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La soif de sexe des hommes de pouvoir

Publié le par caphi

 

Mistress V, fondatrice du Club Montréal Fétiche, où des pratiques sadomaso ont lieu en privé.
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Mistress V, fondatrice du Club Montréal Fétiche, où des pratiques sadomaso ont lieu en privé.

C'est bien connu, le sexe et la politique ne font pas bon ménage... du moins en public. Pourtant, les scandales sexuels impliquant des hommes haut placés sont de plus en plus fréquents. Trois cas célèbres ont défrayé la chronique ces dernières semaines. Le pouvoir est-il l'ami du vice ? Actuel a interrogé un sexologue, un éthicien et une dominatrice.

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Nadielle Kutlu, La Presse (Québec), vendredi 04 avril 2008

Collaboration spéciale

Qu'un homme public se retrouve associé à une histoire de sexe, ce n'est pas nouveau. Mais qu'en près d'un mois, trois scandales sexuels et politiques impliquant des gros noms défraient la chronique, voilà qui est déroutant. Le Québec est-il à l'abri d'un scandale à la Max Mosley?

Prostituées de luxe, infidélités, sadomasochisme: depuis quelques semaines, les médias américains et britanniques s'acharnent sur la vie sexuelle peu orthodoxe de leurs dirigeants politiques et hommes d'affaires. Ces révélations, devenues des scandales sexuels, ont vite tourné en scandales politiques.

Mistress V, fondatrice du Club Montréal Fétiche, où des pratiques sadomaso ont lieu en privé, n'est pas du tout surprise de savoir que le président de la Fédération internationale de l'automobile, Max Mosley, s'est payé cinq prostituées et a participé à un jeu de rôle dans lequel il a été traité en prisonnier d'un camp de concentration nazi.

«Tous les jours, ces hommes haut placés donnent des ordres, ont de grandes décisions à prendre, de nombreux employés à gérer et sont très respectés. Pratiquer le masochisme, donc être soumis, c'est une façon pour eux de lâcher prise et de vivre complètement l'opposé de leur quotidien. Ils viennent ici pour être humiliés», explique-t-elle.


 

Le président de la Fédération internationale de l'automobile, Max Mosley, s'est payé cinq prostituées et a participé à un jeu de rôle dans lequel il a été traité en prisonnier d'un camp de concentration nazi. (Photo Reuters)  

Le président de la Fédération internationale de l'automobile, Max Mosley, s'est payé cinq prostituées et a participé à un jeu de rôle dans lequel il a été traité en prisonnier d'un camp de concentration nazi.
Photo Reuters

 
Des exemples d'humiliation au Club Montréal Fétiche? Recevoir des gifles, se faire insulter, se faire déshabiller et faire rire de soi ou encore jouer le rôle d'un chien à qui on fait porter un masque, qui doit japper et boire dans un bol.

«Très souvent, les épouses ont choisi leur mari justement parce qu'elles voient en eux quelqu'un de fort et de puissant. Il doit alors chercher ailleurs ce besoin de jouer le rôle inverse, de se sentir inférieur. Le sadomasochisme, c'est 80% psychologique et 20% physique», dit Mistress V.

Sexologue clinicien et expert en délinquance sexuelle, Mario Larivée-Côté constate lui aussi que les jeux sadomaso sont une façon pour les hommes de pouvoir gérer leur stress et la pression. «Ce rôle de soumission leur donne un certain équilibre avec leur vie quotidienne. Mais c'est utiliser la sexualité de façon malsaine», croit-il. Il rappelle que les hommes, contrairement aux femmes, utilisent leur sexualité pour gérer et évacuer leurs émotions négatives.

Pourquoi tant d'hommes au sommet de l'échelle sociale ont-ils besoin de payer pour assouvir leurs besoins sexuels? «Les hommes de pouvoir, tout comme les grandes vedettes, ont accès à toutes les femmes qu'ils veulent. Mais après avoir eu les plus belles filles, de toutes les nationalités, après avoir multiplié les orgies, il y a un besoin de pousser plus loin, d'essayer autre chose, d'avoir une sensation encore plus forte. Ce sont des gens qui peuvent se le permettre financièrement. Mais ça peut devenir dangereux. Par exemple, dans les jeux sadomaso, si au début ce n'est pas violent, ça peut déraper. Ça devient de la pure consommation de sexe. Il y a quand même des limites à la sexualité. Car tout devient banalisé», déplore-t-il.

Et le Québec?


 

L'ancien gouverneur de l'État de New York, Eliot Spitzer, et sa femme Silda Wall Spitzer, quelques jours avant l'annonce de sa démission à cause d'un scandale sexuel. (Photo AP)  

L'ancien gouverneur de l'État de New York, Eliot Spitzer, et sa femme Silda Wall Spitzer, quelques jours avant l'annonce de sa démission à cause d'un scandale sexuel.
Photo AP

 
Le Québec est-il à l'abri d'un scandale sexuel impliquant un politicien ou un homme public important? Il y a bien eu quelques cas, mais rien de l'ampleur d'un Eliot Spitzer ou d'un Max Mosley.

«Ici, on est beaucoup plus protecteur de la vie privée des politiciens, constate le directeur du Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal, Daniel Marc Weinstock. Pourvu que ce qu'ils font dans leur vie privée n'affecte pas leur jugement, leur capacité à remplir leur fonction et que ce ne soit pas illégal, on ne s'y intéresse pas. On en sait moins sur la vie privée de nos politiciens qu'aux États-Unis et c'est une bonne chose.»

M. Weinstock reconnaît que les politiciens québécois n'ont sans doute pas un comportement sexuel plus socialement acceptable qu'aux États-Unis, «mais on entend davantage parler de scandales sexuels là-bas, donc les journalistes accordent une importance à ce genre de comportement. Ici, il y a une espèce de règle dans les médias, qui fait qu'on n'en parlera pas».

La dominatrice Mistress V affirme, elle, que ses clients sont en grande majorité des hommes de pouvoir. Mais il est impossible de vérifier ses dires. «Des juges, des politiciens - mais pas de tous les partis politiques, précise-t-elle -, des PDG. Ce sont surtout des hommes de pouvoir, très connus et en qui la population a confiance, qui viennent ici et qui veulent être soumis. Ce n'est pas monsieur et madame Tout-le-Monde.»

Elle a évidemment refusé de nous donner des noms, la confidentialité étant la règle première dans son métier, précise-t-elle. «Mais quand je les vois dans le journal ou au bulletin d'information, ça me fait sourire», lance-t-elle. Elle précise qu'il n'y a pas d'échanges sexuels dans son club et que le sadomasochisme n'est pas un acte de violence.

«C'est fait dans le respect. On établit à l'avance les limites de chacun et on respecte ces limites.» Le prix d'une séance varie de 100 à 5000$. Selon Mistress V, 10% de la population pratique le sadomasochisme.

Pris en flagrant délit...


 

Un président et sa stagiaire. Un scandale et deux livres, dans une librairie de Tokyo. (Photo Reuters)  

Un président et sa stagiaire. Un scandale et deux livres, dans une librairie de Tokyo.
Photo Reuters

 

Avril 2008: chef du parti libéral-démocrate en Grande-Bretagne, Nick Clegg a révélé avoir couché avec «pas plus de 30 femmes», dans une entrevue pour le magazine GQ, et de n'être «ni génial ni mauvais» au lit selon ses anciennes conquêtes. Les médias se sont vite emparés de l'histoire.

Mars 2008: une vidéo montrant le patron de la Fédération internationale de l'automobile Max Mosley avec cinq prostituées londoniennes dans une séance sadomasochiste inspirée de rôles nazis, a fait le tour des médias.

Mars 2008: le maire de Detroit, Kwame Kilpatrick, a été inculpé pour avoir menti sous serment au sujet d'une liaison avec son ex-chef de cabinet en 2002 et 2003.

Mars 2008: le gouverneur démocrate de l'État de New York, Eliot Spitzer, a dû démissionner après s'être fait prendre avec la prostituée de luxe Ashley Alexandra Dupré. Il a reconnu avoir couché avec plusieurs prostituées.

Février 2008: le New York Times affirme que le candidat du Parti républicain John McCain a eu une liaison avec la lobbyiste Vicki Iseman, il y a huit ans.

2007: le sénateur républicain de l'Idaho, Larry Craig, démissionne. Il a été arrêté à l'aéroport de Minneapolis après avoir sollicité, dans les toilettes, une relation sexuelle auprès d'un policier en civil.

2006: le député républicain de Floride, Mark Foley, 52 ans, démissionne après avoir reconnu avoir fait des avances à des stagiaires mineurs travaillant au Congrès.

1998: les relations sexuelles du président américain Bill Clinton et Monica Lewinski, 22 ans, alors stagiaire à la Maison-Blanche, éclatent au grand jour. Bill Clinton a failli perdre la présidence en 1998.

1993: Louis Plamondon, député bloquiste, accusé d'avoir demandé les services d'une prostituée du centre-ville d'Ottawa, plaide coupable.

1990: Le juge Claude Léveillé, de la Cour du Québec, remet sa démission après plusieurs plaintes à son endroit, dont l'une pour conduite en état d'ébriété et l'autre pour s'être retrouvé sans excuse légitime dans un salon de massage. Une infraction pour laquelle il avait été reconnu coupable par la Cour du Québec.

1988: après avoir annoncé sa candidature à la présidence des États-Unis, des reporters du Miami Herald ont révélé la relation extraconjugale du sénateur du Colorado, Gary Hart, avec l'actrice Donna Rice (Miami Vice). Ces révélations ont mis un terme à sa carrière politique.

1983 : le député péquiste de Frontenac, Gilles Grégoire, est accusé - et condamné - pour agressions sexuelles sur des mineurs.

Fin des années 50: un député du gouvernement de John Diefenbaker, Pierre Sévigny, avait été vu avec une prostituée allemande. C'était en fait une espionne soviétique.

source Cyberpresse (Québec)

[carambolage]
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Scandale sexuel SM/nazi : le patron de la Fédération internationale de l'automobile revendique la même liberté que les homosexuels

Le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) Max Mosley, au centre d'un scandale sexuel sado-masochiste à connotation nazie, a défendu son droit à l'intimité en usant d'une comparaison avec l'homosexualité.
La semaine dernière, la justice a estimé que "le plaignant pouvait raisonnablement s'attendre au respect de l'intimité de ses relations sexuelles (aussi peu conventionnelles soient-elles) entre adultes consentants dans une propriété privée".
"Ceux qui me critiquent pensent que la position du missionnaire est la seule possible lors de rapports sexuels. Mais ce n'est pas le cas et ceux qui me jugent n'ont pas le droit de le faire", a assuré Max Mosley dans la presse itailienne.
"Il fut un temps où on critiquait les homosexuels et les travestis. En Angleterre, l'homosexualité était réprimé", a-t-il ajouté. "Même la Formule 1 a eu ses homosexuels. Aujourd'hui, chacun peut faire ce qui lui plait en privé car cela ne gêne personne", a dit le président de la FIA pour sa défense.

Mis en ligne le 31/07/08 par
E-llico.com : actualité gay

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