Actualité brulante sur les grilles du Sénat

Publié le par caphi

On dit beaucoup que le photojournalisme est mort, mais quelques semaines avant l'ouverture de Visa pour l'image [à Perpignan], la vandalisation de deux photographies sur les grilles du Sénat à Paris prouve que l'image fixe reste intolérable aux extrémistes.

Par ses expositions, ses projections, colloques et rencontres, le festival Visa pour l’Image de Perpignan est le médiateur instantané de l’actualité dans le monde. Un rendez-vous incontournable pour tous les professionnels et un moment priviligié pour le public de voir toutes les images dont beaucoup ne sont plus hélas publiées par les magazines illustrés. 

En écho à cette réactivité, les grilles du Sénat accueillent depuis la mi-juillet, sur quatre panneaux les événements majeurs internationaux.
L’actualité rythme l’editing de chaque photographie. Un panneau, une photo, un sujet, pour un instant d’informations…

Le 11 août 2008 dernier, étaient exposées deux photos du conflit Russie/Georgie et deux photos de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pekin.
Deux jours après, le 13 août 2008, ces photos ont été vandalisées ! Comme quoi, l'image fixe reste insuportable à certains, comme quoi la liberté de montrer le monde est toujours un combat.

Les photos vandalisées sont celles de deux grandes agences de presse : une photo de l'agennce Reuters montrant un Géorgien qui pleure en tenant le corps de l’un de ses proches après un bombardement à Gori à 80km de Tbilissi. Selon un journaliste de Reuters, un avion de guerre russe a largué une bombe sur un immeuble samedi, tuant au moins 5 personnes, au cours d’un raid contre des objectifs militaires autour de la ville. (c) Gleb Garanich / Reuters. Et, l'autre : un soldat russe tient sa Kalachnikov à Dzhava (Ossétie du Sud). Le bilan des victimes varie encore selon les sources... Une image de Dmitry Kostukov / AFP

Il est encore temps de venir découvrir cette édition spéciale parisienne du festival qui restera en place jusqu'a fin octobre 2008.

par Michel Puech, 15 août 2008, Mediapart

Publié dans [aux Arts et caetera]

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