telle une porteuse de flamme à Olympie, s'en est donné à corps-joie sur la piste de danse (photos
ci-dessous) où un public jeune, après un démarrage timide - et l'alcool aidant - s'est trémoussé sur les sons des seventies ! On a
même vus quelques garçons enlacés sur un morceau de slow. Mais au Queen, les garçons, c'est tout naturel. Le slow, moins !
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caphi
http://paris-caphi.blogspot.com (Les Paris de caphi)
Les élus qui parlent de «leur tribunal» que l’on supprime l’on bien compris. Si l’on souhaite rapprocher la justice des citoyens pour qu’ils se l’approprient, il ne faut pas l’éloigner d’eux il faut au contraire les faire participer à l’œuvre de justice. Il fallait au contraire renforcer les tribunaux d’instance.
Avec la justice foraine, le juge deviendra le missi dominici itinérant des lois votées par le parlement qu’il appliquera lors d’un séjour éclair aux populations
concernées en tapant sur son ordinateur.
La loi centrale tombera sur le peuple des cantons lors des audiences foraines, puis disparaîtra jusqu’au lundi mensuel de foire judiciaire suivant.
Quelle meilleure façon de faire détester la loi que de la faire appliquer par des juges fantômes sans racines dans la population et errant sans tribunal?
A éloigner la justice des citoyens c’est la loi et donc la démocratie que l’on éloigne des électeurs citoyens. De la proximité avec celui qui juge naît la
légitimité de l’acte de juger.
Eloignement et automaticité déshumanisent l’application de la loi qui devient étrangère à ceux qui elle doit s’appliquer. Le processus d’identification du citoyen à sa justice, seule façon de la
rendre légitime, passe par sa permanence dans des lieux identifiés.
Mais, puisque depuis les élections présidentielles, la justice chinoise est la mode en France, je souhaite rappeler que la Chine a, dans une de ses provinces, testé le jugement automatique par ordinateur. Après les peines planchers automatiques, la peine automatisée voilà un bel exemple de rupture avec cette justice trop humaine qui dérange tant.
La France va donc pouvoir passer directement à la troisième dimension judiciaire : le jugement automatique, informatisé, numérisé, compressé. Les juges ne
ressembleront plus à des «petits pois» selon les mots du Président de la République, mais à des écrans plats à l’humanité binaire.
Les jugements seront codés en : bon-méchant .. bon-méchant .. bon-méchant.. On ne parlera plus des règles processuelles mais des règles de processeurs «double core» faute d’avoir simplement un
cœur.
Le juge informatique, robot de la loi, n’aura pas ces doutes et ces angoisses qui vous pourrissent vos sondages d’efficacité.
Si quelque réalisateur me lit je lui suggère un nouveau titre de film «le Dernier Bug du juge Fenêtre». En anglais ce serait encore plus percutant
«The Last Bug of judge Windows».
L’histoire d’un ordinateur qui commet une erreur judiciaire.
Ne reste plus qu’à acheter les logiciels, les ordinateurs de justice pourront alors utilement être installés dans les audiences foraines sur un tréteau. Les justiciables savent déjà très bien
prendre un billet SNCF sur une borne automatique, ils seront parfaitement capables de prendre un jugement selon la même procédure.
• Dominique Barella •
(Ancien juge d’instance remplacé par un micro-processeur plus performant)
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